‹ Des anomalies artérielles, considérées dans leurs rapports avec la pathologie et les opérationsChapitre 22 sur 44 · DU TRONC DE ^'^OBT^ ABDOMINALE. SB · texte numérisé non relu

DU TRONC DE ^'^OBT^ ABDOMINALE. SB

c^^^^it ejiç^c^m.ept $ur le mïlhy^ <iu corps de$ vertèbres. Oq voit Taorie assez souvent plus ou moins inclinée , pins /w n:iojp[)$ recouv^^te par les piliers du 4i9phrag|nç^, Quielques y^vi^tés légères qu^ l'on snppo^^fait, a^ premier abor4, qpparfepir à l^orte abdQWP^Ie» sont surtout d^e^ aux parties avec lesquelles le vaisseau confronte. Ainsi la convexité exagérée du raisbiSy dans sa région antérieure, rapprochant laortc des parois abdominales, r/?nd ses pulsations plu9 facâlemen^ appréciables au toucher, quelquefois même à la vue , qbe;: des individus maigres , au poin( d'en imposer pour un anévrisme. L'erreur sera plus aisémep^ ^QfPmise micpre si, par exemple, pbez les jeunes «crofuleuj^ affectés d'^ogprg^ment des ganglions mé* fi^n|tériq^j99, av^c légère compression de Taorte , on ^xplpriç ^abdomen au-dessus de l'endroit où ellie is^iste.

B. Qu^in r^^pme ^msj |^s recbierches faites à Ipccasipn d^ l'aprtis abdQmmal^> et sur 196 sujets. Elles se r^pQf^t^^t à la hauteur variable de sa bifurcation ep iliaques cpippiunes. ^Sur 6 cadavres, elle s opérait ap niveau de la fr-oisi^m/? vertèbre lombaire; sur i3,ap piveau du disque inter-vertébral plaoé entre la troisième et la quatrième; sur 126^ vis-à-vis )a quatrième vertèbrievsur 3o, vis-à-vis 1^ fibro-cartilage de la quatrième et jcinquième vertèbre ; sur 22, au niveau de }a cinquîèip^- M. Quaip a étendu son investigatiop ^px rapports de position de la bifurfcaiiion aortiqp/e et ^ la créfe des os iliaques. Chez 38 sujets, la division s*opyérait ou-dessous de la crête, chez 36 au niveau d'elle^ iîbez 63 au-dessus , chez 6 à im demi-pouce de moins (mesure anglaise) ; sur 1 1 , à i pouce et au-des-

sous; sur 4t ^ î liemi-pouce de moins; sur i à 7, pouces et demi.

Le résultat de ces recherches démontre, d'une part, que c'est vers la quatrième vertèbre lombaire, de Tautre, entre i demi- pouce au-dessous de la crête iliaque, que correspond ordinairement la bifurcation de laorte abdominale.

De Tétude des anomalies de Taorte, considérée dans tout son trajet, ne peut-on conclure que celles-ci s'observent moins fréquemment dans la portion abdominale que dans la thoracique, et spécialement vers la crosse?

S'il est assez généralement facile de distinguer les vices de conformation congénitauxde l'aorte ventrale, deceuxqui dépendent d'un état morbide, il n'en est pas toujours ainsi, et cette proposition me conduit à jeter un coup d'œil rapide sur les oblitérations et rétrécissements de ce vaissçau. VcMci un exemple d'aogustie, dont j'ai été témoin, sur l'étiologie duquel j'ai même été appelé à prononcer, et je ne dus le fiiii*e qu'avec une certaine réserve. Il y a quelques années qu'un médecin de Cette me fit l'émettre le cœur et l'aorte d'un enfant mâle, âgé de dix ans. La note suivante était jointe à la pièce : le sujet est né de parents sains, mais sa vie a toujours été languissante. Il se plaignait de difficulté de respirer, parfois d'étouffements. Les membres thoraciques, bien développés, contrastaient avec les abdominaux, grêles et presque atrophiés. Néanmoins l'enfiint pouvait marcher, mais bientôt il se fatiguait. Le dœiira présenté une hypertrophie excentrique du ventricule gauche. L'aorte, à son origine, offrait son cahbreor- (^înaire; la portion thoracique succédant à la crosse.

