HESSE
a. Landgraves de Hesse. — On ignore si les landgraves de Thuringe ont fait frapper pour la Hesse des bractéates spéciales ; le plus probable est qu'à cette époque les bractéates landgraviales thuringiennes eurent cours en Hesse.
La numismatique hessoise ne commence donc qu'avec la princesse Sophie de Brabant, qui disputa victorieusement, en 1263, la Hesse à Henri Y\\\\x^ivQ{derErlauchte)^ margrave de Misnie. Son fils, Henri l'Enfant, 1265-1308, fut reconnu
pour landgrave de Hesse, en 1292, par Adolphe, roi des Romarins.
On possède des bractéates hessoises, remontant à l'époque du règne de ce prince et de sa mère. Les unes sont muettes, les autres portent le nom des divers ateliers monétaires de la Hesse, mais n'en sont point, pour cela, comme on l'a cru à tort, des monnaies municipales qui n'existaient guère à cette époque.
On peut, sous le rapport des légendes, diviser ces bractéates hessoises en trois classes :
1® Celles où figure le nom de l'atelier monétaire d'Alsfeld, très-vieille ville de la Haute- Hesse;
T Celles où figure en grands caractères le nom de la ville de Marbourg, un des principaux ateliers monétaires de Henri le Jeune. (Nombreuses bractéates frappées ordinairement aux types du lion ou des lions le plus souvent couronnés.)
T Celles qui sont muettes ou qui portent de simples initiales, telles que H {Henricus)^ N {Nummus ou la ville de Numburg), F (initiale certaine de Talelier important de Frankenberg),
Aucune de ces bractéates ne porte le nom du seigneur. On les a longtemps attribuées, à tort, à l'époque delà domination des landgraves de Thuringe sur la Hesse, et principalement au dernier landgrave, Henri Raspe.
Ces bractéates de Hesse, déjà décrites pour la plupart par Seelânder, sont peu connues et en somme peu nombreuses. Les types sont caractéristiques, nettement et distinctement frappés, mais révèlent un art peu raffiné. La figure centrale est entourée d'un grènetis ou cercle perlé, fortement en relief. Ce grènetis presque constant est caractéristique. En dehors de lui, existe un bord plat, tantôt uni, tantôt marqué de quatre besants, alternant avec les lettres V. H. {Heinricus venerabilis ?) qui souvent figurent seules. Ce
bord lui-même se relève un peu extérieurement ; aussi la portion assez large sur laquelle sont marqués les besants ou points et les lettres, est-elle légèrement creuse. Ces bractéates sont toutes de moyenne grandeur; le métal est d'un titre élevé, et le flan beaucoup plus épais que celui des bractéates voisines de Thuringe.
Les types sont variés ; ce sont : deux tourelles séparées par une tige de fleur de lis; très-souvent le landgrave, assis ou vu à mi-corps, tenant divers emblèmes ou supportant deux tourelles, parfois sous une triple voûte surmontée ellemême de tourelles ; un lion couronné dressé ou passant sous la triple voûte ; deux épées droites (type appartenant plutôt au Brandebourg); un lion vu à mi-corps et une tour; deux têtes couronnées sous des arcades, ou au-dessus d'un lion passant; deux lions entiers ou vus à mi-corps, affrontés ou séparés par un arbre, une tourelle, etc. ; une tête de face bouclée avec couronne et collier de perles; deux têtes d'aigle sous un édifice ; sur une arcade trois tours dont la médiane est surmontée de deux boules. Ce type des trois tours est très-fréquent, et offre de nombreuses variétés.
Quelques bractéates hessoises portent une effigie de femme; c'est celle de la princesse Sophie, tutrice de son fils mineur, Henri l'Enfant, et non celle de Sainte-Elisabeth, comme on l'avait cru.
b. Abbaye de Fulde ou Fulda {Électorat de Hesse-Cassel). — Cette abbaye puissante fut fondée en 744. En 1012, Henri H accorda à l'abbé Brantho le droit de frapper monnaie, droit qu'il confirma en 1019. Avec l'abbé Conrad I" commence une belle et nombreuse série de bractéates, qui se continue jusqu'à la fin du quatorzième siècle. Malheureusement il s'en trouve parmi elles beaucoup de fausses, ou du moins de douteuses, surtout parmi les plus belles ; beaucoup paraissent avoir été fabriquées par Seelânder qui
en a gravé un certain nombre sur les planches de son ouvrage.
