‹ Des Angiocholites et Cholécystites SuppuréesChapitre 29 sur 70 · NE · texte numérisé non relu

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Estomac. Duodénum. Jéjunum. Iléon. Gros intestin.

« L'on est tout d’abord frappé, dans la lecture de ce schéma, par le nombre élevé des microorganismes que contient l’estomac à une période avancée de sa digestion, alors que la soi-disant action microbicide du suc gastrique aurait dû s'exercer, et il est assez inattendu de constater que le chyme contient plus de microorganisme que les matières fécales ».

« Brusquement, au commencement de l'intestin grêle, le chiffre des microbes s’abaisse. De tous les segments du tube gastro-intestinal, le duodénum se montre le plus pauvre en germes.

De ce fait, l'explication réside sans doute, au moins en partie, dans la dilution du contenu duodénal, par les sucs abondants du foie, du pancréas et de l'intestin lui-même ».

« Du pylore jusqu’à la valvule de Bauhin, le nombre des micro- -organismes ne cesse ensuite de s'accroitre. Il est plus élevé dans le jéjunum que dans le duodénum, dans l’iléon que dans le jéju-

num. Parvenu à son summum, il se montre environ quatre fois

onu

égal au chiffre des bactéries que contiennent les matières fécales ».

« Puis brusquement, de nouveau, à partir du cœcum, les germes se font plus rares. Les colonies liquéfiantes, notamment, très nombreuses dans l’estomac, nombreuses encore dans l'intestin grêle, disparaissent presque entièrement. Le microbisme prend le type de celui des fèces. IL faut vraisemblablement chercher dans l’appauvrissement du contenu intestinal en substances nutritives la raison de cette raréfaction des bactéries dans la dernière portion du tube digestif. L’on conçoit que la concurrence vitale entre les germes en devienne plus active et que la disparition des espèces et des individualités chétives en soit la conséquence ». (Gilbert et Dominici).

Il résulte de nos recherches que le duodénum du chien normal soumis au régime mixte ordinaire renferme en moyenne 32.000 colonies non liquéfiantes et 1.100 colonies liquéfiantes, par milligramme de son contenu liquide.

Nous avons pu constater que le colibacille est représenté dans ces chiffres par un nombre d'individus de beaucoup supérieur à celui des autres espèces. Le rectum de ces animaux donne un chiffre légèrement inférieur à celui des colonies non liquéfiantes (29.000).

La comparaison de ces deux moyennes chez le chien permet de faire, par un rapprochement hypothétique mais soutenable, le calcul approximatif des microbes non liquéfiants habitant le duodénum physiologique de l’homme, en partant du chiffre obtenu dans les fèces de celui-ci.

Chez deux hommes adultes normaux soumis à une alimentation ordinaire, nos numérations ont donné une moyenne de 73.000 colonies (67.000-80.000). Il est donc permis de supposer que le duodénum normal de l’homme renferme un chiffre au moins égal à celui-là pour un milligramme de son contenu.

Tous nos résultats, ainsi que ceux des auteurs sus-mentionnés, mènent à une conclusion qui doit être définitive : les voies biliaires

sont en constant danger d'infection par les nombreuses bactéries Doxrxict 13

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du duodénum, dont l'hôte principal est le colibacille. Cette infection est réalisée presque constamment pour les dernières portions du cholédoque, ainsi que l’ont démontré M. le professeur Duclaux et M. Netter. Ce dernier auteur y a pu constater un bacille court (présentant les caractères du bacterium coli) et le staphylocoque doré.

Mais le tube digestif étant ouvert à toutes les infections extérieures, le duodénum peut contenir à des moments donnés les bactéries les plus diverses, pathogènes ou non, du tube intestinal lui-même ou de tout autre appareil, et toutes pouvant envahir les voies biliaires.

La bile peut-elle défendre, par ses propriétés biologiques, ses canaux d'excrétion contre cet envahissement ?

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