‹ Des Brûlures Étendues Récentes: Conception actuelle de leur pathogénie et de leur traitement. Essai sur l’organisation d’un Service de « Brûlés »Chapitre 11 sur 26 · NO ORS · texte numérisé non relu

NO ORS

ont trouvé la brûlure infectée par du streptocoque hémolytique qui expliquerait la fréquence des éythèmes scarlatiniformes, des scarlatines de brûlures.

Enfin, s’il paraît rare, le tétanos n’en est pas moins un redoutable danger après les brûlures, en particulier celles des pieds plus spécialement souillés.

Localement, la plaie tend vers la cicatrisation pure et simple, l'infection, l’ulcération ou l’épidermisation vicieuse.

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: Le traitement général est le premier en date qui. É s'impose. Avant la plaie locale, il faut soigner la « maladie de brûlure ». e

Cette notion de primauté du traitement général É. les soins locaux est peut-être le plus Vrai des prou, grès réalisés depuis 20 ans dans la thérapeutique des M-brilures.. 0" =

En chirurgie de guerre,, ae 12 heures de latence, on intervient sur le blessé dans de bonnes conditions. biologiques. Chez le grand brûlé, le pansement peut.

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ou d'infection soient sugmentées.

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a) Traitement à \ la phase de choc. Re se ia

Le traitement du choc des brûlés ne diffère en tien . de celui du choc traumatique : retarder toute manipulation, tout déshabillage susceptible de faire souffrir et d’aggraver l’état de choc ; coucher o patient, tête À basse, dans le calme. ES

Le brûlé souffre : il a froid ; “il est hypotendu. 4

Contre la douleur. — L' eo précoce de. mor- Se. phine (x ctgr. où même 2 ctgr.) est le meilleur moyen Ê d’apaisement. Beaucoup ont discuté cette méthode parce que dépressive. Sous la réserve de compenser cette action, par l’adjonction de toni- cardiaques, il faut y recourir sans hésitation et se garder#de la réserver aux « morituri ». Par le calme qu ‘elle procure à elle tend même à se le choc.

Contre le refroidissement. — Il faut proscrire le déshabillage précipité, trop souvent effectué par un entourage aussi maladroit que bien intentionné. I faut : surtout réchauffé le grand brûlé par tous les moyens possibles : couvertures, bouïillottes durant le transport, et, à l'hôpital, en le couchant sous une tente chauffante électrique qui, avec un peu d'ingéniosité, pourra toujours être improvisée avec un grand cerceau et quelques lampes électriques à filaments de carbone maintenant une température de 35° à 400.

Contre l'hypotension. — Bien plus en cause que la défaillance cardiaque proprement dite, l’hypotension sera combattue par les toni-cardiaques habituels caféine, camphre, spartéine, coramine, pressyl. L'éphé-

ne de Sérum a il Hu

fatement avoir recours. Son. ‘action, efficace ù

à la BRS*e toxhémique. :

É la phase toxhémique.

D Le sang du ‘brûlé est trop concentré : il est hypoee chloruré pu, contient des poisone organiques.

Contre la concentration sanguine. — h faut és ’ drater l'organisme par toutes les voies î buccale, sous- cutanée, rectale, intra- -veineuse, en recourant aux grandes. injections de sérum physiologique (4 à 5 litres de liquide par jour paraissent suffisants). Le goutte a goutte intraveineux est la méthode de choix : son action est directe, immédiate : de plus, 7 évite la brusque surcharge vasculaire.

Contre l'hypochlorurémie. On emploiera PE in .-jections intraveineuses de sérum salé hypertonique

10 cc à 10 ou 20 % toutes les quatre heures. Si au- | cune veine n’est accessible, on utilisera la voie rec- tale. On notera de plus une augmentation de la diurèse.

HÉLest possible que le sel soit mal toléré par des reins tarés. C’est en vue de ménager les reins que certains auteurs sont hostiles à la chloruration intensive, ‘et

FRANÇOIS LUCAS Z k]

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rpréconisent d alterner sérum due et sérum chloruré. | ; : A

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SE nt ; ces d ea SEAT : Dee FACRANEESE Contre l'acidose. — La routine fait qu’on administre

des boissons bi-carbonatées. Le sérum de lait, véritable substance tampon, régulariserait l’urée, l’équi-

libre acido-basique, activerait le travail de défense (er

du foie, augmenterait la diurèse.

