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220022 1881, u’apportant à son texte que de très légères modifi- . cations.
Faisons remarquer toutefois, que les articles 52 et 53 ne se trouvent pas dans la loi de 1881 et qu’en outre l'art. 29 augmentele nombre des maladies contagieuses. Ces nouvelles maladies sont : le charbon emphysémateux ou symptomatique et la tubereulose dans l'espèce bovine ; la fièvre charbonneuse, Le sang de rate dans les espèces chevaline,bovine,ovine et caprine; le rouget, la pneumo-entérite infectueuse dans l'espèce porcine.
Le préfet et le maire ont des mesures nombreuses à prendre en cas d’épizooties. Ces autorités se trouvent en bonne place pour constater la maladie et en enrayer de suite les progrès ; aussi la loi leur a donné à ce sujet des pouvoirs importants. Déjà la loi municipale de 1884,reproduisant les termes de celle de 1790, avait confié au maire le soin de prévenir et de faire cesser les maladies épizootiques, mais cette loi n’a qu'un intérêt secondaire, car la loi de 1898 est venue préciser les obligations du maire sur la matière.
Des mesures peuvent être prises pour toutes les maladies en général, d'autres sont spéciales au contraire à chaque maladie. Nous nous occuperons d'abord des premières el
nous passerons ensuite à l'étude des autres.
$ 1.— Mesures communes à. toutes les maladies
Les principales maladies épizootiques sont : la rage dans toutes les espèces ; la peste bovine dans toutes les espèces
de ruminants : le péripneumonie contagieuse, le charbon
emphysémateux où symptomatique et la tuberculose dans l'espèce bovine ; la clavelée et la gale dans les espèces ovine et caprine ; la morve, le farcin, la dourine dans les espèces chevaline et asine; la fièvre charbonneuse ou sang de rate dans les espèces chevaline, bovine, ovine et caprine ; le rouget, la pneumo-entérite infectueuse dans l'espèce porcine. |
La peste bovine est la plus redoutable des maladies
épizootiques ; très répandue autrefois, elle inspira les nom-
breux arrêts que nous avons tout à l'heure passés en.
revue. Les cas de peste bovine sont encore fréquents et il est d'autant plus nécessaire de prendre des mesures contre cette maladie, qu’elle peut s'attaquer à tous les ruminants: elle ne présente pas cependant dans toutes les espèces le même caractère de gravité. Les bêtes à cornes qui en sont alteintes succombent presque toujours à la maladie, tandis que chez les petits ruminants, tels que les moutons, elle entraîne rarement la mort. Même chez ces animaux, il est nécessaire de prendre des mesures spéciales et préventives de la peste bovine, car ils peuvent contaminer les bêtes à cornes et propager la maladie sur les marchés. Ainsi qu'on a pu le constater souvent, si les autorités publiques qui sont chargées de prendre les mesures les ont fait observer rigoureusement, le fléau est facilement enrayé, tandis qu'au contraire, si elles n’ont pas eu ce soin, la maladie se propage avec rapidité.
La péripneumonie contagieuse, spéciale à l'espèce bo-
vine, est non moins dangereuse pour les animaux ; très