‹ Des anomalies artérielles, considérées dans leurs rapports avec la pathologie et les opérationsChapitre 3 sur 44 · A PARIS · texte numérisé non relu

A PARIS

CHEZ J.-B. BAILLIERE,

LIBRAIRE DE L*AGADÉMIB HOYALB DE MÉDECIKE , 17, rue de l'Écule-de-Médecine.

A LONDRES, CHEZ U. BAILLlÈaS , 219, RECENT-STREET.

De tous les systèmes de rorganisme, le système artériel est un de ceux dont la texture bien connue , les altéraiions exactement décrites et appréciées, ont préparé une ère nouvelle à la chirurgie : communications anastomotiques étendues, mises hors de doute par les injections, données presque certaines quant aux rapports des artères avec les parties voisines, et de là simplicité et sécurité dans Temploi des moyens hémostatiques , tout ne semble-t-il pas ici réuni pour assurer cl la médecine opératoire des résultats rigoureusement conformes aux prévisions de la théorie? Il est loin cependant d'en être ainsi , et les archives de la science nous apprennent que telle opération pratiquée sur une grosse artère , dans des circonstances où la nature du mal et Thabileté du chirurgien promettaient le succès, a eu une issue fatale, qu'on doit souvent attribuer à des anomalies artérielles. Que de résultats malheureux, laissés volontairement dans Tombre, viendraient grossir la masse de ceux qui, loyalement publiés , préservent du danger en le signalant ! Cette conviction m'a inspiré la pensée de

2 INTnODDCTlON.

recueillir la plupart des faits d'anomalies artérielles ( i ) dont j'ai été témoin , quelques uns de ceux colligés par d'autres , et de chercher à les fécouder tous par l'application pratique, sans Ia4|uelle ik font stériles nu Je pure curiosité.

Ordinairement indivise jusqu'au lieu de sa bifurcation , la carotide primitive offre ainsi une condition favorable quand il faut intercepter le cours du sang dans ce vaisseau; mais qu'une branche d'un certain calibre émerge de l'artère au-dessus et au voisinage de la ligature , il n'y a plus à compter sur la formation d'un caillot salutaire, ni à esjiéier, en semblable occurrence, en la méthode de Hrasdor, qui consiste à placer la ligature entre la tumeur anévnsmale et tes vaisseaux capUlaires, méthode toute de nécessité, réservée pour des cas extrêmes où la maladie est trop rapprochée du centre circulatoire.

[l'indication délier l'artère sous-cluvièreàson passage entre les scalèncs, est l'unique moyen d'arracher le malade à une mort certaine : l'opérateur se dirige d'après les règles de l'art ; mais , arrivé entre les deux muscles, ses recherches sont vaines, il ne peut trouver

(i) Je désigne par l'expression d'anomalie, appliquée au système ariériel, tout ce qui gVcartanl de la dispositiou anlinxire, devienl aïnii inwlile; mais pour éviter <ie fastiJieuseï ripélitiont, je me terirai aussi du mol variélé, i|Uoii|u'il indique une déviation exidlanl ïcc une Borle d'innocuité, alors qu'il peut en être autrement de anomalie. Celle-ci tl la variété désignent donc deuï degrés d'un l.-it déyii du type normal. Récemment emprunté par la toologle à anaiomie, le mol Doonialie, dit M. I«. Geo ffroj-Saiiit-Hil aire dans on excellent Traité de tératologie, diffère peu de celui d'ii-réffulailprtne doit jamaia élre pris dans un sens déduit littéralement de sa oniposiiion étymologique.

le vaisseau y qui est situé au-devant du scalène antérieur. On sait aussi que quelquefois, déviée de sa poi»ition naturelle , la veine sous-clavière est placée dans Tinlervaile des scalènes, antérieurement à l'artère qu'elle dérobe à la vue.

La brachiale est ouverte dans une phlébotomie malheureuse; le vaisseau est misa nu et lié; néanmoins rhémorrhagie persiste : c'est que Fartère est double, et que celle étreinte par le fil n est pas celle qui a été lésée. Ignorer cette dualité de la brachiale , c'est faire une opération au moins inutile.

