‹ Des applications périphériques de certains alcaloïdes ou glucosides: Nouveau procédé de régulation de la thermogenèse. Nouveau traitement des maladies aiguës à détermination cutanée. Nouvel agent d'anesthésie localeChapitre 66 sur 75 · RÉSULTAT DES ANALYSES D'URINES · texte numérisé non relu

RÉSULTAT DES ANALYSES D'URINES

Pour savoir si nos médicaments passaient à l’absorption, il était tout naturellement indiqué de les rechercher dans les produits de sécrétion eten particulier dans l'urine,

Maigré les difficultés de ces analyses, difficultés qu’exagérait encore l’empioi des doses très faibles, nous les avons entreprises en faisant appel à l'extrême obligeance de M. Stourbe, chef des travaux de chimie à l'Ecole vétérinaire, dont:le concours en la circonstance nous a été particulièrement précieux.

Les procédés qui ont été employés sont au nombre de deux:

La simple dialyse.

Le procédé de Dragendorif.

On sait sur quel principe repose la dyalise ; les alcaloïdes étant des cristalloïdes, et les matières organiques de l'urine qui entravent leur recherche étant des colloïdes, on met l’urine à essayer dans le dialyseur, et, après un temps convenable on essaie les réactions particulières des alcaloïdes dans l’eau qui se trouve de l’autre côté de la membraneet doit contenir ces derniers.

Le procédé de Dragendorff (1), beaucoup plus compliqué, est aussi beaucoup plus sur.

Réduit à ses grandes lignes, ce procédé consiste à épuiser le liquide organique, en milieu acide d’abord, puis en miiieu alcalin, par des dissolvants appropriés, tels que l’éther de pétrole, la benzine, le chloroforme.

Ces dissolvants, séparés ensuite par une simple décantation du reste des liquides, puis évaporés, laissent les alcaloïdes ou les glucosides, à l’état de sels. On peut alors faire agir sur ces sels les réactifs spéciaux et caractéristiques de chaque médicament.

Nous avons traité, par ces deux procédés, à différentes reprises, les urines de la nuit de nos malades soumis aux badigeonnages. Malgré les recherches les plus minutieuses, nous n'avons jamais pu retrouver, dans ces urines, de traces de nos alcaloïdes.

Si les effets thermiques avaient été la conséquence d’une absorption, il est bien évident qu’il en eut été tout autrement.

Rappelons encore que des recherches analogues,

(4) Voir, pour la description complète du procédé de Dragendorff, Hugounenq, — Traité des poisons, p. 332 et suivantes.

entreprises avant nous par différents auteurs, n'avaient pas davantage abouti; et que, suivant M. le Dr Destot, même avec la cataphorèse, qui permet aux médicaments de traverser la barrière épidermique, ceux-ci ne sont résorbés et n’apparaissent dans les urines, qu’au bout de vingt-quatre heures.

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