S 2. — HYSTÉRIE
On sait qu’un des traits les plus saillants du caractère des bhystériques est le désir de se faire remarquer, de poser, d’inspirer la pitié. [Is ont une tendance à exagérer certains phénomènes vrais, à en simuler d’autres ; le besoin defaire des dénonciations, de mentir, Rien ne les arrête, rien ne les rebute, pas même les choses les plus répugnantes; ils boiront leurs urines, mangeront leurs matières fecales, dans le but de faire croire à des troubles de nature à Îles rendre intéressants. Pour se mettre en scène, ils se mutileront, se feront accusateurs.
Ajoutez qu’ils sont souvent obsédès par des senti--
ments et par des idées, qu'ils ne peuvent fixer les idées mobiles, chasser les idées fixes, qu'ils ne savent pas, ne peuvent pas, ne veulent pas vouloir (Huchard). Si l’on songe maintenant que leur anesthésie peut s'étendre à toutes les modalités de la sensibilité, tact, douleur, température, qu’elle intéresse souvent, non seulementlapeau,maisles muscles,lesos,que l’on peut parfois, comme dit Pitres, piquer le périoste, frapper leurs os avec des corps durs, sans provoquer la moindre douleur, on comprendra que certains d’entre eux aient créé de toutes pièces, des histoires d’agression, de meurtre, de viol, qu’ils les aient étayées de mutilations qu’ils se pratiquaienteux-mêmes; on comprendra qu'ils aient soutenu l’accusation, acceptée sans le moindre remords la condamnation qu'ils faisaient infliger à un innocent.
Nons citerons deux cas devenus classiques.