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Action de l'anhydride sulfurique sur le gax oléfiant.
Le gaz oléfiant se combine avec l'acide sulfurique anhydre, en pro-
duisant l'acide éthionique anhydre (sulfate de carbyle.) CH" s'0° |
Pour obtenir ce composé on fait arriver le gaz oléfiant et les vapeurs d'acide sulfurique anhydre dans un tube en U : les cristaux d’acide éthionique se produisent en mème temps que la température s'élève considérablement.
Le même corps peut s’obtenir avec l'alcool. Pour cela on place un petit tube contenant de l’alcoo] absoln, dans un vase renfermant de l’acide sulfurique anhydre..et l'on voit, au bout d’un certain temps, se former dans le tube des cristaux d'acide éthionique anhydre.
Les cristaux d’acide éthionique anhydre fondent à 80° et tombent à l'air en déliquescence. Au contact de l’eau, ils en fixent deux équivalents et se transforment en acide éthionique hydraté. Par l’ébulition dans l’eau ils donnent de l’acide iséthionique.
(Gerhardt t. IF, p. 232.)
Action de l'anhydride sulfurique sur l'oxyde d'éthyle.
Le sulfate d’éthyle ou éther sulfurique C#H!°S°0° se produit par la combinaison directe de l’éther ordinaire (oxyde d’éthyle) avec l'acide sulfurique anhydre.
Pour le préparer, on entoure d’un mélange de glace et de sel marin un ballon contenant de l’éther pur et l’on y fait arriver les vapeurs de Panhydride sulfurique.
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Le liquide finit ainsi par devenir sirupeux ; on l’agite alors avec son volume d’éther et 4 fois son volume d’eau. Après que le mélange s’est séparé en deux couches, on enlève la couche supérieure qui contient le sulfate d’éthyle, et on l’agite avec un lait de chaux afin de je débarrasser de l'acide sulfureux et de le décolorer ; puis on le lave avec de l’eau, on filtre, et on le chauffe dans une cornue pour chasser l’éther o:dinaire ; enfin on dessèche dans le vide.
Le sulfale d’éthyle est un liquide oléagineux d’une saveur âcre, brûlante et d’une odeur de menthe poivrée. Sa densitéest 1,20. On ne peut le distiller sans altération qu’avec de grandes précautions ; car il noircit déjà à 180° en dégageant de l’acide sulfureux, de l’alcool, puis äu gaz oléfiant. Le chlore est absorbé à froid, mais ne le décompose pas. L’acide nitrique fumant le dissout, l’eau l’en précipite de nouveau. Si l'on ajoute au mélange de la potasse, jusqu’à ce qu’il soit presque neutre, il se produit à chaud de l’éther nitreux.
Le sulfate d’éthyle absorbe le gaz ammoniac sec en s’échauffant, sans dégager ni alcool m eau, et il se forme des dérivés ammoniacaux.
(Gerhardt, t. Il, p. 291.)
Action de l’anhydride sulfurique sur l'acide acétique.
Si l’on met en présence de l’acide sulfurique anhydre et de l’acide acétique, il se forme un nouvel acide : l'acide sulfacétique, dont la formule est :
Pour préparer l'acide sulfacétique, on ajoute par petites portions à la fois À partie d'acide sulfurique anhydre à 4 ou 5 parties d'acide acétique pur, et, après chaque addition, on refroidit avec précaution le mélange.
Quaud 1l est bien homogène, on le porte lentement à une température de 6u à 75°, et on l'y maintient pendant plusieurs jours. 11 acquiert toujours une teinte brunâtre, mais sans dégagement apparent de gaz. Ensuite, on verse le produit dans une grande masse d’eau froide, et on salure à feu nu par du carbonate de baryte ou de plomb. On sépare à l’aide du filtre le sulfate et l’excès de carbonate; la liqueur filtrée laisse déposer des cristaux de sulfacétate de baryle ou de plomb.
On exirait l'acide sulfacétique du sel de plomb en décomposant sa solution par l'hydrogène sulfuré. La liqueur évaporée dans le vide sec donne un sirop qui se prend souvent en aiguilles ou en fibres soyeuses. Ces cristaux sont fort déliquescents, fondent à environ 62° et se prennent de nouveau en une masse radiée par le refroidissement. Chauffé à 160°, l'acide sulfacétique dégage l'odeur «aractéristique du caramel ou de l'acide tartrique brûlé ; à 200°, il se décompose complétement. Sa solution étendue ne se décompose pas par l’ébullition ; sa saveur est franchement acide. Il ne précipite pas le nitrate d’argent, le bichlorure de mercure, l’acétate neutre de plomb, les sels de fer et de chaux. Quand il est très-concentré, il ne précipile pas non plus immédiatement la solution de chlorure de baryum ; mais, au bout de quelque temps, la liqueur dépose de pelites aiguilles groupées en étoiles qui disparaissent par l'addition de l’eau. L’acide sirupeux renferme quatre équivalents d’eau ; celui qu’on obtient cristallisé en prismes transparents n’en renferme que trois.
(Gerhardt, 1. I, p. 752.)
Action de l’anhgdride sulfurique sur l'acide succinique.
Lorsqu'on fait passer des vapeurs d’acide sulfurique anhydre sur de l'acide succinique renfermé dans un ballon, en refroidissant convenable-
ment, ces vapeurs s’absorbent en dégageant beaucoup de chaleur ; il se produit alors une masse transparente et visqueuse qu’on chauffe pendant quelques heures à 40 ou 50° avant d’y ajouter de l’eau. On sature ensuite la solution par du carbonate de plomb ; on traite le nouveau sel de plomb soluble par l'hydrogène sulfuré, et l’on évapore dans le vide Île liquide filtré. I se dépose alors des cristaux mamelonnés qui présentent la composition suivante :
CS HS? Ou + 2aq.
L’acide sulfo-succinique est fort soluble dans l’eau, l'alcool et l’éther ; sa saveur est fort acide ; il se décompose promptement par la chaleur en laissant beaucoup de charbon. Il sature parfaitement les oxydes mêtalliques et attaque même les acétates.
Les cristaux attirent l'humidité de l'air. Leur solution aqueuse se décompose en partie par l'évaporation au bain-marie.
L’acide sulfo-succinique est un acide tribasique.
(Gerhardt t. IT, p. 470.)
Action de l'anhydride suljurique sur l'acide benxoïque,
D’après Mitscherlich l'acide sulfurique anhydre et l’acide benzoïque se
combinent pour former l'acide sulfo-benzoïque qui a pour formule : C“H° 0!, Se O5
On le prépare en faisant arriver des vapeurs d’acide sulfurique anhydre dans un petit ballon contenant de l'acide benzoïque desséché.
L’acide sulfo-benzoïque ainsi obtenu renferme toujours une certaine quantité d’acide benzoïque qu’on sépare en traitant le mélange par l’eau froide et en filtrant la liqueur. La solution est alors saturée par du carbonate de baryte, soumise à l’évaporation et additionnée d’acide chlorhydrique. Elle dépose par le refroidissement des cristaux brillants de
PET NES sulfo-benzoate acide de baryte. Ce sel décomposé par une portion con venable d'acide sulfurique donne de l’acide sulfo-benzoique pur.
Cet acide est cristallisable, déliquescent et d’une saveur astringente. Il donne naissance par substitutions à un grand nombre de dérivés.
L’acide sulfo-benzoique donne des sels, dont la formule générale est :