‹ Des applications périphériques de certains alcaloïdes ou glucosides: Nouveau procédé de régulation de la thermogenèse. Nouveau traitement des maladies aiguës à détermination cutanée. Nouvel agent d'anesthésie localeChapitre 6 sur 75 · RME · texte numérisé non relu

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défiance pour une science dont les plus belles découétaient dues au hasard ou à l’imagination.

Aujourd’hui, la connaissance plus comp'ète des propriétés physiologiques des médicaments n’a pas peu contribué au progrès de la thérapeutique, et l’on n’observe guère d'action curative qui ne puisse être expliquée scientifiquement. '

Mais toutefois la physiologie, quel que soit son état actuel de perfection, ne parvient pas à rendre compte de tout.

Cette prodigieuse diversité d’actions de substances qui diffèrent à peine au point de vue chimique; cette énorme puissance de certains alcaloïdes sous un volume insignifiant; ces variations de toxicité parfois considérables pour des espèces animales très voisines ; tout cela se constate, mais s’explique avec peine.

Lorsque l’on voit de plus à quelles erreurs l’on est exposé lorsque l’on veut toujours conclure de l’animal à l’homme ; lorsque l’on songe combien un malade réagit aux médications autrement qu'un individu bien portant, on comprend la difficulté des recherches thérapeutiques en dehors de l’empirisme, et la lenteur des progrès de cette partie de la médecine.

Nos recherches, sur le traitement, par les badigeonnages, des affections éruptives, sont une preuve nouvelle de la difficulté d'interprétation précise de certains effets médicamenteux.

Soutenir que l’on peut enrayer ia marche d’un érysipèle en aspergeant, loin de la partie malade, un petit coin de peau saine, avec quelques gouttes d’une solution qui ne produit pas d’effet local appréciable

et n’est pas absorbée, cela parait une prétention insensée.

Le prouver, c'est montrer une fois de plus, que, dans l’état actuel de nos connaissances, le mot absurde n’est pas scientifique.

Les recherches qui constituent la base de celle thèse ont été faites en collaboration avec M. Guinard, chargé du cours de thérapeutique à l’École vétérinaire de Lyon.

Les expériences et les essais que nous rapportons; les conclusions auxquelles nous sommes arrivé; les idées qu’elles nous ont suggérées; tout cela est le produit d’un travail commun, inséparable en ses éléments.

Nous sommes heureux de profiter de cette occasion pour exprimer publiquement à M. Guinard tout le plaisir que nous avons retiré d’une collaboration qui nous a permis à tous deux d'arriver à la connaissance de faits nouveaux, qui nous a mis personnellement à même de profiter d’une façon si complète de son expérience pratique, de ses connaissances si étendues, de son érudition scientifique, et nous à donné de plus l'avantage de sa précieuse amitié.

M. le professeur Teissier qui a bien voulu accepter la présidence de notre thèse et dont nous avons eu l'honneur d’être l’Interne, nous avait vivement encouragé dans nos recherches. En autorisant nos essais dans son service, il nous a donné une preuve nouvelle, ajoutée à tant d’autres, de sa bienveillance à notre

égard.

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