Les monnaies de Fulde et principalement ses très-nombreuses bractéates ont été décrites par le docteur Hinkelbein, dans la revue intitulée Buchonia, publiée à Fulde par Schneider, de 1826 à 1829. Nous n'avons malheureusement pu consulter ce travail, et nous en avons été réduits aux quelques indications du journal : Die numismatische Zeitung de Weissensee, et aux bractéates de Fulde que nous possédions nous-mêmes.
Les premières bractéates de cette abbaye sont fort belles et très-analogues, comme style et comme fabrication, à celles de Hildesheim. Les abbés y figurent, en général, mitres.
On connaît une seule bractéate de Tabbé Conrad I", H34-H40, sur laquelle il parait assis, avec la légende
SANCTVS BONIFACIVS CONRADVS ABBAS.
La bractéate attribuée par Seelànder à son successeur Atholf ou Aleholf, 1140-11 48, est fausse. 11 en est probablement de même de celle deTabbé Henri, 1148-1150.
On connaît de chacun des abbés, Marquard, H 50-11 64, et Hermann, H 65-11 68, une fort belle et grande bractéate. Sur celle de Marquard, le buste de l'abbé figure audessous de celui de Saint-Boniface ; sur celle d'Hermann, Tabbé est assis sous une voûte, tenant la crosse et le livre des évangiles. Les légendes sont belles et complètes : S-C-S
BONIFACIVS MARQVARDVS. AB. et HEREMANNVS DE GRACIA ABBAS IN VVLDAHA.
Les bractéates de moyennes dimensions attribuées à Tabbé Burchard, 1168-1176, sont, pour la plupart, trèsprobablement fausses; les autres sont d'une époque plus moderne. Celles que l'on croit fausses ont toutes un air de famille très-particulier ; elles ne portent point de légendes complètes, mais bien des initiales B-R-H-R-T alternant sou-
vent sur la circonférence avec des rosettes, des points ou des croisettes. Il existe beaucoup de bractéate^ de mêmes dimensions et de même catégorie, attribuées depuis longtemps à Fulda, et en particulier aux abbés Marquard (M-A-R-C), Henri (H-N-H-N ou H-E-N-R), Hartmann? (H-E-R-T), Berchlhold (B-E-R-T ou B-E-R-T-H-O). Il est
probable que toutes ces bractéates, d'aspect si pareil, bien qu'appartenant à une succession d'abbés dont les règnes embrassent une période de plus d'un siècle, ont été fabriquées par un seul et même faussaire; très-probablement aussi elles ont été imitées d'une bractéate authentique, appartenant à l'abbé Henri IV de Fulde, 1243-1261. Elles ressemblent beaucoup aussi à certaines bractéates de Hersfeld, frappées à Ârnstadt, vers la fin du treizième siècle. (V. Hersfeld.) Mais celles-ci sont bien plus grossièrement frappées, les types sont plus lourds, le grènetis beaucoup plus gros, les flans plus minces et le métal d'un litre inférieur. Les types de ces bractéates fausses de Fulde sont fort nombreux et ont été distribués entre les divers abbés, d'après les lettres de leurs légendes. Ils représentent toujours l'abbé assis, avec la mitre à simple ou double pointe; sur la circonférence figurent les initiales dont nous avons parlé, généralement très-espacées , très -souvent même disposées suivant les extrémités de deux des diamètres de la bractéate. M. de Kôhne a publié, en 1849, deux belles et grandes bractéates de l'abbé Burchard, 1168-H76; sur la première, l'abbé figure debout, avec la légende : BVRCH ARDVS ABBAS FV, qui se termine sur une bande transversale de son vêtement, par les lettres LDCNSIS SCS; sur la seconde, il parait assis, avec une légende à peu près semblable. Ces bractéates de Fulde ont aussi une grande ressemblance avec les bractéates contemporaines des abbés de Hersfeld, ressemblance parfois si grande qu'elles paraissent avoir été gravées par un seul et même artiste.