Parlerai-]e d'une ligature assez fréquemment pratiquée, celle de la crurale, suivant la méthode de Hunter, ou mieux de D. Anel, et dans la région de la cuisse indiquée par Scarpa? Le fil embrasse l'artère plus ou moins près, au-dessus de la profonde; une hémorrhagie foudroyante et souvent mortelle vient tardivement apprendre qu'une simple variété relative à l'origine de la profonde a mis en défaut des calculs reposant sur une disposition réputée ordinaire, tandis qu'elle est inconstante.

On exerce la compression sur le pubis, afin de se rendre maître du sang pendant une amputation de cuisse , et néanmoins il sort à grands flots: c'est qu'ici la crurale est rudimentaire, et que le vaisseau qui fournit la poplitée sort par Féchancrure sciatique. A ces faits je pourrais en annexer plusieurs autres, tendant à prouver que la connaissance des artères à l'état normal ne suffit pas pour le médecin opérateur. Il importe que le souvenir des anomalies déjà observées le tienne en garde contre cellt?s qu'il peut rencontrer dans ces graves circonstances où la vie, s'écoulant avec

le sang, n'admettant point de temporisation, impose la nécessité de penser vile et d'agir de même. Ce qui glorifie la puissance de notre art, n'est-ce point la prévision ? Ne pas prévoir, c'est presque ignorer; et Tori a dit avec raison : se confier au hasard , c'est devenir son complice.

L'étude des anomalies artérielles n'inspirerait-elle d intérêt (|u'au chirurgien? Peu importe, dit Georges Cuvicr (i), qu'une branche naisse plus tôt ou plus tard d'un même tronc; que deux branches se détachent séparément de ce tronc, ou soient la bifurcation d'un autre tronc sorti du premier, que trois, quatre, cinq branches ou même plus, soient produites successivement par une même artère, ou qu'elles naissent les unes des autres , pourvu qu'elles parviennent aux partics auxquelles elles sont destinées, et que leur disposition n'influe pas sur le mouvement du sang, soit pour accélérer sa marche plus qu'à l'ordinaire, soit pour la retarder. Malgré ces paroles de l'Aristote français, n'oublions pas que les progrès récents de l'organogénésie rendent parfois raison d'une manière assez satisfaisante, par exemple, de l'ectopie ou de l'inversion des gros vaisseaux qui partent du cœur ou y aboutissent. Avouons-le, les révélations d'une anatomie dite transcendante ont porté quelques hommes haut placés dans la science, à considérer le système artériel comme formateur , régulateur des autres , en le douant d'une puissance créatrice ; on a même cru , par ses déviations , arriver à la théorie de quelques

(i) Leçons d*anatomie comparée, description des vaisseaux des inaminiferes (a 5*).

INTIIODUCTION. 5

monstruosités 9 où il ne faut voir en réalité quune coïncidence et non un rapport de causalité. Mais mon but est d'étudier les variétés artérielles d*une manière seulement pratique. Signaler leur longue série , Fabsencc ou la multiplicité des vaisseaux , leur déviation d'origine, trajet, connexion, anastomoses, ce n*est qu'envisager une des faces du sujet. Ce qui devient surtout utile avant de pratiquer une opération sur une artère volumineuse, c'est d'avoir présentes à Tesprit les aberrations dont elle peut être le siège. Il faut, répète-t>on, que le corps humain soit, pour l'œil du chirurgien, transparent comme le cristal le plus pur : banale et insignifiante phraséologie, plus propre à nous dissimuler la difficulté qu a nous mettre en garde contre elle.

Pour les artères des membres , et sauf les cas d'obésité extrême des individus, une investigation attentive à l'aide du toucher nous éclaire. Pour reconnaître la régularité ou la disposition contraire des principaux troncs , il est un précepte que nous ne saurions trop recommander à la méditation des praticiens : quand on découvre une artère pour l'entourer d'un fil, on doit aller droit et hardiment vers elle, ne pas multiplier les petites incisions successives , et se garder de déchirer, conlondre avec les doigts ou même un instrument le tissu cellulaire environnant l'artère, détruire ainsi les vasa vasorum, et la priver de ses moyens de nutrition. Le vaisseau une fois découvert dans une certaine étendue, condition de rigueur, on s'assure si une artère de quelque importance nait près du lieu où l'on placera la ligature. Que toute collatérale tant soit peu volumineuse soit aussi-

tôt liée, sans que la crainte de sacrifier quelques ar* tères arrête Topérateur. Ne sait-on pas que dans la plupart de ces circonstances on a moins à redouter la gangrène que le retour de Théraorrhagie ou la continuation du passage du sang dans les tumeurs anévrismales?

