‹ Des anévrysmes et de leur traitementChapitre 21 sur 184 · MARCHE DES ANÉVHYSMES VARIQUEUX · texte numérisé non relu

MARCHE DES ANÉVHYSMES VARIQUEUX

çais a sans doute considéré le thrill et la récidive comme caractéristiques de l'anévrysnie arléi-io- veineux. Or, on a déjà vu que les anévrysmes artériels peuvent présenter le thrill ou frémissement vibratoire , et on verra plus loin qu'ils peuvent trèsbien récidiver après la ligature. D'après l'ensemble des détails que M. Nott nous a transmis , je n'hésite pas à accepter le diagnostic de ce chirurgien, c'est-à-dire à rejeter l'idée d'un anévrysme variqueux.

Je dois donc avouer que je ne connais aucun; exemple de guérison spontanée survenue dans un anévrysme variqueux datant de plus de quelques jours; et sans nier la possibilité d'une semblable guérison , je suis du moins autorisé à dire que les anévrysmes variqueux ont infiniment moins de tendance à guérir spontanément que les anévrysmes artériels; ils en diffèrent encore par un autre caractère.

On sait que les anévrysmes artériels finissent très-souvent par perdre leur mollesse, leur expansion , leurs battements , leur réductibilité, leur bruit de souffle, et que ces modifications symptomatologiques, si embarrassantes pour le diagnostic, sont dues aux dépôts fibrineux qui s'effectuent sur les parois du.sac. Or, ces dépôts ne se rencontrent presque jamais dans les anévrysmes variqueux Je reviendrai plus tard sur ce fait qui domine pour ainsi dire toute la thérapeutique des phlébartéries. Je ne l'indique ici que pour en faire ressortir l'importance au point de vue du diagnostic L'anévrysme variqueux, quelque ancien qu'on le suppose ne perd jamais les caractères qui permettent d'en reconnaître la présence ; quelques faits prouvent qu'il peut très-exceptionnellement devenir en partie irréductible ; mais il ne le devient jamais entièrement : il ne cesse jamais de battre, et le murmure continusaccadé, qui en est le signe le plus saillant, conserve jusqu'à la un toute son intensité et toute sa netteté.

Il résulte de ce qui précède que les anévrysmes artério-veineux abandonnés à eux-mêmes, sont beaucoup moins graves qu es anévrysmes artériels, mais qu'il doit être beaucoup plus d IficUe den obtenir l'oblitération. L'expérience a prouvé, en ' r «n^vrysmes variqueux sont bien plus rebelles que

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