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nelles , lu colique gauche moyenne ne naissait point de la mésentérique inférieure y mais de la supérieure, par un tronc loqg de 67 millimètres, émettant à sa partie supérieure une branche divisée en deux rameaux, Tun ascendant, Fautre descendant. Vicq d'Azyr a signalé Tabsence de cette large anastomose entre la mésentérique inférieure et la colique moyenne; de petites artères établissaient la communication. Haller mentionne une artère vaginale, sHnsérant sur rhémorrhoïdale supérieure. '
Artères capsulaires. — Il faut avoir injecté et étudié, chez le fœtus , les artères qui se rendent aux capsules surrénales, pour se faire une juste idée de la richesse vasculaire de ces organes , de ces espèces de diverticulum; la position des vaisseaux conduit à les diviser en supérieurs, moyens et inférieurs. Les premiers, souvent doubles ou triples, viennent des sous-diaphragmatiques , tantôt du tronc , tantôt des branches ; les moyennes ou capsulaires proprement dites sont fournies par Faorte, rarement par le tronc cœliaque ou les spermatiques. Sur trois exemples de-ce genre , deux fois, à ma connaissance , la capsulaire moyenne gauche émanait de la spermatique de ce côté. Les capsulaires inférieures naissent des rénales : sur un enfant de deux ans, j'ai trouvé une capsulaire inférieure gauche , sortant de la première lombaire. Il est une circonstance qui a dû me frapper dans le déplacement des reins et principalement dans celui que Ton peut désigner sous le nom de pelvien y où la capsule surrénale, malgré Fectopie du rein qu'elle surmonte naturellement , ne le suit pas dans le bassin , mais occupe sa pince accoutumée ; alors en raison de
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la distance qui répare Ifi rein de ^ o^^iile , celle-ci Qç reçoit plus de hrauches^ de la rénale. Dans une telle anomalie , que pQur mou con^ple j a\ couatatée deux fqis, I4 capsulaire moyeime devient ici ViujFérîeure, et son calibre se n^Qntre plus considérable qu'à 1 ordil^^ire. malgré U luigpitictu du reip , \a^ capsule n'en cp^serve pas moip^ ^ç^ yolqm^ çt sas counexioQS avec les parfifis euyiroivAan^e^L
Artères rénales. — l^es reM|s offrent dan^ le&artères qui s'y rendent des variétés depuis lopgtefups sigualées. Nous devons à l!4ayer que observation d'absence complète d^ rapparçiluripaipe ; leufaqt était iport ué, ipais à terfue et sans le moindre vestige dç vaisseaux rénaux. Wqlfstpegel» ci^é par ie professeur de Bouu« a publié une semblable histoire , et daqs le^ deux les capsules surrénales e^^^aîent avec un grand développement.
Le rein est-i| unique, il eu est de m^me de lW(ère plus volumineuse, ^lors que lorgane sécréteur dq Turine doit supplée^, daps sesfonctions» celuiqi^i n^auq ue ( I ). Dans la cqalçsceiucç ou fusion d^s reiqs eu uo seul (voir pi. IX, $g. 2), la masse par^ncbym^teuse placée en travers $^ur le reçois ^t de foru^e d'un croissant , à concf^vité supérieure, recouvre, par sa parti e moyenne et postérieure, 1 aorte abdominale et la veine cave inférieure : il arrive assez ordinairemwt alors q ue, multiples de chaque côté , les artèi^es rénales naissent
(i) Il est évident, d'après les recherches du docteur Rayer, auteur d'un traité estimé sur les maladies des reins ^ qu'à toutes les époques de la vie le volume du rein gauche a sur son congénère une prépondérance réelle , et cependant la dififërence entre les deux artères u est g|ièce appréciable.
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(le Vaorte, à di^tai^ce çl sousi u^ aogle variable- Uoa voit , 4an« le m\\^ de VÉ(x4^, mo bel 9?^aipW à^ Vf^noi^^U^ «p c^ttMA, çQi\%8rvée par re:isi€catiaa e| ri^j^ioH. Le »uJQl , ^é 4? treate:deux aas ^ p'sivait , peadani l^ coups, d^ s^^ijn, exUte«)çe , rien épi^uvë du côté des voies uriuaires. A la mort, survenue pa^. WP^ apopt^ie ÏQiidroyaate , gm coasiato i^^ réunion des reins , située ^\ disposées comme je viei^ de Vindiquer ; les deu^ ujcatèrçs, p^ u éloignés, yenaiev^t $t'ipséper là où \^ dei|]| reins étaient confondus , ce$^s(-:dir«f s^r ^ur ^tr4inilé inSérieure : le nombre des artères s'élevait à cinq, deux à droite çt trois À gayiche. Les. yais* seaux pair^ émergeaient d^ f^orte , \ç^ uns vis-à-vis, les iiutres; Timpair 4» divisait en i^u\ branches , dont \a^ ]llu% considérable, destinée pour le rein gauche; la droite pour celui de son côté* Autant de veines satellites ^'ouvraient dans b veine cave inférieure , recouvrant les artères., la rénale supérieure droite exceptée.