S agit-il des plaies artérielles, avec division incomplète des parois du vaisseau? qu'il soit mis à nu, si la solution de continuité ne permet pas de le saisir et de le lier aisément. Mais ici qu'on se rappelle le sage conseil donné par G. J.Guthrie ( i ), qui recommande de porter le fil sur les deux bouts de Tarière ; précaution sans laquelle Thémorrhagie peut se reproduire, même par le bout inférieur. Inutile de faire remarquer que la situation profonde du vaisseau , son ramollissement, contre-indiquent alors là méthode du chirurgien anglais.

Jetons un coup d'œil historique sur les principaux auteurs qui mentionnent d une manière spéciale les anomalies artérielles. L'ouvrage de A. Haller (2) est un véritable chef-d'œuvre de description en ce qui concerne le système artériel et ses aberrations ; tout porte ici ce cachet de perfection qui distingue les œuvres de cet homme illustre. On regrette cependant que les planches aient été copiées sur de jeunes enfants et non sur des adultes.

La savante Allemagne a payé son tribut à hx question qui nous occupe. On consultera avec avantage

(1) On ihe Jiseases and injuries of arleries, Londou^ i83o, in-8.

(2) Icônes anatonncœ quibusprœcipuœ aliquœ partes corporis hu* mani delineatœ proponuntur et arteriarum potissimum historia^ etc. Goettini^ue, 1753-1759 Vni fas. in -fol, fiç.

Sœmmerriitg (i). Qui ne connatt le bel ouvrage de F. TiedeiDann (a) ? A côté de la disposition régulière des vaisseaux , on distingue , sur des planches exécutées avec soin , les anonoalies dont ils ofFrent lexempie. Les artères sont ici trop isolées , et sous ce point elles laissent à désirer; il serait utile de voir figurer à côté d'elles leurs veines satellites, car on sait que Tanatomie est toute dans les rapports.

Je ne passerai pas sous silence le Manuel danatomie générate^ descriptive et pathologique ^ le Traité (l'anatomie comparée et quelques mémoires, tous dus à Tiinmense savoir de J.-F. Meckel.

Le professeur F.-G. Theile vient de publier un I)on Traité éCangéiologie dans lequel il s'est occupé avec détail des anomalies artérielles (3).

En Italie , A. Scarpa (4) a borné ses importantes recherches à une partie du système artériel, dont il a indiqué les déviations. Ce travail, où brille l'admirable talent du professeur de Pavie , parait avoir été spécialement entrepris pour rassurer les praticiens, en leur montrant les riches communications vasculaires destinées à remplacer un tronc artériel après son oblitération , assertion mieux prouvée encore de nos jours par une longue expérience chirurgicale.

(i) De corporis humani fahricâ (Tmjecti ad moenum) 1800, t. V, in-8.

(2) Tahutœ arteiiarum corporis humani fahrlca, CaiLsrliii , 18.13, in-4 et atlas grand in-fol. de 38 planclies doubles.

(3) Encyclopédie anatomique^ traduit par A.-J -L, Jourdari, t. IJI. Taris, i843, in-8.

(4) Réjlexiona et observations anatomico-chirurgicales sur Vanévrismc^ traduit par J. Delcch. Paris, 1S09, in-8 et atlas in-Foiio de 10 pianch s.

s IXTttODUCTIOX.

