‹ Des Anévrismes Artério-veineux du Creux PoplitéChapitre 4 sur 19 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

- Les anévrismes artério-veineux constituent dans la pathologie chirurgicale un chapitre relativement récent. C’est, en effet, en 1766 seulement que SeNNERT (de Lyon) nota dans un anévrisme le frémissement et le souffle continu ; cinq années plus tard, en 1771, WizcraM HuNTER, avec une sagacité merveilleuse, puisqu’aucune autopsie ne vint lui donner la confirmation de son observation, donnait de cette lésion une description des plus détaillées. Apres lui, les travaux de Guartrant, de LACOMBE, de CLEYHORN complétaient son œuvre et les cas signalés se multiplièrent.

Malgré cela, certaines variétés ont été rarement observées ; l’anévrisme artério-veineux du creux poplité est resté une espèce rare et les auteurs n’en ont pas rapporté

A0 plus de vingt-cinq cas. Nous allons les passer successivement en revue par ordre chronologique.

Le premier en date est fourni par Larrey (Archives générales de méd., t. IX, p. 194, 1837). Cet anévrisme était dû à un coup d’épée dans le creux du jarret, il datait de vingt-six ans et peu à peu avait augmenté. Très volumineux pendant la station, il diminuait sans disparaître dans la position horizontale. LARREY pratiqua l’amputation. Le résultat ne nous est pas parvenu.

Hop&son rapporte le cas d’un dragon qui recut une balle de pistolet dans le jarret droit. (Treatise of arteries and veins diseases, vol. Il, p. 365, Londres, 1815.) Immédiatement, hémorragie abondante. Au bout de quelques jours, on extrait plusieurs morceaux de bourre, mais la balle était sortie du genou. Dix jours après la blessure, la lésion était constituée. Quand Hopason vit Le malade dix-huit mois après la blessure, la tumeur n’était pas plus grosse qu’un œuf. Il usa d’un bandage compressif. Le résultat resta inconnu.

Porrer (Cyclopedia of Anat. and Physiol., t. I, p. 142) signale le premier anévrisme artério-veineux poplité d’origine spontanée. La tumeur atteignait le volume d’une tête d’enfant et datait de quatorze ans. Comme précédemment, le bandage compressif fut employé. Le résultat est également inconnu.

STROMEYER (Handbuch des Chirurgie, 1894) fait pour la première fois la ligature fémorale et obtient ainsi la guérison,

Moxxerer (Soc. de Chirurgie, t. I, p. 68, 1851) suit son exemple avec le même bonheur.

Le cas de Cocx date de la même année (Med. Chirurg.

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