DE L ARTÈRE TIBIALE POSTÉRIEURE. A
tibia. Tantôt cependant elle provient de la poplitée, du tronc tibio-péronîer, mais son origine naturelle la rattache à la jambière postérieure. La nulricière tibiale ne manque jamais. Je Tai trouvée de plus d'une ligne { 2 millimètres ) sur un tibia hypertrophié. A l'instar de tous les vaisseaux nourriciers des os longs, il pénètre dans la cavité médullaire, sans se ramifier (i).
titre : Dêi anévrismet tfui complUiueni let fractures et be$ pimies if armes hfru^ et de leur traitement par la ligature pratiquée siaV«f|< la méthode d'Anel (*).
(i) Bichat (Anatomie générale^ t. II, png. 44)) injectant un cadavre, reconnut que le canal osseux qui transmet l'artère en question était oblitéré et devenu ligan»entpuit; néanmoins les bi-smclies d« sa liifurcatioo, dans le canal médullaire, contenaient du sanf;, parfaite de communications anastoniotiques avec les artériules de la substance 8pon(rieuse.
A propos de la tibiale postérieure, je rappellerai un fait qui ne doit pas passer inaperçu, et qui n'a point échappé à l'esprit obacirvateur du docteur Bizol de Genève. De toutes les divisions du système aitériel, le vaisseau qui vient de nous occuper offre bilatéralement et avec une frappante symétrie des aliciatiuns or(][aniques indépendantes de l'âge avance, et qui conduisent It. l'anévrisme. Celui-ci, ayant son siège au voisinage de l'origine de la tibiale postérieure, ne peut il donner le cbange, étant rapporté mal li propos à la poplitée ? Je n'ai, à ce sujet, que des présomptions et pas de cerliiude.
I9'uurait-on point trop compté sur Porigioe normale des principales artères de la jambe, quand on a proposé de substituer à l'amputation faite à quatre travers de doigt au-dessous de la tubérosité du tibia, une nouvelle méthode à Inquelle Larrey avait eu recours, comme de nécessité et pour conserver le genou ? Un ancien chirurgien militaire, le docteur Garrigues, la préconisait comme d'élection. J'ai vu exécuter cette opération sur le vivant, et moi-même j'y ai eu recours une fois, et par choix, alors qu'il s'agissait d'une carie scro-
(*) Bépertoin général dCanatomiê et de physiologie palhologigmej* t. V, p«g. 300. — D«lp«ch, Clinique chirurgicale de Montpeltierf X. I, pag. 38.
ARTICXiE Xn.
Artères plantaires.
Branches terminales de la tibiale postérieure , les artères plantaires présentent des anomalies plus nombreuses qu'importantes à considérer sous le rapport des déductions pratiques. Moins volumineuse que lexterne, la plantaire interne , |)arvcnue à rcxtrémité postérieure du premier os métatarsien , se divise en deux branches ; I mterîie côtoie en dehors Tabducteur du gros orteil, c'est elle qui fiîrme sa collatérale interne. La branche externe s'anastouio^^e avec Tarière qui émet les collatérales des deux premiers orteils. Quand la plantaire interne est diminuée dans sou volume, elle se consume dans le muscle court fléchisseur du gros orteil. Le développement du vaisseau est-il considérable , il vient concourir en plus grande
fuleuse des os du pied. Il est de prccepfe d*ampiiter ici beaucoap plus haut que de coutump, de manière à scier imtncdiatcmeot audessous de la tète du pcroué. On doittoinbvr sur la popiilée avant sa division, et n'avoir r|u*une lig^aluic à appUi|uer; tandis que dans r.impuiatioii à Tendroit ordinaire, on lie les deux tibiales, la péronière, les jumelles, et aussi des artères moins importantes. Or, dans le premier cas, on semble être en {jarde contre les liémorrhagiei consécutives, dont les cbances sont moindres puisqu'un seul vaisseau a été lié. Eh bien ! les limites inférieures de la popUtée ne sont inii assç7. invariables pour adopter une méthode qui, d'ailleurs, présente quelques inconvénients, et que ce n est point ici le lieu dVsaminer. Sollicité par moi, Delpcch pratiqua à l'hôpital Saint-Ëloi de Montpellier l'amputation de la jambe, suivant ponctuellement les données indiquées par Garrigues ; et cependant il ne fallut pas lier moins de quatre artères, par la raison que la poplitéc descendait m^oins bas qu'elle ne le fait communément.
DES ARTÈRES PLANTAIRES. 629
part que de coutume à la formation de Tarcade plantaire, et alors l'artère plantaire externe est moins grosse.
J'ai vu ce qu'indique Tlieile, c'est-à-dire la plantaire interne constituer avec des branches de Texterne et le rameau anastomotique de la pédieuse, une sorte d'arcade plantaire superficielle située entre les muscles et l'aponévrose. La figure 5 de la planche 87 de Tiedemann nous montre la plantaire interne se continuant en avant ainsi que la première interosseuse plantaire. Sous la figure 7 de la même planche, on voit la plantaire, après s'être divisée en rameaux multiples, s'anastomoser avec les artères du gros orteil.