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se rétrécissait insensibleuient, et cest surtout dans Vabjonicn, au-dessous du tronc cœliaque, vis à-vis les rénales, qiie Tangustie de la {jrande artère devenait considérable. L'aorte vue de sa portion pectorale à la partie supérieure de Tabdouiinale, représentait un cône à sommet inférieur. Du point d'émergence des rénales à- la divison de Taorte en iliaques prirailives, on parvenait à peine à introduire dans l'intérieur de l'aorte un^ plume de corbeau. Les iliaques et les brancbesqui en proviennent, partageaient Tétroitesse insolite de tout \e système artériel sous-diaphragmatique. Les parois de 4'aorte étaient saines, sans la moindre trace d'altération; seulement les vaisseaux avaient une blancheur extrême, résultant de Tétat anémique général. Tous les organes étaient dans une intégrité parfaite, mais presque exsangues. Pour suppléer, ou obvier en quelque sorte au rétrécissement aortique, on cherchait en vain des voies circulatoires collalérales, ou une augmeniaiion de cap'nrité dans les vaisseaux artériels. If n'existait ici qu'une angustiiî (le Taorle, saine d'ailleurs. Ce qui avait pu en imposer et faire croire à la présence de lanévrisme désigné par G. Breschet sous le nom de fusiforme ( i ), c'est l'aspect général de l'aorte, depuis sa naissance jusqu'au lieu où le rétrécissement était le plirs marqué. Je n'ai donc reconnu dans ce cas qu'une augustie congénitale de i'aorle, consécutive à un arrêt de développement. Si l'on voit là le simple énoncé d'une opinion plutôt

(i) Mémoire sur les aDcviisrne» (Mémoire de r./catlêmic royate de médecine. Paris, i833, t. ilf, p;<{}. i i5.)

qi^'iine explication plaiisible, peut-on dire avec Lobsteio (i), que ]a cause die (dîn^inution dans le diar iiiètre du yaisseaif dépend vraisemblat^lement 4'une pODtrpction continue des Qbres circulaires de lartère, $Qit per^nj^nente , soit fréquemment répétée. Tout en admettant y coipni.e avérées , les lésions dynamiques ou pervei^seç du çy^tèipe .a|rtériel, je ne saurais^ je ) ^VQU^, y r/ittaqjier, 3» ppint dp yjje étiologique, le f^it préç,édent.

Quaot aqx exemples f) oj^litérption oopfiplète, de I artère abdominale ^ '}U sop|t r^^res. || ^^t pn vr^ modèje de description e^ /ce g/enre et qui p^^ dû au dpcteur 6<^r):)i(a). iSsLorpe^ au-(}essouç dje§ rénales, se trouvait ^ntièriem/efft obturée p^r uij coagulpfP sanguin.Lesujet /étfiit pn/B feipme de ? i ans.. L'fqf^permé^bilité du vaisseau bien avérée^ deux voies e^iç^ajent, dit Tauteur, pppr 1^ tr^f^smissipu du SQUg^ dans Iq bassin et aux qaem))re$ ipFérieiars, lune dans le$ parpis abdominales, par leç anastomoses des ma^npiaire$^ intercoslales infjérieurjes, diapbragmatiques» lonib^irea, avec les épig9çtrique3 , circonflexes ijiaques, .^ous-cutanées abdoroiyjale§; upp autre yoie, be^^cpl^p plus larçe, qu'avec ]V(.3arti) j'appellerai yiscér^lc; é^it établie^ au moycQ des anastomoses nmltipjiées de lartère cœliaque, de p|s)le3 plus )).Q|Dbfeuse$ encore des ^ii,é§eritér[qujes , ^urtQut de ripfiéfjeure, ^\ec les branche^ prpfppdes de ri^yppgastrrqne. J/s p'ai jamais , ç)^ns mes recher-

(1) Anatomie pathologique, I. II, p. 535.

