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Le bacille d'Eberth-Gafky a été décélé dans le pus biliaire au cours où à la suite de la fièvre typhoïde deux fois par MM. Gilbert et Girode, une par Dupré, une autre par Chiari. Sa présence latente dans les voies biliaires doit être de beaucoup plus fréquente. Ainsi Dupré l’a constaté une fois et M. Gilbert et moi une autre, sans qu'il ait produit une altération quelconque dans la bile ou dans des canaux excréteurs.
Après le bacille typhique, le colibacille est appelé à envahir l’arbre biliaire le plus fréquemment au cours de la dothiénentérie. (Dupré, Gilbert et Dominici).
Malvoz a trouvé dans la vésicule le streptocoque pyogène dans ces mêmes conditions.
D'autres points intéressants sur la présence du bacille typhique dans les voies biliaires ont été déjà traités au chapitre de l’étiologie. Ils seraient aussi bien placés dans celui-ci.
Il va sans dire que toute fièvre typhoïde n’est pas nécessairement accompagnée d'infection biliaire (cas négatif de Létienne).
Le pouvoir pyogène du bacille d’'Eberth est aujourd’hui bien établi. Les cas d’abcès typhiques et ceux de méningite, otite, parotidite, etc., suppurées où ce bacille a été uniquement constaté, deviennent de jour en jour plus nombreux.
J'ai déjà plusieurs fois cité les recherches bactériologiques de M. Girode chez 28 cholériques. Sur ces cas il constata quatorze fois l'invasion de l'appareil biliaire par le bacille virgule, dont huit moins de six heures après la mort.
Chez six sujets la virgule cholérique était le seul germe présent dans le milieu biliaire. Un de ceux-ci était atteint d’angiocholite non franchement suppurée.
Nicati et Rietsch avaient trouvé en 1885 le bacille-virgule deux fois sur trois dans la portion inférieure du cholédoque, et deux fois sur cinq dans la vésicule biliaire.
Dans deux de ses cas Lewine a constaté dans le cholécyste la présence du bacterium coli.
Le bacille cholérique n’est pas ordinairement un germe pyogène. q 8
La rareté des associations microbiennes est cependant notoire dans le choléra ainsi que ces derniers auteurs le font remarquer. Ce microbe était le seul responsable de la suppuration commençante dans le cas d’angiocholite de M. Girode. Il était aussi unique dans le pus des abcès angiocholitiques que nous avons, M. Gilbert et moi, produits expérimentalement chez le lapin.
Dans les cas de suppuration biliaire survenant chez des pneumoniques le colibacille doit être souvent l'agent pyogène. Il a été constaté une fois dans ces conditions dans un cas de cholécystite suppurée par MM. Gilbert et Girode (Voyez Observations).
Ces mêmes auteurs ont rencontré le pneumocoque associé au staphylocoque blanc dans une angiocholite trunculaire suppurée, et Klemperer le même diplocoque pneumonique associé au streptocoque dans une angiocholite intra-hépatique.
M. Netter a trouvé le pneumocoque dans un abcès du foie chez un enfant. Aucun autre renseignement n’est fourni sur ce cas.
Il a été dit que MM. Gilbert et Girode ont trouvé le colibacille dans la bile d’un pneumonique, sans altération de l’appareil biliaire. Létienne l’a trouvé de même accompagnant le pneumocoque et le staphylocoque doré ; ainsi qu’il a constaté, dans les mêmes conditions, uniquement les staphylocoques blanc et orangé.
MM. Hanot et Létienne ont trouvé l'arbre biliaire habité chez
des tuberculeux par les staphylocoques et le colibacille diversement associés.