Dans les cirçon^^nçes d'un troisième rein, et qu'on se garde ici de confondre la scission , l'isolement des lobules rénaux , avec l^ m\dtipli cation des organes, les artères, suivant \a position çlv^ rem supplémentaire , sont fournies par Taorte ou une d§s iliaques primitives.
L'unité rénale, par suite de la soudure de ces organes , d'abord doubles , n'établit pas la senle circonstançedeplpralité des artères, que Ton trouve souvent sap$ altération et même sansl^ypertrophie des reips. Je pense, avec Meckel, que la mqltiplicité des artères doit être considérée gomme conséquence de la réduction des branches en troncs distincts , émanant immédiatement de Vaorte ; et n'est-on pas d'ailleurs préparé
à cette clis|)osition par ]a variété, de peu d'împor* tance ii est vrai , dans laquelle la rénale , simple à son origine, se partage prématurément en branches , ce qui se présente fréquemment dun seul côté, tandis que de lautre on remarque une division en plusieurs troncs ?
La dualité artérielle, bornée à un rein, constitue la catégorie la plus commune. Les rénales sont-elles triples , quadruples et même au-delà ? On sait que lorsque l'anomalie artérielle dépasse la dualité , elle a coutume de se répéter pour chaque rein. Au milieu de beaucoup de faits semblables , dont j ai tenu note, je n'en mentionnerai qu un , ayant sous les yeux le dessin qui le retrace fidèlement. Les deux reins sont égaux en volume; au droit aboutissent trois artères données isolément par Taorte ; la supérieure gagne Textrémité la plus élevée du rein ; la moyenne pénètre par la scissure, et la dernière se rend à l'extrémité inférieure. Pour le rein gauche, même nombre de bronches : seulement, plus volumineuses et des deux côtés, les rénales supérieures donnent naissance aux diaphragmatiques inférieures, qui émettent, ellesmêmes, de grosses branches pour les capsules surrénales.
Je ne saiS) je Tavoue, assigner à une moitié du corps plutôt qu'à l'autre la fréquence plus mar* quée concernant les artères rénales multiples. Bornée à un seul rein , cette variété deviendrait-elle favorable si, osant pratiquer la ligature de l'aorte, on arrivait à poser fortuitement le fil entre les vaisseaux surnuméraires?
Les rénales sont loin d'être constantes, quant à leur origine aortique, qui peut avoir lieu par un tronc
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commun, inséré à la partie antérieure du vaisseau. Je possède une observation de ce genre. Dans Fectopie d'un rein placé, par exemple, dans la cavité pelvienne, Tartère , suivant la position que Torgane occupe , provient tantôt de Taorte avant sa bifurcation, ou de niiaque primitive, de Tiliaque externe, voire même de Thypogastrique. Il existe, dans le musée anatomique de notre Faculté, une pièce d'une belle conservation, recueillie sur un homme âgé, mort pbthisique. Le rein gauche , plus petit que Tautre, est placé dans la partie supérieure gauche du bassin, et reçoit une artère volumineuse, de Torigine de Tiliaque primitive gauche ; une veine rénale, antérieure à Fartère, s'ouvre dans la veine iliaque primitive. Ici la ligature de l'iliaque externe, faite souvent avec succès, et peut-être parce qu^elle ne fournit de branches qu'à sa terminaison , offrirait une difficulté en raison de l'origine accidentelle de la rénale. La liga« ture placée au voisinage de celle-ci empêcherait la formation d'un caillot sanguin.
Quant au mode de distribution des artères dans le rein, je ferai connaître une disposition qui m'a paru assez curieuse pour figurer dans noire atlas (planche [X, figure i). Sur le rein droit d'un homme jeune et vigoureux, qui succomba à une pleuro-pneumonie aiguë, la princi pale division de l'artère, après avoir traversé l'épaisseur de l'organe, en émergeait par la partie moyenne de sa face externe , pour se diviser en deux branches ascendantes et considérables: l'une antérieure, c'était la capsulaire inférieure y l'autre s'auastomosant avec la deuxième lombaire droite ( i ).
