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II. — Sadisme

« Trouver dans une souffrance de degré très variable, tantôt légère, tantôt grave ou d’un raffinement

atroce, qu’on fait infliger, qu’on voit infliger ou qu’on inflige enfin soi-même à un être humain, la condition toujours nécessaire de la jouissance sexuelle. » Voilà le sadisme. |

Sans parler de ces sadiques idéaux, chez lesquels tout se passe en imagination, chacun d’eux ayant une scène sadique propre qu’ils évoquent chaque fois et qui leur procure la jouissance, il est bon nombre d'individus que la vue du sang qui coule, la vue d’une flagellation, d’une fessée excite, qui ne se résoudraient jamais à faire couler le sang d'autrui.

Les sadiques vont plus loin, ils flagellent, ils torturent, is mutilent. ils tuent.

[ y a les piqueurs de fesses, les piqueurs de jambes, les piqueurs de doigts, les mutilateurs, les assas. sins (Jack l’Eventreur, le Tueur de bergers, etc...).

Parmi ces impulsifs, il en est qui, conscients de leur anomalie, ne peuvent se résoudre à commettre l’acte que leur conscience réprouve. C’est sur eux’ mêmes qu’ils font dériver toute la force de leur impulsion. C’est leur propre sang qu’ils font couler.

Krafft-Ebing (1) cite un homme qui ne fut guère toute sa vie qu’un sadique idéal, lequel à 10 ans éprouvait une étrange volupté à voir couler le sang deses doigts. Aussi se piquait-il, se coupait-1f la main afin de provoquer la sensation voluptueuse.

Plus curieux encore est le cas cite par Garnier (2). Ici, nous avons affaire à un sadique qui ne se re-

(14) Psychopathia sexualis.

(2) Paul Garnier, Les fétichistes pervertis et invertis sexuels

JENQUEE

tourné contre lui-même que parce que l’occasion de satisfaire son impulsion lui a manqué.

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