RO
« ne pouvait se fonder que dans une série de précédents € suffisants pour établir un usage constitutionnel, et, en « fait, on ne pouvait soutenir qu’une telle prétention eût « jamais été avancée par la Chambre des Communes. »
Ce qui est vrai, c’est que les Communes avaient très bien compris qu’en face d’une assemblée recrutée, comme l’état celle des lords, par la royauté elle-même, le seul moyen pour elles de maintenir les libertés anglaises, c'était « de tenir les cordons de la bourse? ».
€ La Chambre des Pairs, dit très justement Blackstone € sur ce point *, est un corps héréditaire permanent, dont « les membres sont créés à volonté par le roi; on sup- « pose qu'ils sont plus susceptibles d’être influencés par « la couronne et de rester sous cette influence, une fois « établis, que ne le sont les Communes, corps électif et « temporaire, librement élu par le peuple. Il suffit donc « que les Lords aient le pouvoir de rejeter, s’ils pensent « que la Chambre basse est trop prodigue et trop impré- « voyante dans ses concessions. »
L'énergie de la Chambre des Communes a été récompensée par le succès. Depuis longtemps les Lords, suivant les expressions mêmes de Lord Disraëli, € sans recon- « naître la légalité du principe, ont respecté la règle » posée par elle; ils ont, en fait, renoncé à user du droit