Plantaire externe. — Ayant égard au calibre de la plantaire externe, c'est elle qui continue la tibiale postérieure; on sait qu'arrivée à la partie postérieure du cinquième espace interosseux, elle constiiue l'arcade plantaire variable sous le double rappc rt de la situation et de la composition ; tantôt on la trouve en bas et en arrière des os métatarsiens^ tantôt sous leur partie moyenne. J'ai possédé un pied gauche injecté sur lequel la plantaire externe, très réduite, se perdait dans l'abducteur du petit orteil et restait entièrement étrangère à l'arcade plantaire peu développée et due seulement à la pédieuse. La péronière antérieure a été observée comme prenant part à la formation de Turcade. Parfois la plantaire externe n'y concourt que par quelques ramusculcs gicles , et toujours son calibre parait en raison indirecte de celui de la pédieuse.
La première se montre-t-elle beaucoup plus grosse que de coutume, une telle disposition peut dépendre.
DES ARTËBES PLAICTAIIIES. 429
part que de coottime à la formation de Farcade plantaire, et alors Fartère plantaire externe est moins grosse.
J*ai vu ce qa^indiqiic Tlieile, c^est-à-dire la plan« taire interne constituer avec des branches de Vex' terne et le rameau anastomotiqne de la pedieuse, une sorte d*arcade p!anta'rc superficielle située entre les muscles et Tapcmévrose La figure 5 de la planche 3j de Tiedemann nous montre la plantaire interne se (continuant en avant ainsi que la première interossensé plantaire. Sous la figure 7 de la même planche ^ on voit la plantaire, après s^étre di%isée en rameaux multiples, s'anastomoser avec les artères du gros orteil.
Pùudaire exicrtte. — Ayant égard au calibre de la plantaire externe, c'est elle qui continue la tibiale p^>v térieure ; on sait qu^arrii'ée â la partie \Hthierieure du cinquième espace interosseux, elle constitue larcadc plantaire variable sous le double rapp^ rt de la situa^ tion et de la composition; tantôt on la trouve en bas et en arrière des os métatarsiens, tanldt sous leur {lartie moyenne. J^ai possédé un pied gauche injecté sur le* (piel la plantaire externe^ très réduite, se perdait ih$»s Tabducteur du petit orteil et restait entièrement éinO' gère i Farcade plantaire peu développée et dtie êea^ lement i la pédieuse. La péronière antérieuie j éié iAnervée comme prenant part k la foruuium é^ ^'^ cade. Parfois b phntaire externe n^y ^^^^^^'^^^ j
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LamMiièrefe
comme le mentionne E.-A. Lautb, de ce que lanastorootiqtie profonde, et sur le sujet dont il parle elle se détachait de la pcronière antérieure, est très ténue, et eu semblable occurrence les artères collatérales plantaires émergent presque toutes de la plantaire externe.
Les artères des orteiU offrent des variétés quant à leur naissance. Daprès Meckel , Tarcade plantaire fournit le plus généralement les deux plantaires def trois orteils externes et la branche péronière du second \ rarement [)roduit-elle sa tibiale , plus rarenient encore les branches plantaires du gros orteil. J'ai démontré ce mode d aberration existant bi-latéralement. Je ne suivrai point les artères des orteils dans toutes les déviations relatives à leur origine ou distribution* me bornant à rappeler que la plantaire du gros orteil et la branche interne du second sont celles qui varient le plus souvent. Il est une anomalie que j ai vainement cherchée sur un grand nombre de pièces sèches , anomalie que je désirais surtout constater, alors que Meckel assure ne Tavoir jamais vue, tandis que Theile (i) et Cruveilhier lont observée.
La disposition artérielle du pied se présente dV bord normale, mais la branche sortant de larcade plantaire tout au voisinage du petit orteil, se divise en ses collatérales interne et externe ; à côté se détache, isolément de Tarcade, la collatérale externe du quatrième orteil. Comme doit le faire présumer la nature du sujet, j*ai peu à dire sur les artères plantaires dans leur rapport avec les applications pratiques ; ici il e^V
(i) Encj^clopédie «n<i<omt^u«, t. lU, Afyoi^tgif H 4'^gfiolQfiie y par F.G. Theile. Paris, 1843, in-8.
DES ARTÉRKS Pf.ANTAIBES. ASl
a de ligature immédiate à poser sur les vaisseaux que lorsque la blessure les a mis à QU tt qu'ils sont peu profonds, circonstance dans laquelle la compression doit suffire ordinairement pour arrêter Técouleipent du tîang. liicisdr profondément la plante du pied, afin de découvrir le vaisseau ouvert, serait agir peu ration* nellement , à cause de la nature des parties sur lesquelles on opère, et aussi des anastomoses des plantaires avec la pédieuse^ communications vasculaires qui ramèneraient Théraorrhagie : celle-ci est«elle inquiétante et même incoercible, après l'emploi des moyens préalables il faut, sans hésiter, li«r la tibiale postérieure.