‹ Des aneurysmes et de leur traitement [electronic resource]Chapitre 29 sur 243 · TUMEURS SOLIDES · texte numérisé non relu

TUMEURS SOLIDES

au-dessous de la tumeur : on sait quels seraient les effets de cette compression, s'il s'agissait d'un anévrysme. La tumeur hématode se comportera tout autrement, à moins qu'elle ne reçoive tous ses vaisseaux de la partie subjacente de l'artère, et ce cas ne s'est peut-être jamais présenté. En tenant compte de tous ces éléments de diagnostic, on évitera toujours de confondre la tumeur hématode avec un anévrysme. Pour rendre cette confusion excusable, il faudrait une accumulation de circonstances insolites qu'il n'est pas possible de prévoit*.

Je viens de passer en revue les tumeurs qui possèdent des battements propres, et qui, pouvant présenter un mouvement d'expansion, offrent avec l'anévrysrne des ressemblances réelles, j'arrive maintenant aux tumeurs qui, bien qu'inertes par ellesmêmes , sont soulevées par les pulsations d'une grosse artère subjacente.

Ces tumeurs sont toujours situées dans une région où on est habitué à rencontrer des anévrysmes; et la compression qu'elles exercent sur l'artère qui leur communique des battements , peut quelquefois donner lieu à un bruit de souffle. Tels sont les caractères communs. Voici maintenant les caractères distinctifs :

Les battemen ts communiqués diffèrent tout à fait des mouvements d'expansion de Fanévrysme. Lorsqu'on saisit la tumeur avec plusieurs doigts, on sent qu'à chaque pulsation elle est simplement soulevée et qu'elle ne subit aucune augmentation de volume. — Souvent il est possible en déplaçant la tumeur, soit qu'on la repousse latéralement , soit qu'on l'attire vers la peau, de faire cesser à la fois les rapports qu'elle affecte avec l'artère et les battements que celle-ci lui transmettait, Le bruit de souffle disparaît en même temps. — Les tumeurs dont il s'agit sont toujours irréductibles; la compression la plus forte n'y produit jamais la moindre diminution de volume; elles ne changent pas davantage lorsqu'on comprime l'artère au-dessus ou au-dessous d'elles.

Ces caractères semblent de nature à rendre toujours le diagnostic facile ; malheureusement certains anévrysmes , en partie solidiliés par des caillots iibrineux, peuvent devenir très-peu réductibles, très-peu pulsatiles, le bruit de souffle peut s'y affaiblir et même s'y éteindre tout à fait. Une dureté comme fibreuse peut

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