‹ Des Brûlures Étendues Récentes: Conception actuelle de leur pathogénie et de leur traitement. Essai sur l’organisation d’un Service de « Brûlés »Chapitre 12 sur 26 · AK TRAITEMENT LOCAL · texte numérisé non relu

AK TRAITEMENT LOCAL

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: tiellement de combattre Ja toxhémie en voie di installation où installée, le traitement local aura pour obect 8 |

= 4 Ps où GE Fa LE éliminer ou eu en es toxines, — soit de supprimer Ja source toxique,

— soit d’ empêcher la résorption des toxines.

Al se proposera en deuxième ‘plan dé prévenir Lin- D action et de combattre la douleur. | 7 re est résulté une sorte de révolution dans le traitement local.

- Contre Ja ua — C4 Je traitement local de e douleur qui a fait longtemps la vogue des pansements à base de corps gras, dont l’'indiscutable avantage | est de calmer la douleur en isolant de l'air les extré-

mités nerveuses mises à nu et d'éviter l’adhérence du à pansement aux surfaces brûlées, ce qui permet l'abla-

tion facile et sans douleur du pansement.

Le liniment oléo-calcaire, l'huile goménolée, Je tulle

3 gras au baume du Pérou, l’ambrine, les multiples ès

pommades qui ont pu être préconisées, sont des pro-

cédés de traitement plus ou moins comparables par leurs effets analgésiques, antiseptiques et cicatrisants. Il en est de même de l’huile de foie de morue réalisant, -

en plus, la vitaminothérapie. introduite depuis quelques années dans le traitement des plaies.

. En ce qui concerne le développement des accidents | généraux qui mettent en danger les jours du grand brûlé, les pansements gras, quels qu'ils soient, agissent d’une façon néfaste en facilitant les résorptions toxiques. En outre, appliqués précipitamment sur les brûlures, ils rendent difficile le nettoyage ultérieur de celles-ci, et pratiquement impossible le traitement dessicateur que nous préconisons. ï

Si on ne peut ter que les corps gras peuvent conserver des indications dans des cas exceptionnels pour les petites brûlures peu étendues, donc sans gravité, grâce à leur facilité d'emploi et à leur action calmante,

il faut déconseiller — singn proscrire formellement —

l'usage des supstanees grasses comme premier traieen des brûlures” Fe

Cire la menace d’infection. —— Le meilleur traitement est le nettoyage chirurgical de toute plaie par brûlures. Tous les tissus avoisinant la brûlure, puis ceux de la région brûlée elle-même, seront décapés au savon liquide, rincés au sérum, dégraissés à

l'éther ; on procédera ensuite à l’épluchage, l’abra- Sion des: parcelles de peau morte, l’excision des toits ga &

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E an Ca D. de phlyctènes. Le nettoyage chirurgical est une inter- | vention presque toujours longue, minutieuse, dou- 1 loureuse, qui nécessitera quelquefois l’anesthésie gé- 3 nérale. :

Contre la toxhémie. __ Plusieurs moyens. s'offrent

p. à nous.

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4 19) LA DILUTION DES TOXINES. — La dilution des to-

- xines est le but recherché par le bain continu. HÉBRA .

- en 1861 préconisa cette méthode et fonda la Clinique

dermatologique viennoise où furent installés les pre-

miers « Wasserbetten » utilisés dans les maladies de peau et les brûlures.

Le principe du bain continu est le suivant : drainage constant des sécrétions et toxines de la plaie par brûlure, macération de l’escarre, séparation facile des éléments nécrosés, nettoyage de la plaie, abolition - de la douleur, épidermisation facilitée. Son inconvénient majeur est son action dépressive sur le cœur et les risques de collapsus chez des patients déjà choqués. Le baïn, non plus continu mais prolongé, peut rendre des services appréciables, en particulier pour les premiers soins des grands brûlés qui peuvent y être déshabillés ét nettoyés sans souffrance. Le bain chaud, de courte durée, agit favorablement sur le choc.

En somme, la balnéation des grands brûlés n’est pas le traitement antitoxique que la théorie faisait espérer, c'est un moyen calmant excellent en dépit

- de la macération cutanée ; l’action de nettoyage paraît favorable. On peut toutefois se demander s'il vaut la peine d’une organisation spéciale, nécessitant un matériel coûteux et un personnel infirmier nombreux et exercé.

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