(i) Condait à pratiquer la néphrotomie , quand un abcès s'est
Je tèrtïimerâî ^Ar rtadic&tfbn "d une ahonrâlte teoftgéWteié ^n Heitt , lâp^élâht ! attehtion , hbti Seulemeîii 1^ f¥teta|gAttôïi éittêtae tle i'àrtèi^ et dé là veine, lïWiiè encore eôibme pbtiVattt iridaîrë .fen erreur de dragnoftti^ et feiisam prettdfe pour pathologicpie ce qui pebt amener c^aelque^ symptôitoes ftcheiiic. le veilît parier de I& mobilité du reîn , pak^titùlièi^é^nent du droit, dont le docteur Rayer sigïialé plusîettirà observations (i). Le péritoine enveloppe le rein , hors la scissure, et Itti fortes une sbite dé inésentèfe.
Artères spenhattqnes, — Dep^iis l()ngtempd Vei va* riations d'origine des artères sperinatiqnes ont été signalées par les auteurs ^ et HaH'er s'exprimie aïtisi : «( Ad spermaticarnni àrteriarum oiigirieni vtlriahilem
développé dans l'organe sécréteur de l*urinb, et qu'une réunion de symptôme^ t'end indispensable une ouverture ar^Bdetle, t'itistVtiment jpôurrïnt ici attein^lre le vlaîsseau et entraîner uHie héM^i4ia^ inqui)é|ante ; taéanmoiils , quaûd une vaste collection purulente a son siège dans le rein, il acquiert en volume ce qu*il perd en épaisseur , et rhémorrhagie est moins à craindre qu'on ne serait porté à le supposer. Une seule iPois j'ai été dans là néc/essîté ^^ohvrir le rein gaWche V^tez tth vieillard 'déci>epit^, etTéint de MlalMtte 'chronique de l'appareil urinaire. La région lombaire tendue et proénii* nente, on avait d'abord cru qu'il s'agissait d'un abcès extra-rénal; sans partager cette opinion, je fus, aVec tous les consultants, de Tavis d*nne opération, 'qui Vne partit même tardivement enWepri%e; 3é (irtit^qnai nne incision de qudqn\e ^voifondeM*, p^enitiFt pour guide le bord externe du fais^au commua au sacro-lombâire et loug dorsal; une matière purulente , jaunâtre, d'odeur infecte, mais nullement urin'euse, sortit en abondance. Le malade succomba onze jours après : te rein, métamor]|!>hosé en une immense poche ou kyste, ]^o4Vait contenir an litHe de 1i(^ide; il ^le ^i^entaSt plus t*appàrence parenchymateuse. Les vaisseaux^fiett nombreuiE, étaient pour ainsi dire capillaires ; Tartère , la veine rénale ainsi que l'uretère, étaient en partie oblitérés.
(i) TVitité fies matadtes des reins^ Parilft, 1^40, t. in, p. 783.
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p hîc tiilicè observât iônes tàen^ pi'o^as léx frigifttà » cadav'eHbus adferamv ut icôhBtii^^ni , quod ad fioer- » iiàaviuth sicri)3si 6ssie ïiempé vaHabiliétii.^ SIliËié ijrài^'sent de Taorté abdoiâinàié , en âVâtit oVl sut* !té^ côtéè, tettlre les rénales et la mésentçrique infiérieùre; il esl rare 'qu^B^^es provi^wient d'un tronc toteniùti, *ôtt qu dles ^e détachent au même niveau. Léë extrêmes, tenant à la hauteur du lieu d'émergence , pieu vent étré comprises enti'é la capsiilaire taôyerine et l aorte, audessous de la ttiésentérîVJu^ inférieure. L^s Sperhiatiques Sont aussi fourïii'és par les rétiale*5 , tine lombaire ihoyéttUe, Tiliaqùe priteitîve, ITiypdgastKK^Ue , et eufito Vé'pigaslrique. On a dû rattacher cette dernière tàVégôrié à Une simple Bugrt^'ehtétîori de là branche que lartèré enVoie att côUrlon tiestiViU!aik*é; mais une pièce démontrée par notre habile confrère, M. Amnssat ^ Ue laisse aucun doute sur Torigine dé la sperkuatique, du troAc de Vépigastrique,et ici daUs la herniotomie,le vàVsseau ne peut-il être lé^? L'e^ pré* ceptes donnés ^'ôut* éviter la blessurede l epîgastriqii^, dtos l'àj^ératitin de!a hei*nie , conviennent égaïe'menk en cette circoàstancte. Deux spekinàtiques s'obs^-Venl ■dut! selîd côté(, Vnêfibe des deux, et alors IWigiVie dé chacune est différente. I^é résurtié de treize exemples de naissàUde ariormaleMe la spermatique m'en bUft-è huit intéressant la gauche.
