OBSERVATION IV
(Extrait des Archives de Neurologie, 80-81, Docteur FLUGGE).
Il s’agit d’une femme de 45 ans, qui un jour s’arrache la langue et la jette à terre sous la forme d’une masse rouge, saignante, portant à son extrémité, des lambeaux de ligament glosso épiglottique. « C'est dit-elle la voix de Dieu qui lui a enjoint de s’arracher un membre, elle n’a choisi la langue que parce que le diable qu’elle à dans le corps s’est posé sur cer organe. » Cette mutilation, s’il faut en croire le Docteur Flügge, n'avait pu être accomplie que par l'introduction des doigts jusque sous la glotte et la traction violente opérée à ce niveau sur La base de la langue déchirée à l’aide des ongles. Elle n’entraina d’autres accidents qu'une hémorrhagie modérée, un peu d’hyperthermie dnrant douze jours, de l'obscurité très relative dans l’articulation des mots. La guérison de la blessure avait lieu complètement et la malade ne tardait pas à faire dé merveilleux progrès dans l'exercice de la parole. Trois mois après elle était intelligible pour tous.