Conrad 11,1177-1192.
Bractéates de moyeDnes dimensions, sur lesquelles figure l'abbé assis y portant la mitre conique; bractéates tantôt muettes, tantôt avec la légende : CONRADVS. ABBAS.I.V.
Bractéates muettes de mêmes dimensions, où l'abbé, coiffé de la même mitre, paraît à nai-corps sous une triple voûte ornée de trois tourelles (plusieurs variétés attribuées à tort à l'abbé Marquard par Seelànder).
Henri III, 1192-1216.
Les bractéates qu'on attribue à cet abbé appartiennent plutôt à l'abbé Henri IV. Peut-être cependant faut-il classer à ce règne une bractéate sur laquelle figure un abbé milré assis, tenant obliquement devant lui la crosse et saisissant de la main gauche une croix, à côté de laquelle on voit un élégant petit édifice religieux.
Cunon (Conrad), 1216-1222.
Plusieurs grandes bractéates portant l'abbé assis, tantôt muettes, tantôt au contraire avec légendes fort complètes.
Sur un certain nombre de bractéates de mêmes dimensions, parfois fort belles, figurent deux prélats mitres, assis côte à côte. La plupart sont muettes; sur une d'entre elles cependant, figurée dans Seelànder, et malheureusement fort douteuse, on lit la légende : HEINRICV.D.G.A. HERSF f CVNO.Dl.CRA. ABB.I.V. Ces curieuses bractéates auraient donc été frappées en commun par les abbés Conrad de Fulde et Henri de Hersfeld.
Conrad III, 1222-1247, f 1249.
Plusieurs bractéates douteuses portant des légendes; d'autres sont muettes ; on y voit l'abbé assis , parfois entre deux prêtres, dont on n'aperçoit que la tête et les épaules; d'autres fois à côté d'un personnage (un Saint?) qui le bénit; d'autres fois, enfin, seul et debout.
Henri IV, 1249 f 1261.
Nombreuses bractéates pour la plupart muettes, souvent
attribuées par erreur à Tabbé Henri V; on y voit presque toujours Tabbè assis; parfois on y lit : AB AS FV ou H-E-N-R, etc. (V. plus haul ce que nous disons à propos des imitations qui ont été faites de cette dernière légende.)
Berchthold II, 1261-1271.
L'abbé vu à mi-corps, parfois sous une double ou triple arcade tourelée ; légendes : A-N-A-N ou V-A-N-V-A-N, ou T-H-N-H, etc. Nous avons vu que les bractéates attribuées à cet abbé, et portant les légendes BERT ou BERTHO, sont probablement fausses.
Berchtold IV, 1274-1286.
L'abbé assis B-A-B-A {Bertholdus abbas)^ ou B — f — B~t— .
Henri V, 1288-1313.
L*abbé assis, tenant de chaque main divers attributs, tourelles, étoiles, etc. ; bractéates muettes, ou avec les légendes : S BONIFACIVS et A-B-A-S. — Toutes ces dernières bractéates, sauf celles qui portent le nom deSaint-Boniface, sont bien difficiles à distribuer exactement entre Fulde et Hersfeld.
c. Ville de Gelnhausen. — Atelier impérial où Frédéric II fit frapper des deniers à double face, et très-probablement des bractéates.
d. Herrenbreitungen . — Les abbés d'Hersfeld possédaient ici, au treizième siècle, un atelier monétaire. Il est probable que quelques-unes de leurs bractéates, qui s'éloignent absolument du type Ihuringien particulier à la grande majorité d'entre elles, ont été frappées dans cette localité.
e. Abbés de Hersfeld. — Les bractéates des abbés de Hersfeld, frappées à Arnstadt, sont décrites dans l'ouvrage de M. de Posern-Klett.
