INTRODUCTION
On peut écrire sans exagération que de toutes les affections chirurgicales de l’abdomen, l’appendicite offre le plus de lésions évolutives, et si ses formes sont maintenant bien connues, il nous a paru intéressant à la lumière de quatre observations nouvelles d'attirer l'attention sur sa forme tumorale.
C’est lentement, à bas bruit, sans phénomènes généraux bien marqués que l’inflammation édifie autour de l’organe toute une réaction tumorale, dure, irrégulière, très peu douloureuse qui, d'emblée, éveille l’idée de cancer.
LEGUEU et BAUSSENAT on créé le terme d’ « APPENDI- CITE NEOPLASIQUE », peut-être vaudrait-il mieux, pour ne laisser aucun doute sur leur nature maligne, les étudier sous le nom d’ « APPENDICITE PSEUDO NEOPLASIQUE ».
On a toujours décrit l’Appendicite tumorale sous trois formes anatomo-pathologiques.
a) La forme tumorale pure, scléreuse ou scléro-lipomateuse.
Std
b) La forme ligneuse ou « Phlegmon ligneux iliaque de Mériel ».
c) La forme abcès, soit que le pus se trouve maintenü dans une masse intestinale adhérentielle, soit qu’il se {fouve nettement collecté en position rétro-cœæcale : cetté forme a largement été décrite dans tous les trovaux parus sur ia question. On cite des collections purulentes sous-péritonales, ou des poches remplissant touté le petit bassin, le pus englobé au milieu d’adhérencés. Certes les parois de la poche sont constituées par dés néo-membranes, organisées, scléreuses, mais en réalité il s’agit d’abcès, de phlegmons appendiculaires qui läissent toujours à la palpation une zone de fluctuation. Ces masses inflammatoires attirent d'emblée l’at'eñtion sur la possibilité d’une appendicite. Cette formé ne doit donc pas rentrer dans le cadre des appenditites tumorales, elle est trop fréquente, trop connue Maintenant et ne prête pas comme les deux premières aux difficultés de diagnostic qui font tout l’intérêt de la question. Ces abcès ne sont pas des tumeurs,