(2) Archives géfiérales ffç médecine. ^?risj i835^ 7* sçr^^, u VllI. pag. 26.

DU TRONC DE VibtiTÉ ABDOMINALE. 24^^**

ches cadàvëf iqueéf, tbukonitèâ'bhliiéfdiidti tiiiàsi èotii* plète; mais j'ai pu constater des létrécissemerïtà dé laorte ventrale, se manifestant à divers degrés, et faire les remarques doivamtt. Ou la cause du rétrécissement est étrangère aux parois artérielles, ou elle réside eu elles. Dans la première catégorie, se placent ces tumeurs plus ou moins volumineuses et dénature diverse, lentement développées dans les ganglions lymphatiques du le tissu cellulaire post-péritonéal. J*ai vu sviv le cadavre d*une femme de quarante-six ans Tartère au-dessous de 1 origine des artères rénales, enfouie dans une énorme masse cancéreuse. La capacité delaôrte n'excédait guère lo millimètres, tandis que, dans cetle région, elle en offre ordinairement 34, mais ici les vaisseaux chargés de ]a circulation collatérale avaient acquis une amplitude considérable, et si, au lieu dé les examiner en place, je les avais étudiés isolés, loin des troncs dont ils proviennent, je n'aurais pu les reconnaître ^ tant leur calibre était augmenté. Chez la femme sujet de cette observation, Taôrte, au-dessus du rétré(;issement, se renflait de manière à simuler une dilatation anévris-

maie.

Quanta la deuxième catégorie, c'est aux tuniques artérielles elles-mêmes, ou au tissu cellulaire les unissant, qu'il convient de rapporter la pathogéuie du rétrécissement. Ici se placent assez natiirellement ces

divers modes d'incrustations calcaires où ossiformes,

suite habituelle de l'âge avancé , incrustations ne houchant jamais la lumière du vaisseau au point dé le rendre imperméable au sang, car il pai*ait en être au-

trement pour les ossifications se manifestant avant la vieillesse.

Anomalies dn tronc rœliaque.

Le tronc cœliaqiie peut naître de Taorte, en communauté d'origine avec la mésentérique supérieure, variété que je n^ai rencontrée qu une Fois et qui ne s'est point offerte a Haller. Il s'exprime ainsi dans une note annexée à la partie de son Iconographie représentant la mésentérique supérieure : Unicà est perpétua et dlversa a cœlînca, Gaienus eq'uidem dub hanter iia scripiity ut possit videri commwiem truncum esse, Rtolanus velerem errorem ita renovavit ^ ut splenicam quidem ex aorta , cœliacœ loco prodeuntem describeret, ramos omnes reliquoset cœliacœ et mesenteriœ superioris uno trunco adscriberet.

Sur un cadavre, destiné âmes leçons danatomie, le prosecteur préparait Taorte abdominale, quand il s'aperçut (|uc la même ouverture du diaphragme livrait passage à Taortu et à l'œsophage. L'artère cœliaque manquait ^ pi. VIII ) en totalité, tandis que les trois branches qu'elle a coutume de fournir émergeaient de l'aorte , dans l'ordt^e suivant : d'abord la splénique, puis l'hépatique , et plus bas la coronaire stomachique. L'hépatique se distingue par la petitesse de son calibre, qui surpasse celui delà coronaire stomachique. La première se partage eu trois branches, l'une pour le lobe droit du foie, l'autre se consumant

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dans le gauche ; quant à la dernière, la cystique, d*une capacité presque égale aux deux autres réunies, elle s'épanouit en un riche réseau, recouvrant la face inférieure de la vésicule biliaire. Ici Thépatique ne donne pas la gastro-épiploïque droite, mais s'anastomose au pourtour du pylore avec la terminaison de la coronaire stomachique. La splénique est remarquable par une extension insolite. Placée, tôt après sa naissance, entre le pilier gauche du diaphragme et le cardia, elle gagne la région spléni(|ue de l'estomac, envoyant à la rate des rameaux grêles et peu nombreux. La splénique, après avoir longé la grande courbure du ventricule, arrive au pylore pour s'inosculer avec la coronaire stomachique, suppléant largement la gastro-épiploïque droite, par les branches qu'elle distribue à Festomac et à Tépiploon gastro colique.