Ces prélats frappaient monnaie, non-seulement à Hersfeld, mais aussi à ^rnstadt, Côlleda et Herrenbreitungen. (V. CCS noms.) Leurs bractéatcs commencent vers 1180, pour se prolonger jusqu'au milieu du quatorzième siècle. Sur les plus anciennes, Télégance des types atteste la main d'un graveur habile, qui a dû prendre pour modèle les belles bractéates de Mayence-Erfurt. Le type qui paraît d'ordinaire sur celles de Hersfeld est Teffigie de l'abbé ; à côté de celle-ci, on en voit souvent une seconde, que ce soit celle du Saint, patron du couvent, ou celle de son fondateur, ou bien encore celle d'un bailli. Les légendes indiquent, en général, le nom de l'abbé, du moins il en est ainsi sur les plus anciennes, et souvent aussi son titre ABBAS HERSFELDENSI..., mais elles sont parfois fort incorrectes, parfois même indéchiffrables, ce qui a causé de grandes erreurs de classement. Il existe aussi des falsifications modernes de ces bractéates.
La ressemblance extrême des bractéates des abbés de Hersfeld avec celles frappées à Erfurt par les archevêques de Mayence, indique clairement que leur lieu d'origine est Arnstadt et non Hersfeld. Quant à l'initiale A, souvent figurée sur celles qui sont muettes, elle peut aussi bien signifier Abbas qu'Arnstadt.
On possède de grandes et belles bractéates de l'abbé Siegfried (U 80-1 200). Sur deux d'entre elles seulement, figure la légende SIFRIDVS; sur l'une, l'abbé est assis de face; sur une autre bractéate fort curieuse, on voit, sous une double voûte supportant cinq tourelles, deux prélats vus à mi-corps, tous deux crosses et mitres. (Seraient-ce l'abbé de Hersfeld et l'archevêque de Mayence, son voisin à Erfurt ?)
. Les bractéates de l'abbé Jean (1200-1215), sont belles et très-nombreuses (pi. VI, n* 68). Souvent l'abbé, la tête nue et bouclée, figure debout à côté d'un Saint ; d'autres fois.
il est assis aux côtés de l'empereur couronné , plus rarement aux côtés du bailli, portant la coiffure seigneuriale. L'abbé tient, en général, la crosse, tandis que l'empereur porte le sceptre ou Tépée, et le bailli également Tépée. D'autres fois, l'abbé figure seul ou debout entre deux personnages ecclésiastiques vus à mi-corps. Beaucoup de ces bractéates sont muettes ; mais on les classe facilement au règne de cet abbé, par la comparaison avec celles qui sont pourvues de légendes.
Sur leurs bractéates, les abbés Henri (1215-1219) et Louis (1219-1242) figurent assis, coiffés de la mitre à simple ou double pointe ; parfois cependant ils paraissent debout ou à mi-corps. (Nombreuses variétés.)
Les bractéates de l'abbé Werner (1242-1260) portent la légende : HRSFELD VENHER AB [Hersfeldensis Wemher abbas); l'abbé y figure assis et mitre.
Sur des bractéates de cette époque, avec légendes incorrectes, mais où l'on retrouve cependant facilement le nom de Hersfeld, l'effigie de l'abbé est remplacée par celle d'un seigneur, armé d'une épée et tenant un faucon sur le poing. Ces bractéates ont été, selon toute probabilité, frappées par quelque bailli de Hersfeld.
On connaît une seule bractéate de l'abbé Jean (1273).
Avec Henri de Swinrode, abbé de 1278 à 1300, commence une fort nombreuse série de bractéates, de dimensions bien moindres, presque toujours marquées de quatre lettres aux quatre points opposés de la circonférence qui est large et plate. Ces lettres sont :
[Heinricus?).
{Hersfeld).
(Abbas Venerabilis).
{Amstadt).
V — H — V — H (Venerabilis Henricus).
