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Réaction électrique.
Presque toujours elles sont diminuées. Elles le sont dès le début, avant la cachexie complète des malades ayant conservé des masses musculaires suffisantes pour les soutenir et leur permettre de marcher.
Nous avons pu voir l'abolition complète aux courants faradiques (avec le maximum de l'appareil Chardin) chez un malade qui marchait encore quoiqu'il füt faible. C’est surtout aux membres inférieurs qu’on remarque cette diminution. L’excitabilité galvanique est également diminuée. Nous ne l’avons jamais trouvée complètement abolie.
En comparant les résultats de l’examen électrique et les constatations anatomiques, on peut conclure qu'avec les altérations légères de l’amyotrophie par macilence, qu'avec la dégénérescence de quelques fibres seulement, on peut trouver la double diminution qui vient d’être signalée, on peut conclure, disons-nous, que dans la majorité des cas elle implique une lésion plus profonde.
Jamais nous n’avons rencontré jusqu'ici la réaction de dégénérescence, mais il faut dire que nos recherches n'ont pu être suffisantes à ce sujet.
Déformations.
A cela se joignent des déformations. Les pieds peuvent être déviés sous l'influence de la rétraction des muscles. Dans l’observation IT (de la 2° série), le malade avait des deux côtés un pied bot varus équin, coïncidant avec une atrophie considérable des muscles de la jambe. Cette difformité rendait impossible la station debout. D’autres fois on note une légere flexion des jambes sur les cuisses, comme cela existait dans l'observation I (de la première série), où la malade, profondément cachec-
tique et très atrophiée des jambes, gardait du reste le lit depuis longtemps.
Troubles de la sensibilité et troubles trophiques coincidant avec les lésions musculaires
Les conditions nécessaires pour frapper les muscles et les nerfs pour produire l’amyotrophie, peuvent influencer pareillement la peau et les nerfs sensibles, d’où des troubles trophiques de la peau et des troubles de la sensibilité générale.
Parmi ces derniers, on voit quelquefois la diminution de la sensibilité, diminution soit générale, soit localisée à un membre spécialement affecté. Tel malade peut avoir perdu la sensibilité de la plante des pieds et croire qu’il marche sur de la laine. Tel autre présente une anesthésie ou plus souvent une analgésie des parois thoraciques, du cou et d’un membre, ou une sorte d’hémianesthésie rappelant celle de l’hystérie.
Comme trouble de la sensibilité, il faut encore signaler les douleurs si bien décrites chez les phtisiques par Beau, puis par Leudet, en Angleterre par Williams et répondant à l’arthralgie et à la mélalgie.
Nous avons pu rencontrer de semblables douleurs dans les dernières périodes du cancer de l'utérus.
D'un autre côté, nous avons vu, avec une fréquence qui éloigne l’idée d’une pure coïncidence, l’anesthésie du voile du palais ou du moins l'abolition du réflexe douloureux du pharynx.
La peau peut être sèche, écailleuse, squameuse, collée en squelette, et toujours plus ou moins amincie. Les ongles sont déformés.
Nous avons encore remarqué la chute de tous les poils des membres supérieurs et inférieurs. La peau y