EXPÉRIENCES COMPARATIVES
Il était intéressant de rechercher si l'administration interne de nos quatre alcaloïdes présente une action régulatrice de la thermogénèse, comme leur application cutanée.
Une pareille constatation aurait été une objection sérieuse contre lès idées physiologiques que nous soutenons. Forree
Cette constatation, nous étions bien sûr, à priori, de ne pas pouvoir la faire, nous basant sur l’examen des faits exposés au chapitre IL et sur les principes normaux de la thérapeutique ; mais, à défaut de ces phénomènes de régulation thermique, l'absorption des médicaments employés aurait pu être suivie d'effets antipyrétiques, comme l’est celle du gaïacol.
Notre interprétation n’en aurait été gênée qu’en apparence; mais il'est bon de montrer qu’elle ne l’est pas du tout. CM
Pour cela, nous nous appuyons, tout d’abord, sur les travaux antérieurs de thérapeutique générale qui
prouvent, qu'à part la solanine, nos quatre produits, au moins à dose thérapeutique, n’ont pas d’action antipyrétique (Gazeau, Morino y Maïs, Gosse, Rabuteau, Roux, Rigolet, Pradal, Bignon, Richet et Langlois, etc.) Puis, nous allons donner le résultat d’es-
sais personnels, montrant que les alcaloïdes qui, péri- : P , q qui, P
phériquement, modifient la température, ne produisent rien de remarquable quand on les injecte dans le tissu sous-cutané des fébricitants.
Voici quelques tracés de température relevés dans ces conditions :