‹ Des Anhydrides SulfuriquesChapitre 6 sur 15 · J. DUVERNAY · texte numérisé non relu

J. DUVERNAY

Auteurs consultés : (Dict. Wurtz, t. 1; Gerhardt, t. IV).

L’acide sulfurique anhydre était connu longtemps avant que l’on sût précisément quelle était sa nature.

Fourcroy le donnait pour une combinaison d’acide sulfurique et d’acide Sulfureux, Il prétendait l’avoir obtenu par la combinaison directe des deux acides ; mais Bucholz en voulant répéter l’expérience reconnut qu’elle était fausse.

Plus tard Vogel de Bairenthe , démontra que la portion fumante de l’acide de Saxe, unie à l’eau donne de l'acide sulfurique ordinaire, et que lorsqu'on la combine avec les bases on obtient les mêmes sels qu’avec l’acide ordinaire.

Ces expériences faisaient déjà connaître la nature de l'acide fumant; cependant Vogel se laissa entraîner par les idées de Winterl, et attribua

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la différence qui existe entre l'acide fumant et l’acide ordinaire, à quelque chose que Winterl appelait un plus haut degré de spiritualisation de l'acide fumant.

Quelques années après Dœbereiner fit voir que l'acide fumant donne avec les bases, la même quantité de sels qu’il devait fournir d’après le calcul, en le considérant comme anhydre.

La question en était là lorsqu’en 1823 M. Bussy, dans un traväil qui lui valut le prix de la Société de pharmacie de Paris, élucida la question en indiquant les moyens d'isoler l’acide anhydre et en donnant ses propriétés. Depuis lors l’action de l'acide sulfurique anhydre snr les diffé rents corps a été éludiée par un grand nombre d’expérimentateurs que nous citerons en parlant des combinaisons.

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