V — V — V — V {y enerabilis) y etc.
Très - rarement on retrouve sur les bractéates de cette série des légendes plus longues, qui indiquent alors tantôt l'atelier d'Arnstadt, ARNST€T€, tantôt les noms de Saint- Wigbertus ou Wipertus, ou de Saint-Boniface. Ces dernières bractéates sont frappées absolument à l'imitation des pfennigs d'Erfurt, au type de Saint-Martin.
Le type constant de toute cette série est l'effigie d'un prélat assis, parfois vu seulement à mi-corps, coiffé de la mitre à simple ou double pointe, tenant la crosse ou quelque autre emblème, souvent un écu marqué d'une croix. Un gros grènetis sépare, en général, l'effigie du prélat de la circonférence qui porte les quatre lettres précitées. Il est difficile de distinguer ces bractéates des bractéates très-voisines qui ont été frappées à la même époque à Fulde, et dont une partie sont très-probablement fausses. (V. Fulde.)
f. Ville de Marbourg. — (Voyez Landgraves de Hesse.)
g. Seigneurs de Minzenberg (famille seigneuriale qui s'éteignit en 1246). — Les bractéates de Minzenberg sont de la première moitié du treizième siècle, et se distinguent par leur type singulier représentant les armes parlantes de la famille : une tige de menthe (en allemand Munie ou Minze) s'élevant entre deux tourelles à toits aigus ; parfois la plante est remplacée par une longue croix. (Plusieurs variétés.)
h. Ville de Schmalkade . — Petites pièces bractéatiformes frappées sous la domination des comtes de Henneberg, et probablement sous le règne du comte Guillaume V. Sur ces monnaies figure un S couché et couronné. La légende est tantôt SMALKAL, tantôt wiLHC.
i. Ville d'Alsfeld. — (Voyez Landgraves de Hesse.)
j. Évêché de Worms. — On connaît des bractéates de deux évoques de cette ville, bractéates que, pour notre part, nous n'avons jamais vues.
Henri II, comte de Saarbrûck, 1217-1234.
L'évêque assis, tenant la crosse et les évangiles, ou bénissant. Légendes : NRICVS-EPISC ou EPIS-W, ou encore
EB.... (pour HE) EPS-WO....
Landolf de Hoheneck, 1234-1247.
Mêmes types, avec ou sans la légende LANDOL...R...
Il est fort possible que beaucoup de demi-bractéates d'un type très-uniforme, appartenant à la seconde moitié du douzième siècle, fort minces, portant d'un côté l'effigie, .presque toujours complètement effacée, de l'empereur ou d'un prélat, quelquefois un lion ou une aigle, et de l'autre, une grande et belle croix cantonnée d'initiales ou d'emblèmes divers, parmi lesquels figure parfois la clef, appartiennent à l'évêché de ce nom. A l'article Erfurt, nous avons déjà dit que, pour d'autres numismatistes, ces monnaies auraient été frappées par les archevêques de Mayence, dans un de leurs ateliers autre qu'Erfurl; à Aschaffenbourg , selon M. Leitzmann; à Heiligenstadt, selon M. de Posern-Klett. (V. ces villes.) En tous cas, il est certain qu'on les retrouve souvent, bien qu'en variétés peu nombreuses, sur les bords du Rhin, et non loin de ces deux anciennes souverainetés ecclésiastiques de Worms et de Mayence. Leurs légendes, presque partout effacées, ne se composent, sur les exem^ plaires les plus distincts, que de deux ou trois lettres ; on y retrouve le plus souvent les traces du nom de Cunra-^ dus. C'est fort à tort, en tous cas, que Cappe en a fait des monnaies impériales frappées à Goslar, sous les règnes de divers empereurs, par leurs baillis. (V. Goslar.)
Il y eut à Worms deux évêques Conrad* : Conrad I", 1 150-
U71, et Conrad II, U 71-1192. — Il se pourrait fort bien que ces évoques fussent les véritables auteurs de ces obscures demi-bractéates.