Notre France ne pouvait éti*e dépassée à Toccasion des anomalies artérielles, et dans des ouvrages classiques d'anatoniie graphique, on trouve annexées, à la description normale des artères, leurs aberra* tions , comme on le voit dans Cruveilhier (i) et Bourgery>(2), etc. Les progrès de Fanatomie chirurgicale ont surtout enrichi Tliistoire des variétés artérielles, de déductions pratiques d'une grande valeur. Les livres de MM. Blandin (3), Malguigne (4) » Pétrequin (5) , et surtout le Traité du professeur Velpeau (6), en sont la preuve,

M. Is. Geoffroy -Saint-Hilaire a réuni, dans son ouvnige de tératologie (7) |jlusieurs observations curieuses sur les embranchements anormaux des artères.

J ai mis à profit quelques monographies et mémoires particuliers, entre autres les recherches de E. A. T.âuth sur les anomalies dans la distribution des artères de Thomme (&).

Jai aussi eu recours à un travail intéressant du

(1) Traité d'anatomie descriptive j a* édition. Paris ^ i843, t. H, III, iii-8. — Anaiomie patholoifique du corps humain, Paris, ]83q- 184a, livraisonâ 111, X, XXVII et XL, in-fol. ftQ.

(2) Traité d'anatomie de Chomme. Paris, i835, t. IV,in-foi, fig^.

(3) Traité d'anatomie topographique. Paris, i834iiu-8 et allas,

(4) Traité d'anatomie chirurgicale et de chirurgie expérimentale. Paris, i838, 2 vol. iii-8.

(5) Traité d*anatomie médico-ch irurgicate et topographique, Paris,

1843, ifi-8.

(6) Traité complet d'anatomie ehii^rgicale^ générale et topographique du corps humain^ 3* édifion. Paris, i836, 2 vol. in-8 et atlas.

(7) Histoire générale et particulière des anomalies de l'organisation. Paris, 1 83a- 1 836, 3 vol. iii-8ct atlas.

( 8) Mémo ! lï $ de la Société d!h istoirc n aturel \e de Strasbourg, Sira 3bour(;, l833, t. ï, a*' livraison.

docteur P. Robert ( i ). Ëafin, un ancien aide-niiatomiste de la faculté de Paris , le docteur Rendu , a rassemblé plusieurs cas pour servir à Thistoire des anomalies artérielles (a).

Parmi quelques productions afférentes à iioti^ sujet, et qui honoreqt nos voisins d outre-mer, je me hâte de signaler le seul ouvrage vraiment classique que la science possède sur les anomalies du système artériel. Il est dû à Richard Quain , professeur d anatomie au collège de Tunivcrsité de Londres (3). Les artères sont produites sous trois états : sans leurs veines satellites , en connexité avec les plus grosses veines et les nerfs , enfin dans leurs anomalies.

L'auteur s'est attaché à faire ressortir la plupart des cas dapplication pratique. Ce qui frappe dans Toeuvre de Fanatomiste anglais et au milieu des variétés artérielles qu'il a groupées, c'est que l'esprit découvre une sorte de transition conduisant de Tune à l'autre; car la nature, dans ces énormités les plus extraordinaires en apparence, suit une marche progressive , sans jamais procéder d'une manière brusque.

Il m'eût été facile d'étendre cet aperçu historique en rappelant d'autres travaux que je citerai à l'accasiou des emprunts que j'ai été conduit à leur faire.

Dans mes observations sur les aberrations du sys-

(i) De riiifliience des variétés anatomiques, sur les opérations cliirur^pcales. Journal des progrès des sciences et institutions ntédica/es, Paris, 1838, t. VU, p 183; t. Vm, p. 188

(3) Gazette médicale de Paris^ 1 843, t. X, n" 9.

(3) The anatomy of tlie arteries ofthe human body^ with its ap' plications to the pathology and operative surgery , willi practical commentaries^hondoo^ 1 840-1 844? in-8, avec atlas de 87 plancher (>rand in-fol.

iO INTRODUCTION.

tèm€ artériel , j'ai procédé de maaière à établir quel • ques formules générales, et je ne lai fait quavec une extrême réserve. Les résultats auxquels je suis parvenu n'ont pas toujours été concluants. J ai dû considérer les artères dans leurs rapports avec les veines satellites, qui le plus souvent ne partagent point les variétés des premières. M en rapportant à ce que j'ai vu et noté , je dirai avec Meckel ( i ) que les variétés se manifestent plus fréquentes dans les artères que dans les veines ; je ne parle que des satellites.

