‹ Des Automutilations Chez Les AliénésChapitre 47 sur 54 · ANT · texte numérisé non relu

ANT

TE Phomme normal. Ajoutez que l’éducation est demeurée impuissante à les développer, que certaines impulsions se sont accrues dès le bas âge de nombre d'expériences. L'instinct parle, ils se précipitent avec la dernière fureur : ce sont des attentats à la pudeur, des viols, des incestes, des actes de bestialité, etc., etc. Par bonheur il n’en est pas ainsi de tous. Certains n’ont point de penchant pour ces formes violentes de l'instinct sexuel. La jouissance que procure l’onanisme leur suffit (1). M. Sérieux, cite un jeune homme de 19 ans, qui n’a jamais eu de relations sexuelles, mais qui se masturbe sans relâche, même en lisant.

Ils ne s’en tiennent pas toujours là. Vienne le jour où, suivant la loi de l'habitude, la sensibilité se sera émoussée, le plaisir affaibli; c’est alors que pour restaurer ce plaisir, pour réveiller cette sensibilité qui s’eteint, l’onaniste se soumettra à toutes les suggestions de son imagination échauffée ; il recourra à des artifices, il se mutilera. Tel est exemple fameux entre tous, cité par Christian (2): « Il s’agit d’un berger du Languedoc, qui depuis l’âge de 15 ans s’était livré

avec fureur à la masturbation. Vers l’âge de 26 ans,

les manœuvres manuelles ne produisant plus l’éjaculation, il commenca à se servir d’une baguette en bois d'environ 6 pouces de longueur. Ce moyen étant devenu plus tard insuffisant, il se fitsur le gland dans la direction du canal, une incision avec un mauvais

(4) Sérieux, Anomualies de l'instinct sexuel, thèse Paris 1888.

(2) Dictionnaire des Sciences médicales,

couteau, il arriva peu à peu à se fendre la verge jusqu’au pubis, alors 1l recourut de nouveau à la baœuette qui un jour lui échappeettombe dans la vessie, il fallut opérer de la taille. Il guérit de l'opération».

(Christian). — Observation : «Un jeune homme pour se procurer des sensations voluptueuses, se servait de deux boutons de chemise ordinaires en porcelaine reliés par un fil. Il les introduisait dans le méat urinaire et les faisait glisser jusque dans la portion membraneuse. Un bout de fil qu’il laissait pendre au dehors, lui servait à les retirer. La dernière fois qu’il avait répêté cette manœuvre, les boutons avaient pénètre plus profondément que de coutume, Jusque dans la vessie. Quand il voulut les retirer, il ne put y parvenir et cassa le fil dans ses tentatives. On parvint à retirer les boutons entiers à l’aide d’un lithoiriteUr>

Nous avons cité deux exemples qui intéressent homme; la femme n’est pas étrangère à ces manières d’automutilations.

Morgagni, cite l’observation d’une jeune fille qui se masturbait avec une épingle à cheveux en laiton, fourehu aux angles à son milieu. Tout à coup, elle Ja sentit échapper et rentrer dans la vessie.

On pourrait multiplier les exemples de cette nature, ils abondent dans la littérature médicale. Nous nous en tiendrons à ceux là.

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