L'examen de la splénique dans sa direction, comme dans le mode de distribution , semble faire penser que c'e$t un tronc commun aux artères gastro-épiploïques qui émane de Taorte et donne la splénique. Les anomalies que je viens de retracer, quoique dépour vues de toute importance en application pratique, sont peut-être de quelque intérêt, envisagées dans leur rareté même, car c est vainement que j ai recherché dans les auteurs un fait semblable ( i).

L'origine de la cœliaque , sous un angle droit audessous du lieu où Taorte traverse le diaphragme, mérite au point de vue anatomo-pathologique de fixer lattention. C'est ainsi que les anévrismes de

(i) Quand j'écrivais ces lignes je ne connaissais pas l'ouvrage de CJuain, On voit, dans la cinquantième planche de son atlas , un autre exemple d'absence complète du tronc cœliaque.

i&2 ' AfIOMÂLTÏ»

cette aHère, développés dauS su portion ^ous-diaphragtnatiqùe et envahissant stki^tout la paroi antérieure du vatsl»éàîi, s^étendent A !a nùtesàhce de là cœlifâqù'é, disposition Iqui, sans trop dé fondement, a accV'édîté Topinion de fréquence des anévrisn^es àe fe cioelîaqniè, opinion répétée sâhs preuves et bomme par i^he sorte d'habltodié traditionnelle, contre laquellie s*él'cve le professeut» Bérard ( i). Il k^ppelle qtife Morg^gni place là cause des anévrism'es de là cœliaque dans robstaclê que doit éprouver le cours du sang, en parcourant les flexuosités de là splénîque; et cependant il n'est )pvi% une des observations rapportées par lui (jiîi établisse en réalité ranévriônie dit vaisseau. J ai pt'ofité dé Vr/ccasirtn qui ma jiermis , à de loiigs intervalles, d'étndiei^ trois âttévrismes dé Târtère cœliaciue et d'apprécVéi* combien les lésiot^s matériefl'eâ diftè^-ent suivant Tépoque plus où ihoins aVân'cée de là haaiadi'e» Le preniier exeriij^le fut obs'èï"vé sur ub homme de peine , 'dans la force de Tâge , qhi su*ccottibà â une pleurô-\)neuhibnie aiguë. Une tumeur àA'évrîsrtale, du Voliittie 'd'un rieuf de pigeon, occùjpaii la l^àrtie là plus su'j^yétîeur'e de la paroi ahVérieure du vaisseau, Vroiuprenant la coeliat^Ute tirés dilatée, lîiiai's sans aùcû'iie àlték'atiôii de la itl^tiique interne , tandiè que celle tapissant Taôrte, était jaunâtre, épaissie, felidilléte de distance en distance, iViais adhérente à la lUoyfenne. Cette pièce tiouô feôhfimif; dans la pensée ■d^we souvent fe dilatatibh artéiîfelte, qui constitue Vànévrismé vrai, sUjfet de si loiigue^ 'coht^'overses ,

(i) Art. X^OELiAQtJE 'd'à Dictionnaire ou R^pertoîre général ifes sciences médicales^ t, VHI, p. i65.

