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Il faut bien le dire, toutes ces substances si variées que la chimie met tous les jours à la disposition de la médecine ; tous ces alcaloïdes et glucosides si étrangement, si merveilleusement puissants qui constitueront en grande partie la thérapeutique de l’aveuir, ne sont encore que très incomplètement étudiés et trcp rarement utilisés. :
Lorsque l’on réfléchit au retard que la thérapeutique, but final et unique raison d’être de toutes les science: médicaies, présente encore sur ces dernières, on ne
peut s'empêcher de déplorer la rurelé des recherches faites dans ce sens. |
Cette indifférence thérapeutique, qui tend d’ailleurs à disparaître, ne pouvait être que momentanée. Les autres parties de la médecine offrent des ressources de . plus en plus restreintes aux chercheurs de nouveautés. et tout naturellement, on se retourne vers une voiesi riche et si peu fréquentée.
Le temps n'est pas éloigné, croyons-nous, où l’on médira moins d’une science que l’on connaîtra mieux ; où l’on ne verra plus, même exceptionnellement, ce dédain du côté pratique de la médecine ; cette affectation de scepticisme nd aussi répugnant chez le praticien, que, suivant l'expression de Dujardin- Beaumetz, l’irréligion chez le prêtre; cette croyance. assez fréquente que le rôle du médecin se borne à faire l’histoire naturelle des maladies, et qu’il n’y à rien entre le diagnostic et l’autopsie.
Jusqu’à notre époque, d’ailleurs, les esprits scien-. tifiques ne pouvaient se dérober à une certaine