‹ Des anévrysmes et de leur traitementChapitre 43 sur 184 · CONCLUSIONS PRATIQUES · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS PRATIQUES

donnés aire seules ressources de l'organisme sont de la plus haute importance; elles nous montrent pour ainsi dire du doigt le but que le chirurgien doit se proposer dans le traitement des anévrysmes : il doit se garder d'imiter les guérisons accidentelles; il doit au contraire avoir toujours en vue d'imiter, ou plutôt de faciliter la guérison naturelle. Toutes les méthodes qui ont pour résultat de provoquer l'inflammation de l'anévrysme, ou d'y faire précipiter des caillots passifs , sont par cela même inférieures , sous le point de vue de l'anatomie pathologique , à celles qui agissent simplement en favorisant le dépôt des caillots actifs.

Obtenir des caillots actifs : telle est la grande idée qui doit dominer la pensée du chirurgien dans le traitement des anévrysmes. Mais quelles sont les voies qui peuvent conduire à ce but ? L'esprit en découvre deux.

La coagulation fibrineuse , en effet, dépend de deux causes principales : une cause générale, la plasticité du sang, — et une cause locale, le ralentissement de la circulation. II en résulte deux indications.

De ces deux indications, la première est actuellement, et pour longtemps peut-être, au-dessus de la portée de nos moyens. Nous ne savons exercer aucune influence sur ces conditions de plasticité dont la nature nous est d'ailleurs inconnue.

Mais il dépend de nous de remplir la seconde indication. Nous connaissons les conditions mécaniques de la circulation, et nous avons prise sur elles. Dans l'état actuel de la science, nos efforts

' doivent donc se grouper autour de cette idée : ralentir le cours du

■ sang clans l'artère malade.

La meilleure méthode thérapeutique sera celle qui atteindra ce

ibut avec le plus de certitude et le plus d'innocuité.

Maintenant que nous avons une boussole pour nous diriger

' dans le choix des méthodes, nous pourrons étudier avec connais-

•sance de cause les nombreux moyens qui ont élé imaginés pour

r guérir les anévrysmes.

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