‹ Des anomalies artérielles, considérées dans leurs rapports avec la pathologie et les opérationsChapitre 37 sur 44 · ENTRE LES ANOMALIES ARTÉRIELLES. &I · texte numérisé non relu

ENTRE LES ANOMALIES ARTÉRIELLES. &I

prématurée de la fémoiale en superfidelie et pi^ofonde , ou mieux la pi^sence de deux artèiies fémorales succédant immédiatement a l'iliaque externe^ est plus rare que la dualité de la fin de iaxillaire, donnant ainsi deux brachiales.

Quant à cette insolite dichotomie se manifestant dans le tronc artériel de la cuisse et du brai^il arrive^ pour celui-ci^ que la séparaticHi reste marquée dam la continuité du membre ^ aveu oommunicatioiis vascu* laires plus ou moins larges, alors que dans le membre inférieur on a vu s'opérer la fusion des deux vaisseaux anormaux, et Tunité, qui constitue la règle, succéder à la dualité, qui établit Texceptioii.

Cette disposition, dont j'ai mentionné deux cas « est rare. Je parle ici d'une crurale superficielle double indépendante de la profonde. Un phénomène digne d'attention, c'est que lors de la bifidilé prérfiatunfe de rhumérale, comme de la fémorale, il y a presque parité de calibre entre les deux vaisseaux.

Le lieu de division, si variable, de cette dernière artère, établit des chances de succès bien différentes^ quand il s'agit de sa ligature pratiquée dans le triangle inguinal. Il n'en est plus ainsi pour i'humérale pro* fonde, dont l'origine plus ou moins élevée n'exerce point la même influence sur la hgaturê de la bru* chiale.

Nous avons dit que cette artère, au pli du coude, pouvait être comparée à la poplitée; mais il couvlenl d'ajouter que les déviations arrivent benucoup plus souvent à l'artère du bras qu'à celle du jarre€« I^ première est bifide, superficielle, ce qui ne s'ob* serve que très exceptionnellement chez Tautre.

ikS6 PARALLÈLE

La division de l'bumérale se rapproche de celle de la . poplitée en libiale antérieure et tronc tibiopéronier, à la difFérence que les artères de 1 avantbras, assez habituellement en rapport de volume, se détachent au même niveau, ce qui n*est pas pour les artères de la jambe. La tibiale antérieure représente la radiale, et toutes deux ont cette concordance d'anomalie, en vertu de laquelle elles diminuent de calibre : tôt après leur émergence , elles s'arrêtent subitement, Tune au pied, Tautre à la main, mode d^aberration plus fréquent pour la tibiale antérieure que pour la radiale.

Poussant plus loin la comparaison entre ces artères et les envisageant sous le rapport de la médecine opératoire , on reconnaît qu'elles ne peuvent guère être liées que vers leur partie inférieure, sauf la circonstance de lésion traumatique qui les met à découvert.

C'est au tronc de la cubitale que correspond le troue tibio péronier, la cubitale à la tibiale poste* rieure, et Tinterosseuse de l'avant-bras à la péronière. Étendant la comparaison jusqu'aux anomalies, on voit que cette dernière artère naît quelquefois vers uo endroit très élevé de la poplitée, de même on observe Tinterosseuse provenant à une grande hauteur de la cubitale, voire même de Thumérale. Quelques faits montrent la péronière produisant la pédieuse, ainsi que la cubitale fournit accidentellement la portion carpienne de la radiale. Il est une remarquable anomalie atteignant la péronière, et qui est sans analogue au membre supérieur, je veux parler de Taccroissement extrême du vaisseau;

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