CONCLUSIONS
J. — Il est certains cas où le Mikulicz, qui est un agent hémostatique et cloisonnant de premier ordre, remplit d'une façon bien insuflisante le rôle de drain.
[Es — Dans ces cas, il peut-être d'un grand avantage de créer, à la partie déclive, une voie de dérivation, en perforant le cul-de-sac de Douglas et de faire passer par cette ouverture et par la plaie abdominale des drains ou des mèches de gaze suivant les indications.
II. — Ce mode de drainage présente des avantages dans deux sortes de cas:
A). — Drainage primitivement établi ;
Pour drainer rapidement et d'une façon continue soit le liquide d’une cavité suppurée, cloisonnée, soit celui d’une péritonite généralisée ;
Par mesure de précaution, après l’enlèvement de certaines tumeurs inflammatoires ou néoplasiques ayant nécessité une opération longue et complexe.
pr
B). — Drainage secondairement établi :
Quand, au cours d'une seconde intervention, nécessitée par l'apparition ou la persistance de symptômes d'infection, on se trouve en présence du pus collecté dans le Douglas ;
Quand la cavité cloisonné d'un Mikulicz est secondairement infectée, soit par les exsudats, soit par un
accident post-opératoire (perforation intestinale, par exemple):
Enfin, quand, le cloisonnement étant obtenu, il est cependant utile de poursuivre pendant quelque temps le drainage avec un petit drain de caoutchouc.
IV. — Suivant que dominent les indications du cloisonnement ou du drainage, on emploie la gaze ou le drain, soit successivement, soit diversement combinés.
Vus Le President de la Thèse,
Antonin PONCET.
Vue
Le Doyen, LORTET
Vu ET PERMIS D'IMPRIMER :
Lyon le 4 juillet 1900.
Le Recteur, Président du Conseil de l'Université