‹ Des Brûlures Étendues Récentes: Conception actuelle de leur pathogénie et de leur traitement. Essai sur l’organisation d’un Service de « Brûlés »Chapitre 14 sur 26 · TRE · texte numérisé non relu

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‘aisons. L'épluchage est une opération D cessitant une anesthésie générale. Si elle a lieu au cours des premières heures, elle. ‘aggrave le Choc exis- tant. Si on attend — 24 heures par exemple de façon He lasser le temps au choc de se dissiper — il est inutile, l’intoxication étant déjà installée. Surtout l’épluchage ampute fatalement une couche d’ éléments cellulaires non altérés qui auraient pu servir de points de départ à l’épithélialisation. SEA surface cruentée est ainsi plus profonde, de réparation moins facile, exigeant toujours une âpplication de greffes. Enfin le risque Rd nn secondaire H'ést pas écarte, ; ) LA NON-RÉSORPTION DES TOXINES. — La nonee. des toxines peut être recherchée par deux mécanismes : l'un vaso-constricteur, Le dessicant.

Rd) Action sur la circulation — La brûlure crée une vaso- -dilatation congestive qui favorise la diffusion des toxines dans la circulation, autrement dit leu résorption. Il est donc logique de vouloir s'opposer à ce « drainage à l’intérieur » en créant une vaso-cons-

triction locale entraînant une interruption partielle * de la circulation dans la zone brûlée et diminuant

l'alcalinisation. par. #

Iquement logique, elle est à Peeters pour. plusieurs .

d'autant la toxhémie. DoucrAS fait appel à l'adré-

naline en solution de 1 p. 2.000 à 1 p. 10.000 ; il fait

des badigeonnages répétés de la surface brûlée. Ex-

PU T PO . | 1 Pi TE PA . D Ÿ périmentalement et cliniquement, les vaisseaux sous-

jacents à la plaie répondent, directement à l’action

vaso-constrictrice de l’adrénaline appliquée à la Sur

face de la brûlure. De plus, les capillaires voient leur

perméabilité diminuée, ce qui entrave l'exsudation

plasmatique, facteur de concentration sanguine. \ : pl ; 5 e a SEM RAVDIN et FERGUSON proposent d'associer à l’adré-

naline une solution de novocaïne de I p. 1.000 afin de réaliser .en même temps l’anesthésie de la plaie.

B) Action dessicante. — Ie desséchement entraîne

un arrêt des échanges entre la surface brûlée et la circulation générale, fixe les toxines, et par conséquent, empêche leur résorption: Comment obtenir cette dessication ? — Par deux moyens : l'exposition à l'air ou l’action d’une substance coagulante. ù

a) Exposition à l'air. — Klle était pratiquée autrefois pour éviter le supplice des pansements dont le renouvellement, outre les douleurs qu'il réveille, expose aux infections secondaires et retarde la cicatrisation. Le contact de l’air n’est douloureux que durant les premiers instants après la brûlure. Rapidement, la surface lésée se recouvre d’une croûte isolante. La brûlure sera d’ailleurs protégée contre les poussières par une compresse de $aze stérile, dépliée et faisant tente. Le malade sera couché nu dans des draps stériles. La dessication peut d’ailleurs être activée par l'exposition de la plaie à la fois à la lumière et à la chaleur, le brûlé étant placé sous une tente électrique ou sous un cerceau chauffant maintenant une température de 35° environ. La croûte ainsi obtenue se forme en 3 où 4 jours. L'inconvénient majeur de la dessication à l'air, même activée par la chaleur et la lumière,

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