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peut f>iik;édei* la diéchir\irë d^ m^tbbt^Heé it^terim et luoyennê'.QiJeiimtiuic deux nuitées îtwAiVidttfe, Hfe âViaieïit dépassé st)4xAttle ^m; les àWéV^isW^ -, d'adciéhtié dâte^ s accorapagnàiient , feh térlàitis endroits, de l'usure, voire tiaéme d^îa destrûctibn d^ dté\ tuniques ittteHiés, et de fx^blité^tit^h de !^ ^iaqtré à sôh point d'émergence de l'aorte; des ihtiSstes HbHfaétises épaisses, stratifiées-, rétnpJissaieht l'îAtâi^W tteà tumeuH.Ghe^ att des ihxU vidas, là mé^tsûVVlntpa^ suite detei^upttiré éé Tàttlévrisme dâtts lateavitéttbxltetttînale ( i ).

j(i) Une erreur de diag^nostic facile à commleiltre eii piatiqile né rattache à la violence des pulsations artérielles qui, chez quetques hypochondriaques , ou chez des personnes maigres et nerveuses, se manifeste dans la région épîgastrique, où elles en imposent pour «ti imévl^sme du troAC cdeHaque. Ortaîheè It^j meurs rélro-péHtdnéales, repoussant l'aorte vers les parois àbdonûualea, rekidelit parfois ses battements sensibles, même à la vue; la main , appliquée sur te ventre, est soulevée par une sorte de force impulsive. J*ai tout Irécemiiient été appelé en consultation pour un homme ite cîilkqnànte-qùatrfe ^s , de très htiute stahirë, dMVi PiÀbôHp^ûrint rttêdiocre,et teuriheaté) depuis qtcinze jours seulement^ paruiYte »éihetle symptômes dont le siège primitif était dans l'abdomen. On^onvak les considérer comme indiquant une lésion dynamique du système (i;ang^1ionnaire'où <!l<e véritables névroses âig^'uës des plexus qui en provienVient. Le médecin traitant avait ^arfàiteYnent appitéc^é Yè rî3frà*c*tèVe du mal; mais dans rexploralSon de rabdometi il avafk ^ ^éWè froppé des mouvements tumultueux de l'aoïie ventrrale ei de toutes les artères qu'elle fournit, y compris les iliaques primitives. L'œil distinguait racilèmeut les pulsations de Tarbre artériel int'ra-abilomi- 11 a! en iSocfcranisiAe aveccefte^ d* pouls. Les ronstrftam^ observèrent avec raison que si les battements avaient été limités au tronc cœliaque, \a durée> l'absence de toute intermittence^ devenaient des motifs suffisants |>our justifier la possil>ilité d'un aoévrismë. Dans le cas que je cite et dans beaucoup d*atitrrs analogues , fc trouèle circulatoire West-il pas le résultat de la réaction merVcuse Énr Iw

2hk • ■ ANOMAUES

Au fail précité d'absence complète de la cœUac|Ue j opposerai une observation de Morgagni qui , sur le corps d'un maçon, mort subitement après une chute, a découvert trois artères cœliaques, dont une petite, deux assez grosses, et toutes trois rapprochées Tune de Tautre. J avoue qu'ici le laconisme de Fauteur laisse ce (ait fort incomplet.

Le nombre de vaisseaux sortant de la cœliaque est pour l'ordinaire de trois, quelquefois de quatre, même de cinq, suivant que les diaphragmatiques inférieures viennent chacune isolément, ou par un tronc commun de la cœliaque. L'insertion de ces artères sur celle-ci arrive assez souvent pour que quelques anatomistes, loin de la regarder comme une variété , n'y voient que la règle. Je pense avec Theille que, puisque dans la majorité des cas, c'est de la racine de la cœliaque qu'elles naissent, il est facile de comprendre que leur origine remonte jusqu'à Taorte elle-même, et c'est ce qui se présente un assez grand nombre de fois pour qu'on décrive, ce qui n'en est pas moins inexact, les sous-diaphragmatiques comme branches immédiates de 1 aorte.

Tai constaté une anomalie qui n'avait pas échappé aux laborieuses recherches de Lauth le père : elle consiste en quatre branches dues à la cœliaque; la supplémentaire est une artère considérable que ]e nommerai duodénale^ et qui existe indépendamment des rameaux duodéno-pancréatiques. Quand il s'agit

vaisseaux sanguins? Les branches de Taorte ventrale sont accompa* Innées de plexus nerveux qui les enlacent pour ainsi dire; et qui ne sait que la cœliaque est embrassée par un réseau nerveux tellement abondant qu'il faut l'intéresser pour découvrir l'artère?