Cour les toxines contenues A le sang. RO

avait pensé pratiquer la saignée qui permettrait la

. soustraction d’une certaine masse de sang vicié remplaçable par du sang frais. C'est une erreur. Outre qu'elle est une opération peu facile sur un sujet à

sang’épaissi, la saignée — même généreuse — ne peut prétendre éliminer qu’une petite quantité de toxines ;

de plus, elle créerait un état hypotensif dangereux,

ne fut-il que passager.

Il est plus logique d'envisager la transfusion sanguine qui introduit dans l'organisme une certaine quantité de liquide sans doute, maïs aussi des globules neufs et des éléments humoraux normaux qui repré-

sentent une action à la fois reconstituante et anti-

toxique, en particulier le chlore globulaire et plasmatique. Les grandes transfusions ne paraissent pas utiles ; on leur préférera les petites transfusions de 150 à 300 cc. à intervalles rapprochés. Il semble qu’il faille préférer au sang citraté le ne pur, au sang conservé le sang frais.

MouURGUE-MOIINES et VIDAI ont observé deux ouvriers présentant, au cours du même accident des brûlures analogues atteignant 40 % de la surface cutanée ; chez l’un d'eux paraissant le plus touché, il fut pratiqué une transfusion de 450 cc. ; faute de donneur, l’autre, qui paraissait plus résistant, fut traité,

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et probablement la médication essen- à à a pe nl du Ru brûlé. Uiver A

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de brûlure » immunise-t-elle, au moins en partie, le 2 1jet qui en a été atteint ? Pour KOTZAREFF, 1e toxine : provenant des tissus brûlés se comporte comme un antigène contre | lequel l'organisme réagit par la création d'anticorps (antitoxines). Si la toxine n’envahit pas trop brutalement lorganisme, les anticorps qui se forment, sont capables de la combattre : la brûlure guérit. Expérimentalement, en brûlant graduellement et par étapes un animal, on arrive à l’immuniser et à lui faire supporter une brûlure qui Serait mortelle pour un animal semblable. ScHUTZz a réalisé des ex- périences dont les résultats sont comparables. Cepen- dant, les essais cliniques ne permettent pas de tirer des conclusions définitives. Le traitement séro-thérapique immunisant des brûlures n’a pas dépassé le stade expérimental. On entrevoit ses possibilités ; de nouvelles recherches sont encore nécessaires avant

| Médications D Émentires,

à recommande systématiquement la digitale pour son action toni-cardiaque et diurétique.

na administre 50 de pro die: sous Fo d'OS de feuilles, les 2 où 3 premiers jours, et diminue progressivement de façon à donner un total de 6) BA en de

2 semaines.

L'état d’excitation de 4 système végétatif \ peut être aisément influencé par l'atropine. Elle est surtout employée en combinaison avec la morphine

pour compenser le ralentissement respiratoire causé par cette dernière.

Contre la déficience de d Fonchie antitoxique des surrénales WILSON a fait des injections de cortine

(extrait cortico-surrénal) ; dans 3 cas dont 2 pouvaient

être tenus pour mortels, tant par l'allure clinique que

par l'étendue des lésions : 20 % chez un enfant Las

ans; 30 % chez un enfant de 5 ans; 25 % chez un bonne de 45 ans. Les 3 brûlés ont guéri. I faut ad-

ministrer des doses fortes (30 cc. par jour au moins.

chez l'adulte, correspondant à 1.500 g. de glandes). En raison de son prix prohibitif, la cortine n “est pas actuellement: préparée en France.

Contre l’hyperglycémie on utilisera l'insuline. BrANcH1 lutte contre l'acidose en administrant, à doses progressives, de l'insuline et du sérum glucosé (ro unités pour 250 ce. de sérum). Les corps cétoniques disparaissent, la réserve alcaline augmente, le brûlé paraît moins intoxiqué. LAMBRET à montré que l’insuline en quantité suffisante (60 à 80 unités par jour) et combinée au glucose (150 à 200 cc. de sérum hypertonique à 30 %) modifie considérablement la protéolyse tissulaire chez les sujets porteuts destruction cellulaire comme les brûlés, et qu’elle est capable de diminuer l'hyperpolypeptidémie.

Contre la menace d'infection. —— Ie traitement local sera l'indication majeure. Un traitement général peut

d'un foyer de.

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