Le corps d'utt enfant de onze ans , )ncïàH de carié vertébrale, A prësetité dtes aberrations infinies du systètne vàscttlaii^, et enttié autres Tabsence déè deux spermatiques. Le cadavre ayant été heureusement injecté , il devenait inte'ressant de reconnaître la source cfoù lés tesH'cules récevàiéUt le sang , et vôtci cfe qUé
j ai constaté : lartère vésico-prostatique, remarquable par l'exagération de son volume , ne venait point d'une vésicale inférieure, mais de l'iliaque interne. Loin de se consumer dans les vésicules séminales ou la vessie, la vésico' prostatique gagnait le sommet de Farcade pubienne , changeant de direction , et de chaque côté elle longeait le corps caverneux, disposition insolite sur laquelle je reviendrai à l'occasion des vaisseaux du périnée et de quelques inductions pratiques aflFérentes à la cystotomie sous-pubienne. Les spermatiques étaient remplacées, à droite comme à gauche, par cinq ou six rameaux grêles, dont deux ascendants se dirigeaient sur la portion extra-abdominale du cordon; les inférieurs pénétraient dans le testicule par ses faces antérieure et postérieure. Des veines , en nombre excédant l'es artères , les accompagnaient.
Dans cette singulière anomalie, reproduite des deux côtés avec une admirable symétrie, de petites artères suppléaient les spermatiques. Si^ conformément à une méthode que l'on a prétendu substituer à la castration , on eût cherché lartère spermatique audessous de Tanneau, on n'eût découvert que des vaisseaux capillaires dont le diamètre augmentait , il est vrai , à mesure qu'ils devenaient inférieurs. Eût-on préféré lablation du testicule , il fallait multiplier les ligatures, et, l'organe enlevé, l'hémorrhagie persistait en raison de Torigine insolite des spermatiques ; mais il eût été facile de remédier à cet accident.
Malgré le long trajet parcouru par l'artère avant d'arriver à l'organe séminal, elle varie peu; néanmoins le professeur Gruveilhier a vu la droite située derrière la veine cave, tandis qu'elle occupe presque
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toujour3 sa partie antérieure. Une sorte de fixité daiis ses connexions , le nombre des branches émises par les sperniatiques , tel est le caractère opposé à son insertion si peu constante. Je fais surtout allusion à la portion du vaisseau qui a franchi le canal inguinal; car, dans labdomen, eHe fournit assez irrégulièrement au duodénum, au mésocolon trans verse ^ et d'une manière plus habituelle au tissu celluIo*adi« peux de la région lombaire, à des ganglions lymphatiques^ aux uretères.
La régularité artérielle se remarque pour le cordon, ses dépendances et le testicule. Je dois rappeler qu'une artère appartenant en propre au canal déférent s'anastomose avec la spermatique , et qu'une au* tre artère destiuée au muscle crémaster émane de Tépigastrique ( i ). En songeant à ces anastomoses , qui ne comprend qu'il y a peu à espérer de la seule liga«ture de l'artère spermatique , proposée par Walther , et notre respectable confrère le docteur Maunoir, de Genève, comme devant remplacer la castration? On sait d'ailleurs que dans quelques dégénérescences du testicule , des vaisseaux se développent, de nouvelles anastomoses s'établissent. Quelquefois aussi les honteuses externes ne s'arrêtent pas à la tunique vaginale, mais vont jusqu'au testicule.
J'ai disséqué cet organe, atteint de véritable fongus bëmatodes ; la vascularité morbide ne se bornait point à la glande, elle s'étendait aux artères du cordon , dont les membranes interne et moyenne étaient altérées. Les branches de l'artère spermatique sont
(i) Laurence a publie le cas, peut-être unique, d'une héroorrhagie mortelle par suite d'une ouverture de l'artère crémast^rique.
