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l'individu debout, atteint par un choc rapide mais de courte durée comme un coup de pied, si l'individu frappé ne se trouve pas au point maximum de la force, il tombe sous la poussée et peut en être quitte pour une chute, une contusion légère, un ébranlement nerveux passager. Supposez le même individu, toujours debout, mais appuyé à un plan résistant, atteint par un agent vulnérant de même nature et de même intensité, qu’en résultera-il? Il en résultera le plus souvent des lésions irrémédiables, car les viscères abdominaux fuiront bien devant le choc autant que leur permettra leur structure anatomique, mais il arrivera un moment où au moins Pun d’entre eux sera pris entre l'agent vulnérant et le plan résistant, pendant un instant, cela est vrai, mais c’est assez. Ce rôle de plan résistant est souvent rempli par la colonne vertébrale, la première des 149 observations rassemblées par Nimier et celle de Baudens notamment en sont la preuve. Il en est de même si Pindividu est à terre, surtout si au lieu d’avoir affaire à une cause agissant rapidement, et par choc, on a affaire à un agent plus lent, et opérant par pression, tel par exemple qu’une voiture lourdement chargée. Il n’est pas non plus sans intérêt de savoir si l'individu s’est rendu compte s'il allait avoir à supporter un choc. Dans ce cas il y a une contraction des muscles, involontaire la plupart du temps. Ces organes peuvent alors au risque d’être déchirés et si le choc ou la pression ne sont pas trop considérables, atténuer, tout au moins en partie, l'effet de la violence extérieure.
Ces quelques considérations s’appliquent aux cas dans lesquels il y a eu choc direct, c’est - à - dire
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contact entre l’agent vulnérant et le blessé. Dans les cas de chocs indirects il importe également de savoir sur quel point le corps du blessé a pris contact avec le plan résistant remplissant ici le rôle d'agent vulnérant. Car comme nous le verrons pour les blessures du foie notamment, il n’est point indifférent que telle ou telle partie ait portée sur le sol.
Enfin il faut considérer les cas plus complexes où à l'effet de la chute sur le sol s’adjoint celui d’un choc. Des observations de Nimier rapportent le cas d’un maçon tombant d’un échaufaudage et recevant Îles planches le composant sur le corps; d'un petit garçon tombant sur une borne et recevant un camarade sur le dos. À ces cas nous rattacherons ceux où il y a chute avec un fardeau, porté soit sur les reins, soit sur le ventre.
En face de symptômes d’une gravité exceptionnelle et d’une rapidité foudroyante qui se produisent dans certains cas, on se demande qu’elles peuvent être les causes de ces phénomènes morbides. Ces causes doivent être recherchées dans l’état physiologique des organes du blessé. Il n’est pas de peu d'importance que des organes susceptibles d’une distension, mais d’une distension limitée comme l’estomac, l'intestin ou la vessie, soient remplis de matières ou de liquides. En ce cas l’action des traumatismes est beaucoup plus aisée, car l'organe a perdu une partie de sa mobilité, ou il ne peut se dissimuler derrière d’autres organes, et leurs effets sont plus graves, car le contenu de ces organes étant des matières plus ou moins liquides est peu compressible, et un choc de moyenne intensité suffit à déterminer une déchirure