‹ Des applications périphériques de certains alcaloïdes ou glucosides: Nouveau procédé de régulation de la thermogenèse. Nouveau traitement des maladies aiguës à détermination cutanée. Nouvel agent d'anesthésie localeChapitre 60 sur 75 · ARR OS A CP UE · texte numérisé non relu

ARR OS A CP UE

Les badigeonnages ne furent pas continués, étant donnée l'intensité des symptômes pulmonaires et leur inefficacité

L'enfant mourut le 2 juillet, des progrès de sa bronchopneumonie.

L'éruption avait en grande partie disparu.

L’autopsie montra des lésions nettes de broncho-pneumonie.

OBSERVATION XXIV. — Scarlatine.

(Recueillie par M. Levet, externe des hôpitaux.)

Joannès A..., 10 ans, entre, le 3 juillet 1894, dans la salle des scarlatines, ne 11,

Cet enfant a eu la rougeole.

Son affection actuelle à débuté le 2 juillet par des vomissements et un mal de gorge modéré.

Aujourd’hui, 3, on note une éruption scarlatiniforme typique, surtout abondante sur les membres inférieurs.

La gorge rouge ne présente pas de plaques.

La langue est rouge sur les bords.

Pas d’albuminurie. \ 1er badigeonnage, 2° badigeonnage.

3 juillet. 4 juillet.

DH ASOI AA an are DO UE OH SOL SAR TE, 38°3 DRAC LR are 38,9 DER RU Re, 37,8 ÉLIRE RNA CRE 38 LS HER ER Re 37,9 DAT anse à cle aie site 38,1 D Ds Sara en 37,9 CE rue ne Me 38.3 ONE UNI LIU Le LE qu 38 D M ne lex 38,3 3e badigeonnage. 49 badigeonnage, 6 juillet. 7 juillet.

GR SOLe ER ee eee BRÉOUMAEO NME SOIP Rene ee 000 38°2 AR A nee pts ee 38 SRE 2 ANR 37,3 de Mt etes STAR D SM recente 37,3 SA OP O MAN MCE 37,4 DR SE re ere SPAS 37,9 Ge ee ce ne 37,9 OU PT PA RE PANNE 37,6

La courbe générale fut :

Matin. Soir.

D IMIB ET ne eine ee oo HS ACT SL Pine ue 38,3 ER OO TERRE 38,3 (pas de badigeonnage) (ER SEE M LUE AN EN Z 38,9 TROT et STE es . 38,2 TOO EE Pr PR CE 37,7

La température ne se releva plus. La guérison était complète.

Il est à noter que, le 5 juillet, le badigeonnage n'ayant pas été fait, le lendemain la température était remontée à 38°5.

OBSERVATION XXV, — Scarlatine et angine grave.

(Recueillie par M. Levet, externe des hôpitaux.)

Léopold S..., 8 ans 1/2, entre, le 5 juillet 1894, dans la salle des scarlatines n° 10. -

L’affection a débuté le 2, par un mal de gorge.

Le lendemain éruption ayant débuté par les membres.

Le 5, rougeur diffuse, intense, généralisée, sans intervalle de peau saine.

La gorge est très douloureuse ; plaques blanches sur les amygdales, engorgement ganglionnaire manifeste.

Pas d’albuminurie.

Grande agitation.

Cet enfant fut mis au bain froid dans la soirée du 5.

Le soir, un premier badigeonnage de spartéine, pratiqué pendant la période de réascension thermique, quelques instanis après le bain, ne donna, bien entendu, aucun résultat.

Deuxième badigeonnage le 6 juillet.

GR ESOT PAT EURE 2929 DR ee ATOS A OUR ARR 39,9 3 ROME 39,8 CRUE TR CRE SE SION DS NE RE MATOS

Le deuxième badigeonnage était resté sans effet. L'explication de cette anomalie nous fut immédiatement donnée par l’examen du malade.

En effet, le 7 juillet, au matin, l’éruption avait en grande partie disparu. Au contraire, l’angine persistait, très intense. Les amygdales, surtout la droite, étaient tapissées de fausses membranes épaisses et adhérentes.

On trouvait sur le bout de la langue, une pseudo-membrane adhérente, de la dimension d’une pièce de 50 centimes.

Dysphagie, engorgement ganglionnaire.

Troisième badigeonnage le 7 au soir.

Ge DLL A re . 395 CHARS MON Tane De REC Re HR 39,3 GEL PARLE 39,0 ES RErUR a re a Na0 4

Devant l’inutilité des badigeonnages contre cette angine, on les cesse le 8.

Autres affections à détermination périphérique.

Nousavons pu appliquer nos badigeonnages avec succès dans certaines affections à détermination périphérique, telles que l'érythme noueux, le rhumatisme articulaire aigu, l’eczéma avec fièvre, etc.

Les résultats ont été excellents, mais ils sont encore trop peu nombreux pour nous permettre de conclure définitivement.

Notre conviction est cependant, dès aujourd’hui, que les badigeonnages de spartéine peuvent tout au moins constituer, dans le rhumatisme articulaire aigu, un traitement accessoire très utile‘et aidant considérablement l’action du salicylate ou de l’antipyrine administrés intérieurement... ù Je |

Il est une affection sur laquelle, nous en sommes persuadé, nos applications auraient une action curative semblable à celle qu’elles présentent sur l’érysipèle :

C’est la variole.

Cette maladie, en effet, présente une gravité rigoureusement proportionnée à l'intensité de l’éruption. Le pronostic est bénin quand l’éruption est discrète; grave quand elle est confluente, presque toujours fatal quand elle est hémorragique.

Nous croyons fermement que c'est dans la variole surtout, que les badigeonnages auront une utilité indiscutable et pourront rendre moins sévère le pronostic.

Nous n'avons pas pu encore essayer notre traitement dans celte affection ; mais nous avons l'espoir d’une complète réussite.

Nous croyons que la méthode des badigeonnages de spartéine est destinée à devenir le traitement de choix des maladies aiguës à détermination cutanée, quelles qu'elles soient ; et nous pensons que les résultats ‘obtenus par nous méritent d’être contrôlés et de servir de point de départ à toute une série de nouvelles recherches thérapeutiques.

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