parfois accidentellement lésées, dans certaines ope* rations où on ne devait pas supposer leur présence; et quoiqu'il ne s'agisse pas d aberration congénitale, je raconterai ce dont j ai été témoin. Un homme de soixante ans portait à droite une hydrocèle ancienne pour laquelle j'avais, dans Tintervalle de plus dun an , pratiqué deux (bis la potictien , lorsque , quelques instants après une troisièmt9 opération de ce genre, du sang s'écoula dans la tunique vaginale et prit la place du liquide évacué : deux heures après lopération , le scrotum était tuméfié et de couleur bleuâtre; je reconnus une hématocèle^ et j'incisai aussitôt pour donner is!lue au sang épanché* Déjà Thémorrhagie était af^ i*étée, la guérison fut prompte, Thydrocèle reparut; tnoiS) dons la crainte d'un atx;ident de même naHire, le sujet ne voulut plus se soumettre à une nouvelle ponction* J'avoue que le souvenir d'une observation rapportée par Scarpa et empruntée à Gasparoli , chi* Turgien à Pallenica, m'inspira sur-1e*champ de vives inquiétudes; je crus, et n ai point changé d'opinion, que chez mon malade IVIFuaion sanguine étdh ia oonséquence de l'ouverture d'une des branches de lâ spermatique , aindi que d^hs le feU retracé par l'ilius*» tr« ft^rofessQur de Pavi« : ici il ftillat lier lartère sperluatique et aussitôt après enlever le tcsticula qui était sain , mats privé du sang nécessaire pour sa nutrition. Toutes oes eiroôii^taDcea, je lesavaid péniblement pré* sentes à l'esprit; elles me rassuraient d'autant moins que Tindividu était très méticuleux. Pour être rarei, oes cas n en sont pat moins à méditer; on ne les ren* contre que dans d anciennes hydrocèles, avec distensiou de la tuoiqiie vaginale et éparpiilement des par-
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ties constituatit le cordon tesliculaire ; c^est pour pré* venir Thémorrhagie que Soarpa conseille de plonger le trois-quarts à une assez grande distance du fond de la tumeur , c*est*à-dire un peu au-dessous de la partie moyenne.
Ce que Ton a signalé, quant aux branches de h spermatique , se reproduit dans quelques hernies in* guinales datant de loin. Les éléments du cordon s'é« cartent , se dissocient, et les vaisseaux, au lieu d oc-cuper la partie postérieure de la tumeur, sont situés sur ses côtés et même en avant ; de telle sorte que , dans Topération de la hernie inguinale, Tartère spermatique n'est point hors de Tatteinte de l'instrument
Il m'a été donné d'étudier sur un adulte monorche, mort subitement , la connexité du cordon avec le tes*^ ticule, occupant obliquement la région inférieure du canal inguinal gauche. I^e testicule avait un volume d'un quart moindre que Son congénère descendu dans le scrotum. Repliée sur elle-même, pelotonnée, mais intriquée avec les veines , Tarcère spermatique m*a paru avoir son calibre accoutumé; quant à sa longueur, ainsi que celle de la totalité du cordon, elle était la même qu'à droite, et je m'en suis assuré en les comparant. La brièveté du cordon ne pouvait donc pas être invoquée comme cause de la rétention du testicule au-dessus de lanneau.
Je ne possède que peu de recherches sur les artères utéro-ovariques , ces analogues des spermatiquesches l'homme : aussi , les comparant aux résultats assex nombreux intéressant ces dernières, serait-il préma^ turé de conclure à la fréquence pins grande d'anoma*lies dans Tan ou Fautre sexe. Je me bornerai à l'expo-
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sttion des faits concernant les vaisseaux de Tovaire devenu hydix>pique. Quand on songea la ténuité de la branche ovarique dans l'état sain , et qu'on apprécie l'énorme dimension à laquelle elle parvient , lors de quelques affections de Tovaire, on croit à peine à l'identité des vaisseaux. Pour donner une idée du développement qu'ils sont susceptibles d'acquérir, je place ici un tableau de mensuration exacte.
Les mesures ont été prises sur un ovaire gauche contenant 3o litres d'un liquide albumineux.
ÉpaltMur Lumière DiMirtre totti.
dn parois. du ▼■Isteau.
Artère rampant k la surface externe des parois de Tovaire. o"',ooo,7 o™90oa,6 o'*,oo4
Veine satellite o ,ooo,4 o ,oo4)3 o ,oo5
Veine isolée, située à la surface
interne du kyste o 9000,7 o, ,007,6 o ,009
Les artères sont rectilignes ; j ai suivi un tronc pré. sentant six divisions successives et dichotomiques. Les artères sont disposées sans symétrie : ici on les trouve multiples, tandis qu'à peu da distance elles manquent, et là surtout où les parois du kyste sont plus minces. On cherche vainement des anastomoses entre l'ovaire malade et Tutérus; il semble que la chaîne vasculaire établie naturellement soit rompue. Par suite d'adhérences accidentelles, résultant d'une péritonite, l'ovaire peut être recouvert par des vaisseaux qui ne lui appartiennent pas. Dans^un mémoire sur l'extirpation vie cet organe , Lizars rapporte qu'après l'incision des parois abdominales et du péritoine, le toucher fit sentir, sur la surface morbide , des vaisseaux d'une telle grosseur, qu'on aurait pu les prendre pour de