RENTE
Nous ne pouvions avoir la prétention ni l'espoir, daus une voie nouvelle, de ne rien laisser à explorer.
Cette action thermique, ces effets thérapeutiques surtout, présentent encore bien des côtés obscurs, qui ne pourront être élucidés qu'après de nouvelles séries d'expériences et des recherches de laboratoirecomplètes el minutieuses.
Nous n’avons pas l'intention de nous dérober à ces recherches ; mais, pour le moment, nous ne présenterons que des faits nets et précis, des idées rigoureusement déduites, et nous négligerons de faire appel à la série des hypothèses qui tiennent quelquefois lieu, en physiologie et en thérapeutique, d’explications probantes et de démonstrations indiscutables
Pour faire un travail complet, il nous aurait fallu d’abord reprendre l’étude détaillée des substances actives que nous avons employées, étude qui n’a-pas encore été sérieusement faite pour deux de ces substances : l’helléboréine et la spartéine.
On nesait que peu de choses de l’helléboréine ; quant à la spartéine, on ne s’est guère occupé que de son action favorable sur le cœur, la plus problématique de ses propriétés.
Personne, par exemple, à notre connaissance, n'avait observé que la spartéine est un anesthésique local puissant, aussi actif, dans certaines conditions, que la cocaïne, plus inoffensif, d’une plus longue durée d'action ; et c’est en généralisant que M. Guinard et nous-mèême, nous basant sur les effets connus des trois autres produits, avons soupçonné cette propriété si précieuse de l’alcaloïde du genêt.