‹ Des Angiocholites et Cholécystites SuppuréesChapitre 34 sur 70 · A. — CONSTATATIONS MICROBIENNES · texte numérisé non relu

A. — CONSTATATIONS MICROBIENNES

Si à ces conditions si exceptionnellement propices l’on ajoute l'extrême virulence des micro-organismes producteurs de l’infection générale et leur grande mobilité, il y a lieu de supposer que l'invasion microbienne est la règle dans des affections à prédominance intestinale telles que la fièvre typhoïde et le choléra. Il se réalise alors, en effet, comme les examens bactériologiques le démontrent, une infection d’une double origine au cours des maladies microbiennes. Les voies biliaires sont envahies par lemicrobe de la maladie même, ou une infection biliaire s’y ajoute par un autre micro-organisme étranger à la maladie générale.

Le premier cas se réalise ordinairement pour la fièvre typhoïde et le choléra, dont les agents, extrêmement mobiles et virulents, sont les types des germes migrateurs. Le second, possible au cours de ces affections, est la règle pour les maladies générales aiguës à microbes immobiles, comme la pneumonie et la tuberculose.

Dans ce dernier cas d'infection secondaire surajoutée, les agents des angiocholites et cholécystites sont les mêmes que dans la première catégorie de faits (angiocholite et cholécystite par obstruction), c’est-à-dire, les hôtes normaux du duodénum. Les mêmes conditions qui faisaient primer alors le bacterium coli commune lui restent encore favorables : son abondance et sa mobilité.

Le colibacille est en effet, le micro-organisme le plus souvent rencontré dans les affections à microbes immobiles (pneumonie et tuberculose).

Le micro-organisme, quel qu'il soit, qui atteint les éléments anatomiques de l'appareil biliaire les trouve dans les conditions les plus propices pour en faire leur proie. Les modifications intimes produites dans la nutrition cellulaire par la maladie générale, a en effet abonné richement le terrain.

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