‹ Des antagonismes morbidesChapitre 3 sur 3 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

L’antagonisme préside à toutes les affections , plane sur tous les actes morbides , dirige toutes les opérations thérapeutiques.

La pathologie a des antagonismes spontanés ou naturels : les uns au grand profit du corps , les autres à ses périls et risques; elle en a d’accidentels ou contingents : les uns utiles aussi et les autres nuisibles.

La thérapeutique a affaire avec tous ces genres d’antagonismes. Elle doit provoquer les antagonismes avantageux à l’imitation de la nature médicatrice; elle doit respecter les antagonismes bienfaisants , à raison de leur utilité ; elle doit détruire les antagonismes fâcheux , dans la prévision de leurs dangers.

L’antagonisme est le ressort des actions et des réactions de l’économie; il révèle la solidarité des orgaues entre eux et la nécessité de leurs rapports réciproques : c’est par lui que l’Unité vivante rallie toutes les parties du système , conformément à l’ordre de la nature , qui fonde l’harmonie sur l’antagonisme : Rerum concordia discors.

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