J'ai rencontré des anomalies en plus grand nombre du côté gauche que du côté opposé ; mais je dois ajouter que je n^ai pas , dans toutes les circonstances , été à même d'observer les deux côtés. On se bornait à me présenter celui qui s'écartait de Tétat normal , et l'autre était souvent inaperçu ou négligé.

Les variétés atteignent surtout le système artériel In où ses divisions sont naturellement les plus mul* tipliées.

Elles sont plus communes aux membres supérieurs qu aux inférieurs.

Ce qui est hors de doute, c'est qu'une anomalie artérielle existe rarement isolée : j'ai observé des sujets dont le système artériel n'était qu'une longue suite de variétés. Quant aux modes d'anomalies, celui qui in téresse leur origine est plus ordinaire; les autres en sont la conséquence, quoique pouvant d'ailleurs avoir lieu, la naissance des vaisseaux restant normale.

Sous l'inspiration de la pensée que les anomalies

(r) Parallèle entre les artères et les veines, sous le r.ipporl clos variétés de lenr distribution. Journal complémentaire de$ sciences médicales, t. UT.

artérielles observées dans l'espèce humaine correspondent b une disposition normale des animaux , quand on étudie ceux-ci dans la série , j'avais d'abord conçu le projet, ainsi que Fa exécuté Tiedemann pour quelques artères, d'étendre ces recherches à toutes les artères d un certain calibre; déjà même j'avais amassé quelques matériafix ; mais j'ai dû bientôt renoncer à un travail qui m'étoi^jnait du but tout-à-faît pratique que je me propose.

D'ailleurs, lanatomie comparative, quant aux connaissances relatives à l'artériologie , est-elle assez avancée pour permettre de traiter complètement un tel sujet?

S'il est une science descriptive qui demande la reproduction des objets, c'est l'anatomie, quand surtout ceux-ci affectent une disposition insolite. Il devient nécessaire de substituer l'image à la réalité pour être compris de celui (|ui n'a pas été à jnéme de la juger : comme on Fa dit, le dessin est une sorte de mnémonique artificielle, immuable, que ne saurait remplacer la description la plus claire et la plus précise.

Les figures qui composent notre atlas retracent les anomalies artérielles les plus intéressantes prises sur le cadavre et sous nos yeux, par le docteur Cabrol.Le zèle, le dévouement qu'il a mis à me secondei*. Font rendu mon collaborateur. J'ai confié à Fhabile crayon de M. Jacob, si honorablement connu par sa participation au grand ouvrage qu'il publie avec le docteur Bourgery, le soin de revoir les dessins et de les reproduire^ par la lithographie. L'exactitude et le fini qui les distinguent, les rendent dignes de la réputation de cet estimable artiste.

12 liNTAODUOTlO:!!.

Je termine cette introduction par un devoir doux à acc()m|)lir, [)uisqu*il est Texpression de ma vive gratitude envers ceux (|ui me sont venus en aide dans l'ouvrage que je publie. C'est justice de placer en première ligne MM. les docteurs Vergez et Sappey, Fun ancien prosecteur de notre Faculté, l'autre prosecteur de lamphithéâtre des hôpitaux de Paris, tous deux anatomistes consommés ; ils m'ont été d'un grand secours par leurs dissections et leurs bienveillantes communications. Que ne dois je pas aussi à mon honorable collègue de Strasbourg, le professeur Ehrmann, qui a eu Tobligeance et la patience de copiera la plume les principales anomalies artérielles déposées dans le riche musée de cette école ! Je n'aurais osé réclamer un tel service, dont j'apprécie l'importance. Je n'oublie pas ceux qui ont bien voulu mettre à ma disposition des pièces d'anatomie méritant toute mon attention, quant à la distribution du système artériel, et j'adresse mes remerciements h M. le docteur Alquié, chef des ti*avaux anatomiques, à mes amis les docteurs Patron et Babassa, à MM. Bouliech, Moutet, aides anatomistes, et à M. le docteur Courty, ancien aide auatomiste à la Faculté de Montpellier.

DES

ANOMALIES ARTERIELLES

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