‹ Des applications périphériques de certains alcaloïdes ou glucosides: Nouveau procédé de régulation de la thermogenèse. Nouveau traitement des maladies aiguës à détermination cutanée. Nouvel agent d'anesthésie localeChapitre 47 sur 75 · DURÉE DE L'ACTION THERMIQUE · texte numérisé non relu

DURÉE DE L'ACTION THERMIQUE

La durée de l’action thermique présente des caractères constants. Elle n’est pas la même pour nos quatre alcaloïdes et permet de les diviser en deux groupes.

Le premier groupe sera composé de la cocaïne,

de la solanine, de l’helléboréine.

Le second groupe de la spartéine.

Avec les alcaloïdes du premier groupe, l’action thermique commence environ au bout d’une heure, par un changement de un ou deux dixièmes de degré, parfois en sens inverse de l'effet général. (Exemples : n° 1x du tableau de la solanine, n° x11 et x1v du tableau de l’helléboréine, n° xix du tableau de la spartéine, n° IV, XIV et xvir du tableau de la cocaïne.)

Puisl’effetaugmente progressivement, pour atteindre son maximum à la troisième ou à la quatrième heure ; très rarement à la cinquième.

Il cesse ensuite assez brusquement ct, en moins d’une heure, la température est revenue au point de départ.

La durée d'action, pour ce groupe, est donc sensiblement la même que celle des badigeonnages de gaïacol.

Avec l’alcaloïde du deuxième groupe, la spartéine, elle est toute autre, Elle est infiniment pius lente et

plus prolongée.

L'effet commence rarement à se faire sentir avant la troisième heure (il y a quelques exceptions); n’atteint son maximum que vers la sixième ou la neuvième heure ; après quoi la température revient lentement à son point de départ, en 3, 6 heures ou même davantage. On n'observe presque jamais, comme avec Île gaïacol, une réascension brusque précédée de frissons et de sueurs abondantes ; même lorsque l'abaissement obtenu a été considérable.

En se reportant au tableau de la spartéine, on jugera très nettement de cette lenteur d'action, et de cette grande durée de la période d'effet.

La plupart du temps, l’abaissement oblenu par un badigeonnage fait le soir, persiste encore dans la matinée du lendemain.

Nous n'avons jamais observé de semblable « plateau » dans les tracés obtenus soit avec le gaïacol, soit avec les alcaloïdes du premier groupe.

Si l’on veut avoir une idée suffisamment exacte de l’action du badigeonnage, il faut avoir soin de faire prendre la température du malade au moins toutes les trois heures pendant la nuit et même la matinée du lendemain.

Nous avons en effet observé un malade (observat. x) . chez lequel l’abaissement ne commençait qu’à 3 heures du matin (9 heures après le badigeonnage) et s’accentuait jusqu’à 11 heures,

ER eus

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