DU TRONC DE l'aORTE ABDOMINALE. 245

de la simple dualité de la cœliaque pour son mode de division y la coronaire stomachique , la splénique et plus rarement Thépatique manquent tour à tour. Celle-ci peut ne naître qu'en partie de la cœliaque^ les autres branches étant fournies , soit par la coro* naire stomachique , la mésentérique supérieure, Taorte, tout autant de cas dont j'ai été témoin.

Loin d'être un tronc unique, Thépatique est représentée par des branches plus ou moins nombreuses ne se rendant qu'au foie , mais qui émergent d'autres artères que l'hépatique même , et en semblable occurrence, peut-on établir la multiplicité des artères hépatiques? Je le crois d'autant moins que l'on rencontre constamment, quoiqu'à l'état rudimentaîre , l'hépatique fournie par la cœliaque ; la seule différence consiste en ce qu'ici la variété est due à l'inversion de quelques branches provenant pour l'ordinaire de l'hépatique. Voici une disposition qui résume en quelque sorte les cas ayant plus ou moins d'affinité avec elle , sinon tout-à-fait semblables : j'ai démontré le fait dans mes leçons, et il me fut présenté par le docteur Bourely, prosecteur de la Faculté de médecine. Trois vaisseaux, de volume à peu près égal , se rendaient au foie ; le premier naissait de la coronaire stomachique, quand elle va gagner la petite courbure de l'estomac , et aboutissait dans le lobe gauche du foie. La deuxième branche , ou la véritable hépatique, tirait son origine de la cœliaque et se consumait dans le grand lobe de l'organe. La troisième (c'était une division de la mésen térique supérieure) remontait devant le pancréas, derrière la seconde courbure du duodénum , pour se

[eter k gauchfi àf^ns^ ^ fciie, ^près avoir «avayé dea Vôi^eawj^ à W yésicuiç Mmr««

4^ n'offl^Uri^^ pas qne ^if^^èi^e anmifilift d« la ?B)R\(m§ » ^eQço^tr^ sui^ ^^e fe«A<iie de nw^yw âge, lïUJtf tç ^'ent4r^^ çbfo^iqHe , «vpç CQmplÂGfrtÎQl^ AWile q^i) ^ ph^ieurs ç§|vvi^^9 nécessita W fwrooemèse. L artère ^Uj^it d'un \oluiQe à, peu prè$ double (W 1 or* ^aaire^ ^uas qv^ 1;^ rate eut éprouvé de cbaugement d9,MS ^Qn ç?libi^e , ou d'fdlératie^ dws son tissu. Les Y^is^çaui^ courts semblaient hypertrophiés; ccfienr ^ni {^vUpe> p^r^apt e^ Ippgueu^ ce quelle avait £|çqii^ W capacité et, mwès la distributiou d^s hrançbçç <|ai pçnètrent 1^ sçi^^ure splépique , se terminait d*(\ug maaière abrtJipte pa^ une gs^stvo-épiplpïqi^ gauche, gc^e e\ brève, modis que Is^ droite, devenue SMfipi^qfteijtf^e , s étendait ^u^ à/Ë\^ ti^r^ du hord

iaférif ur d^ V^^^^W4Ç et s'^uil^to(^os$(it av^ç )«| pre? mtèrft(i).

A Tinstar de la plupart des artères destinées pour les viscères abdominaux, la mésentérique supérieure offre des variétés de plus d'un cenre. Je me bornerai à en indiquer les principales, bien qu'elles restent

(i) Sur deux hommes â({és j'ai observé des anévrisipes de Tarière splénique, et mes notes m'apprennent qu'ils coexistaient avec une obésité extrême des sujets. Un anévrisme de la même artère a été içenlionné à l'occ^^ion de l' ouverture et de rembaonemeat du cor^ 4^ Louis XV^I.

