‹ Des applications périphériques de certains alcaloïdes ou glucosides: Nouveau procédé de régulation de la thermogenèse. Nouveau traitement des maladies aiguës à détermination cutanée. Nouvel agent d'anesthésie localeChapitre 59 sur 75 · SCARLATINES · texte numérisé non relu

SCARLATINES

Les résultats que nous a donnés, sur la scarlatine, notre méthode, sont ceux que nous avions prévus; c'est-à-dire qu'is sont conformes aux précédents. «

Ils peuvent se résumer ainsi :

A). — Action puissante sur la scarlatine même. B). — Aucun pouvoir sur les complications déjà établies.

Nous précisons : sur les complications déjà établies, parce que nous croyons qu’appliqués à temps, les badigeonnages les peuvent prévenir.

Dans la rougeole, il n’en est-pas ainsi parce que, le plus souvent, les localisations intenses sur le poumon se développent en même temps que la rougeole ellemême, et constituent souvent même l'essence de la maladie plutôt que des complications.

Dans la scarlatine, au contraire, les complications surviennent en général tardivement et l’on conçoit que toute action curative sur la maladie, puisse en prévenir les conséquences.

Cela dit, voici nos observations :

OBSERVATION XX. — Scarlatine bénigne.

(Recueillie par M. Levet, externe des hôpitaux.)

Alphonse P.,7 ans 1/2, entre, le 15 juin 1894, dans la salle des scarlatines, n° 17.

A noter, dans ses antécédents personnels, la rougeole,

L’affection actuelle a débuté le 13 juin, il y a deux jours, par de grands maux de tête et une dysphagie intense.

Le 14 juin a commencé l’éruption.

Le 15, jour de son entrée, éruption scarlatiniforme typique, sans intervalle de peau saine, à la partie postérieure des cuisses, aux jambés, aux bras et à la poitrine.

Toutefois, l’éruption serait moins intense qu’hier.

La gorge est rouge; on note de petites taches blanches sur les amygdales; pas de ganglions sous-maxillaires.

La langue est d’un rouge vif, blanchâtre au milieu,

Pas d’albuminurie.

Pouls — 120. Température — 38°7.

Un badigeonnage de spartéine, fait le soir mème, donna les résultats suivants :

Gi SOIT en Rs es . 3807 Sn RARE ARE US M ci.

SO AR RE =. 38,6 Se to mio SET A RO ER ROIS tes rare . 88 Sr M RE VAN A727

La température ne remonta pas, et l'enfant entra immédiatement en convalescence.

Nous n’insistons pas sur cette observation, peu concluante, à cause de la bénignité du cas et de l’époque relativement tardive où fut commencé le traitement.

OBSERvVATION XXI, — Scarlatine bénigne.

(Recueillie par M. Levet, externe des hôpitaux.)

Antoine N., 8 ans 1/2, entre le 25 juin 1894, dans la salle des scarlatines, n° 16.

On relève la rougeole dans ses antécédents. L'enfant a un frère et une sœur en bonne santé.

L’affection actuelle a débuté le 24 juin, la veille, par du

larmoiement et du coryza, une céphalalgie intense, un mal de gorge modéré.

L'éruption a débuté ce matin. Elle présente un caractère scarlatiniforme typique; mais elle est légère, plus marquée sur les membres que sur le tronc.

La langue est rouge, framboisée, luisante., |

La gorge est rouge et tuméfiée ; on remarque une tache blanche sur l’amygdale droite. Léger engorgement des ganglions sous-maxillaires.

Pas d’albuminurie.

Pouls — 110. Température — 38°9.

1er badigeonnage. 2° badigeonnage.

25 juin. 26 juin.

OT CAE TEA 28806 breoit RO naens 384 D'HLE T EC URR À 37,1 CS A SAME SNA SAXE OCT 38,3 12 DRE EL Corne 2929 //12/h. 0058 RAR TR 38,9 SRE NN Me te loue STE SA RAP UNSS es 9030 GRR SR DRE ER Se DU AO OL RER SRE en elite 38,1

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Le 26 au soir, la température était de 37°. L’éruption avait disparu à peu près complètement. La guérison était bien établie, sauf qu'il restait un peu d’hypertrophie:et de rougeur de l’amygdale gauche. Les jours suivants, on constata fréquemment des températures de 38° et 38,1, dues vraisemblablement à ce reste d’angine. Mais la guérison ne se démentit pas.

OBsERVATION XXII. — Scarlatine grave.

(Recueillie par M. Levet, externe des hôpitaux.)

Jean G..., âgé de 8 ans, entre, le 26 juin 1894, dans la salle des scarlatines, n° 12.

L'enfant a eu antérieurement la rougeole.

Son affection actuelle a débuté le 24 juin par des vomissements, une céphalalgie intense, un violent mal de gorge.

Le 25 juin, début de l’éruption par le cou. Celle-ci se généralisa rapidement et le 26, on constatait une rougeur diffuse intense, sans intervalle de peau saine, surtout marquée aux membres et au niveau des jointures.

La gorge est rouge et tuméfiée ; plaque blanche sur J’amygdale droite.

Langue rouge, framboisée.

Léger engorgement ganglionnaire.

Pouls — 128. Température — 40°3. Grand abattement.

Albuminurie légère.

1er badigeonnage. 2e badigeonnage. 3t badigeonnage. 26 juin. 27 juin. 28 juin.

6h. soir... 403 | 6h, soir.... 3993 | 5 h, soir.... "3901

TOME do CROIRE RDA ES NT SRE 38 GR POSE 40 RIT TS Ce D DUR VE M FRS AU EEE 27,4

DU ie eee ete DE AE 9 EC M RSA 38 ARE Ne 37,9

Ones 39 Gen ee BEN Se RARES 37,7

STARTER ER 39 REPRISE, 00,08 he us 37,6

La courbure générale fut la suivante :

Soirs. Matins.

2OMUIT tetes AU" 2e neue 39° AAA TEGL U e 39,3 ASIN see 38 AO] UE ee cire 39,1. PAST Ed ANER SON PE 37,6 AIO Er te 37,8 LOUER LEARN 37,4

Puis la température ne se releva plus au-dessus de 3706. La guérison était complète après le troisième badigeonnage.

OusErvarion XXIII. — Scarlatine.et broncho-pneumonie.

(Recueillie par M. Levet, externe des hôpitaux.)

Jean G..., âgé de un an 1/2, entre, le 28 juin, dans la salle des scarlatines, n° 3.

Cet enfant vient de la salle des rougeoles où il était en convalescence depuis dix jours environ.

Le 25, la température de l’enfant, normale les jours précédents remonta brusquement à 39°8.En mêmetemps, survenaient de la céphalalgie, un mal de gorge assez vif, de ia toux et de la dyspnée. ;

Le 27, apparition d’une éruption scarlatiniforme typique, intense et bientôt généralisée.

Le 28, l’éruption est très marquée. L'état général est mauvais ; l’enfant refuse de boire, est très agité, tousse constammentet présente une dyspnée considérable (80 respirations à la minute). è

Sibillances et rudesse respiratoire. Râles sous-crépitants à la base gauche.

La gorge présente des fausses membranes abondantes et noirâtres.

Le soir, un badigeonnage de spartéine fut sans résultat.

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