‹ Des Arthropathies Chez Les HémophilesChapitre 2 sur 19 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

L’hémophilie en tant qu’entité morbide est très anciennement connue. On la trouve relatée depuis de nombreuses années puisque Alsa Harani, médecin arabe mort à Cordoue en 1107, parle déjà d’enfants qui en se frottant les gencives étaient arrivés à se donner des hémorragies mortelles.

Mais ce n’est guëre qu'au commencement du xix° siècle que l’on commence à parler de manifestations articulaires dans l’hémophilie. Lebert en 1837 constate la coexistence des douleurs articulaires qu'il attribuait d’ailleurs au rhumatisme. Hugues, en 1832, publie une observation de rhumatisme articulaire avec diathèse hémorragique que nous reproduisons plus loin. Tardieu en 1841 étudie à son tour un cas du même genre. On trouve ensuite les travaux de Grandidier en Allemagne où cette affection est beaucoup plus commune qu’en France (1855), puis de Constantin Paul en 1864, de Poncet de Lyon en 1871, qui rapporte les arthropathies hémophiliques au rhumatisme. Malgré ces observations, Cadet de Gassicourt en 1876 nie les arthropa-

thies hémophiliques dans une clinique sur l'hémophilie.

La vulgarisation de la radiographie détermine Sabrazès et Cabannes à étudier ces arthropathies par ce procédé, et la même année Thébaud de Bordeaux en fait le sujet de sa thèse inaugurale.

La même année encore, Fry tente pour la première fois d'arrêter les hémorragies hémophiliques par l'injection de sérum frais.

Kœnig en 1891 a l'occasion de faire plusieurs autopsies de malades morts d’arthropathies hémophiliques, ce qui lui permet d’en fixer l'anatomie pathologique.

Depuis nous trouvons en 1893 deux thèses de Paris, en 1895 le travail de Gayet et l’année suivante la thèse de Meynet de Lyon dont la lecture nous a été très utile pour la rédaction de ce travail. Puis en 1902 l’article de Piollet dans la Gazette des Hôpitaux.

En 1905 la question prend un nouvel essor avec les communications du D'P. Emile- Weil à l’Académie des Sciences. En 1907 Carrière au Congrès de Paris fait un rapport sur ce sujet qui provoque de nouvelles études et de nouvelles communications.

Enfin nous avons les articles de notre maître le professeur Broca et les recherches de P. Emile- Weil et pour clore la série le tout récent article de Laroche et Vaucher du 22 mai 1909 qui nous aété d’un grand secours.

Page 1