DU TBONC DE LAGHTE ABDOMINALE. 2&7

sans intérêt au poiat de vue ^e 1^ praticgie çh^ÇurB*" cale. On a vu la mésentérique naître par deux ^anches de V^ûiçtç; j 41 déjà signalé la cop^mun^uté 4 ori • giuç de la çœl^aque et djc la raé$entéçiquç supérieure ; raren^ent celle-ci i^ait éloignée de la cœli^que ; cffanendant sur le co^ps d'un nègre , de trente-huit an$ , mort phthisique,j ai trouvé un iplervalle deaa inilliin^res entre les ^eux vaisseaux, et j'ai noté que le torse de ce sujet avait u^e longueur vraiment extraprdiuaire. Le tronc nté^e^térique supérieur est, de$ divisions dç larbre ar^ériçi, un de ceux dont le calibre acquiert le plus d'amplitude par l'effet de l'âge.

Au nombre des branches émanant de la mésentérique, pu a CQOQipté rhép£|tique elle-même : il est plus commun de voif des branches de la mésentérique se rendre au foie que de voir le tronc entier venir de la mésentériqu^. Les rameaui^ intestinaux , ceux émer^ géant de la cojnvexité de l'arcade mésentérique , ou mieux se distribuant à l'intestin grêle, sont-ils, comme le répètent qqelques auteurs classiques, de quinze à vingt; et, consacrant ainsi une sorte d'anomalie numérique, c^ qu'ils donnent pour règle ne se rapporterait-il pas plutôt à l'exception ( i ) ? Des injections étendues jusqu'aux artères capillaires ne permettent pas de douter de la plus grande abondance des vaisseaux

(i) Combien de fois j*ai été interrogé par des élèves qui, à la suite d'injections heureui^es, s'étonnaient de ne compter que huit ou du^ artères intestinales 1 II m'était facile de leur df montrer que ce nombre 9'accroi( toujours .par l'additiou d'une quantité égale de rameaux secondaires, moins volumineux, tirant leur origine de Ifi mésentérique supérieure à sa terminaison. L'arcade auastomotiqae qu'elle forme avec la branche iléo-coUque empêche de préciser les limites de ces vaisseaux.

2^8 A»OMALlES

sur ia face antérieure de l'intestin que sur la prosté- Heure.

Résumant plusieurs faits , je dois penser que deux troncs, plutôt que trois, forment les artères coliques droites : comme Ë.-Â. Lautb, j'ai été témoin de Tabsence complète de la colique supérieure , les deux autres naissant isolément; ici le colon trans verse recevait le sang de la mésentérique inférieure. Bicbat me parait dans Terreur quand il avance que la colique droite moyenne est constamment isolée : je Tai rencontrée s'insérant sur Tinférieure. Meckel cite un semblable fait.

Il est difficile de dire d'une manière précise à quelle bauteur la mésentérique inférieure éme.rge de laorte avant sa bifurcation. Les deux extrêmes sont entre 3 et 6 centimètres. On peut assigner 45 millimètres comme la moyenne (i). Je ne sais qu'un cas d'absence de la mésentérique inférieure, suppléée par la supérieure ; c'est celui rapporté par Fleicbmann. Dans l'observation due à Petche, la mésentérique inférieure sortait de Tiliaque primitive gaucbe, la division de laorte s'effectuant très baut. Le point d'émergence du vaisseau qui nous occupe devient d'une baute importance pour ceux qui considèrent la ligature de l'aorte abdominale comme une opération rationnellement praticable. Sur un jeune scrofuleux , dont le cadavre devait nous offrir une série de variétés arté-

(i) n est important, poar la lig^ature de Taorre, de connaître Porig^ine précise de la mésentérique inférieure* Quain a mesuré , sur plusieurs sujets, la distance qui sépare la naissance de la mésentérique inférieure de la bifurcation de l'aorte. Sur 80 sujets, 5 offraient une lon(<;ueur an-dessons de 37 millim., 10 de 37 millim,, 48 de 1 3 millim., 1 3 de 54 millim., 4 de 67 millim.

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