‹ Des applications périphériques de certains alcaloïdes ou glucosides: Nouveau procédé de régulation de la thermogenèse. Nouveau traitement des maladies aiguës à détermination cutanée. Nouvel agent d'anesthésie localeChapitre 49 sur 75 · RÉACTION SUR L'ÉCONOMIE · texte numérisé non relu

RÉACTION SUR L'ÉCONOMIE

Il nous reste, en terminant ce chapitre, à parler des phénomènes divers qui peuvent accompagner l'effet momentané des badigeonnages. Nous disons effet momentané, car nous nous réservons d'étudier, dans le chapitre suivant, l'effet persistant sur la courbe générale de la maladie et la manière dont elle peut être influencée.

Le retentissement de l'action thermique des badigeonnages sur les diverses fonctions de l’économie est peu marqué.

Nous n'avons jamais noté de réaction bien caractérisée ; jamais ces frissons intenses ni ces malaises parfois si pénibles qui accompagnent l'effet du gaïacol et qui sont peut-être dus en partie à l’absorption de ce médicament.

Tout au plus, avons-nous constaté de légères transpirations suivies d’une sensation de calme et de bienêtre.

Ces transpirations sont d'autant plus marquées que Pabaissement produit a été plus considérable et présentent leur maximum d'intensité au point culminant de la chute thermique.

Les modifications du pouls, de la respiration, des urines, ne nous ont pas paru très imporlantes. Mais de nouvelles recherches, plus précises, seront failes avant peu,

QE

Pour le moment, nous croyons que les effets thermiques sous l'influence des badigeonnages sont dus surtout à des phénomènes vaso-moteurs et sécrétoires (d'origine nerveuse bien entendu).

Il nous est maintenant permis de nous faire une opinion précise sur le mode d’action des badigeonnages. L'analyse des faits que nous avons observés et relatés conduit tout naturellement à la conclusion suivante :

Nos badigeonnages ne constituent pas un procédé spécial d’antipyrèse. Leur action, bien plus vaste et plus intéressante, est avant tout une action régulatrice de la thermogénèse, abaissant la température dans l’hyperthermic, la relevant dans ‘’hypothermie; restreignant ou développant, suivant qu’elle est exagérée ou insuffisante, la réaction thermique de l’économie, et tendant manifestement à la proportionner à la lésion causale. ne

Nos applications ne font qu’agir puissamment sur la surface cutanée pour lui permettre d'accomplir, chez les fébricitants, le rôle de régulation thermique qu’elle accomplit normalement et spontanément chez l’homme sain.

Si l’effet des badigeonnages de gaïacol n'agit pas de la même façon et se manifeste toujours par un abaissement considérable et à peu près identique dans toutes les maladies, cela tient à ce que ce produit est absorbé par la peau, et que, à l'effet périphérique vient s’ajouter l'effet central d’un agent franchement et puissamment antithermique.

Nous croyons fermement à la vérité de l'interprétation

Ars

que nous avons donnée de l’action de nos badigeonnages d’alcaloïdes. Seule, cette interprétation satisfait l'esprit et permet decomprendre des fails en apparence contradictoires.

Ajoutons, en terminant, que celte régulation de la thermogénèse n’a fait défaut dans aucune des affections où nous l’avons cherchée, Cependant, nous l'avons déjà dit, elle est masquée, dans les affections aiguës à détermination cutanée, par l’action spéciale franchement hypothermisante, que nous étudierons au chapitre suivant.

Nous donnons ci-après, sous forme de tracés, quelques exemples bien nets de la double action régulatrice hyperthermisante et hypothermisante, obtenus avec chacun des 4 alcaloïdes.

ACTION RÉGULATRICE HYPERTHERMISANTE.

Helléboréine. Helléboréine. Cocaine. : Spartéine, N° Il, N°1, N°0 XX, N° XVII.

ACTION RÉGULATRICE HYPOTHERMISANTE,

Cocaïne.

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