Rosin, Das polizeiverordumgesrechl, page
Quant aux autorités locales, la loi de 1850 leur permet de faire des ordonnances pour toute la commune avec pénalité sans autorisation de l’administration du district. Mais la loi de 1867 permet au gouvernement de régir la police locole par un délégué de l'Etat. La loi du 13 décembre 1872 a réglé les attributions des au'‘orités des cercles.
Le contrôle des ordonnances est divers selon que l’on étudie sa légalité ou sa nécessité. L'examen de sa légalité rentre dans les attributions des tribunaux, celui de sa nécessité dans celles de l'administration supé” rieure.
De cet aperçu rapide de la police prussienne, celte conclusion sera tirée, que bien qu'avec des organisa lions diverses, avec une unité en apparence moins bien établie que celle de la police française, la prussienne est en réalité bien unie, dans les mains du ministre de l'Intérieur, qui par son droit d'établir partout des fonctionnaires d'Etat en cas de résistance à ses instructions, tient bien sous son autorité les agents municipaux élus de police et qu'ainsi a été évité l’écueil qui pouvait faire de la police prussisnne l’image fidèle de la police française, c’est-à-dire un corps sans direction et par suite sans utilité, qui n'est plus apt à remplir
-e rôle de plus en plus difficile qui lui est dévolu.