CONCLUSIONS
1° Le médecin-expert ne peut que difficilement se prononcer sur la nature d’une blessure de l’abdomen sans lésions apparentes des parois, lorsqu'il est appelé peu de temps après la production de cette blessure ;
2° Dans ce cas il devra toujours réclamer le droit de procéder à un examen ultérieur avant d'émettre un avis compétent;
3° Il lui sera également difficile de pronostiquer la plus ou moins grande gravité d’une blessure, même après en avoir reconnu la nature ;
4° Le médecin expert appelé par des parties civiles à l’effet de déterminer la cause productrice de certaines tumeurs, notamment de celles du pancréas, devra soigneusement relever s’il y a lieu, les antécédents traumatiques du blessé ;
Shore
s° En présence d'une autopsie négative, le médecin
expert est autorisé à considérer la mort comme due à une action réflexe d’origine nerveuse ;
6° Le médecin expert devra tenir compte des maladies antérieures des blessés qui diminuent la résistance des organes aux traumatismes ;
7° Le diagnostic des blessures de l’abdomen sans lésions des parois ou blessures accidentelles, homicides et suicides ne peut être tiré que des commémoratifs.