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trouver le vestige du trou de Botal? supposition très contestable. L ouverture de ia veine coronaire présente une embouchure dépourvue de valvule, et quatre fois plus grande qu'à l'ordinaire ; les valvules cardiaques , aortiques et pulmonaires sont à 1 état naturel.
Les malformations que je viens de signaler se résument en ces termes : insertion dans Toreillette droite des veines pulmonaires droites; large communication entre les oreillettes; hypertrophie cardiaque.
A Tectopie des vaisseaux reportant au cœur le sang du poumon droit, se joint une autre anomalie marquée par la persistance, après la vie fœtale, d'une disposition, s'opposant à la délimitation des deux côtés du cœur et les plaçant dans une dépendance immédiate. I .a simple exposition du fait n'inspire-t-elle pas le désir de rechercher comment, avec une modification aussi profonde de Fappareil circulatoire , la vie s est pro longée quarante-trois ans et Teùt été au-delà sans Fintervention d'une maladie étrangère? Des voies insolites ouvertes dans une grande étendue favoiisaient le mélange du sang qui, d'une manière absolue, n'était ni artériel, ni veineux, mais participait de la nature des deux. Versé dans l'oreillette droite par les veines caves, le liquide s'y combinait avec celui des veines pulmonaii*es droites : ainsi le sang veineux n'était plus, suivant l'expression d'un illustre physiologiste moderne, une puissance chimique ayapi perdu son action : confondu avec un sang oxigéné, il se revivifiait en partie. Plus abondante qu'elle n'a coutume de l'être dans l'oreillette droite, l'ondée sanguine trou-
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vait un moyen de dérivation dans cette grande ouverture envahissant la cloison inter-auriculaire. Le reflux d'une petite portion de liquide devait aussi s'opérer par Timmensc entbouchure de la veine coronaire privée de valvule. En tenant compte de Thypertrophie générale du cœur, on nest pas moins surpris de l'augmentation de capacité de la verne coronaire hors de toute proportion avec celles de ses artères satellites. Quant à loreillette droite , avec lamplitude exagérée de sa cavité coïncidait l'épaisseur de ses parois, si l'on en excepte toutefois le point d'insertion des veines pulmonaires, où la minceur était sensible, surtout comparativement au reste de l'oreillette. Le ventricule droit pouvait servir de type comme hypertrophie excentrique, mode d'altération qui s'expliqu< ici par la quantité, comme par la qualité stimulante du san^ qui y abordait et les efforts nécessaires pour le pousser dans Tarière pulmonaire. C'est à un bien moindre degré que l'oreillette et le ventricule gauches partageaient l'hypertrophie des cavités opposées.
On le voity l'artère pulmonaire projetait aux organes respiratoires un sang déjà oxidé, alors que l'aorte lançait dans tout le système artériel un sang qui, loin d'être pur, se combinait avec du sang veineux. ÎS'est-on pas d'abord étonné de l'absence d'un phénomène morbide qui, d'après quelques auteurs , paraît comme la conséquence inévitable des vices de conformation, permettant au sang noir et rouge de se mélanger? Je veux parler de la cyanose, ou coloration bleue , qui n'a que la valeur d'un symptôme. Pour tout esprit dégagé d'idée théorique préconçue, lessence de la cyanop«ithie n'est pas dans le mélange des
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deux espèces de sang, et, sans rejeter tout-à-fi*it cette cause, il faut avouer qu'on la trop généralisée. Coin-. t>ien de fois n ai-je pas vu et démontré des communications anormales, surtout à travers la cloison des oreillettes, entraînant, et sans apparence de suffusion bleue des téguments , la mixtion la plus intime de^ deux sangs l Dans les vices de conformation si nombreux et si variés, dont le cœur semble destiné à nous donner l'exemple, qu*il soit , comme on Ta vu , à une seule oreillette et à un ventricule unique ; triloculaire, ou à deux oreillettes et un ventricule pendant la courte et (réle existence des sujets, la cyanodermie a souvent manqué. Un individu, âgé de vingt-quatre ans, observé par le docteur Wirch, et qui n avait qu'un ventricule et deux oreillettes, se trouvait dans cettpcatégorie. Inutile de dire que sa vie ne fut qu'un état continuel de maladie et de souffrance. La cyanose se manifeste quand la masse du liquide sanguin à oxigéner n est plus en rapport avec les besoins de l'économie, quand Toxidation ires) pas suffisante, ou qu'elle est retardée. C'est surtout dans la coarctation,rangustJe de Tartère pulmonaire qu elle apparai|; et devient alors un symptôme significatif. Il est encore d'autres causes que je n'ai point à examiner, comme la communication de l'aorte et de l'artère pulmonaire, la stase du sang dans les capillaires veinepx, peut-être aussi un état spécial, pathologique de ce fluide.
Il y a longtemps qpe Ion a cru trouver quelque rapport entre la circ^lation pulmonaire de l'adulte et la circulation placentale du fœtus : pour le premier c'est le sang , n\odi^é par les actes qu(ritifs, qui vient s'artérialiser au poumon ; comme pour le foetus, c'est
ECTPPÎï: des yE|ÎJlE8 PUl-M0ri4l|lF.$ PKOITPS. |0
celui qui a servi aux fpépes usages qui $^ rend ^u placenta. M. T^proijf fajf qussi observer que ch^z JP sujet qui nous ocpi^pe , la pircul^fion 5 accpiuplissfiij à Tiiist^r de cf^llp du fetqs parvenu au dernier ternaf de son dévelppppnaepj, pnalogie peqt être pins ingénieuse qu e^L^ctp. assimiler jci ^u point de ypc phyr siologique Ip ppnnipn droit au placenta, leç veiq^K ptilif^pnaire^ ^ 1^ veine pnibijicale , c est 4*abord admettre comme réel ce qui nVst que supposé. Si oq nt pent douter que d^ns les poumons s'efFeclu^ )a cpfit version du sapg vejneu^ç on artériel, est-on aqssi ^vc^ncé dans l'appréciation du p)acepta considéré comme orgç^pe d'hématose, bien qu'on ne puisse nier qu une softe d'^jfibp ration s'opère dans le plf|cen^,el que par sa qpuleur le sang de la veiqe ombilicale diffère de celui parvenu an placenta par les artères nté*rines?
Je ne me perdrai | f)S en conjectures dqns |f) r^r cherche des causes qpj ont pp déterminer Tectopie des veines pplmonaires. Les globules sanguins ou eur copr^nt, qui sont , dit Burdach , du sang dans 'espace et qui précèdent les parois vasculaires , ontils été déviést dans leur trajet et anormalement déetés à droite? En organogénie, sans jamais perdre de vue la puissance plastique, formatrice, il faut encore s^ rappeler que, dans certaines abnprmités congénitales du cceur el des gros vaisseaux, il importe aussi de tenir compte de Tinfluence toute mécanique de ses propres contractions et même du tiraillement que lui font éprouver les vaisseauxqut y abop tissent; c'est ainsi que l'artère pulmonaire se forme parleprolongement du canal artériel , ou mieux par sou im-