‹ Des Brûlures Étendues Récentes: Conception actuelle de leur pathogénie et de leur traitement. Essai sur l’organisation d’un Service de « Brûlés »Chapitre 17 sur 26 · PRINCIPE · texte numérisé non relu

PRINCIPE

e principe es tannage est- de A es coche :

iperficielles des tissus brûlés en une croûte d’un seul bloc, dure, sèche, insensible; ne permettant hi Tésorpte tion id ni Nr des er extérieurs et

croûte à See pe la plaie ait été au préalable

soigneusement désinfectée. pee Tue | or | RÉSULTATS ete 7 50 F LE tissus mortifiés et Due constituent un

bloc desséché qui emprisonne, en quelque sorte, les toxines venant de la désintégration des protéines cellulaires. La résorption des toxines ne peut se produire : Le Ce est. avant tout anti- -toxique. e : Ne ;

Dr Re" La couche tannée, isolant les teniaisons

| nerveuses des papilles mises à nu par la brûlure, les rend insensibles au contact de l'air. Les intolérables S

souffrances ressenties ordinairement par les brûlés.

disparaissent. La même couche, sorte de carapace protectrice, rend inutile tout pansement dont le supplice, chaque jour renouvelé, sé trouve évité.

JL. — La croûte tannique ‘empêche toute exsudation. Elle évite la saignée séreuse, facteur de concen- , tration sanguine et de déperdition calorique.

Er te A IV. ii [Larcroute tannique est une. bärrire bee + chissable pour les germes extérieurs. es ue er les risques d'infection secondaire. ï

Ve 1e tannage favorise | B Ééparadons Ce # se réalise suivant le mécanisme de la cicatrisation sous-

crustacée. Sous le couvert de la croûte se forment des … ; bourgeons charnus qui sont progressivement recouverts

par le glissement de l’épithélium des bords de la plaie. ; Si la brûlure est superficielle, du second degré, et . pas trop étendue, à la chute de la croûte on trouve déjà une surface rosée, fraîchement épidermisée donnant une cicatrice souple, non adhérente, non pigmentée qui ne tardera pas à s effacer. | Oi Quand les lésions sont plus profondes Ge dre, et surtout occupent une vaste surface, les choses ne vont évidemment ni aussi vite ni aussi bien. Les éléments des vestiges glandulaires (appareils pilo-sébacés, glandes ;sudoripares), que leur situation dans la profondeur du derme a pu faire échapper à la destruction calorique, forment des éléments épithéliaux qui sont comme autant de centres d'épithélialisation à partir desquels s’amorce la cicatrisation qui, de proche en proche, gagne toute la surface. ; Si les lésions ont été plus profondes encore, entraînant la destruction du derme tout entier, sans persistance possible d'éléments épithéliaux, la croûte tannique laisse après elle une surface de granulations nette et lisse dont la cicatrisation devra être souvent hâtée par l’application de greffes sans attendre une épidermisation spontanée toujours lente.

En définitive, le bénéfice du tannage se traduit par l'obtention, en un minimum de temps, eu égard aux lésions, de cicatrices de qualité, souples, lisses, résis-

tantes, non adhérentes, bien différentes des cicatrices rétractiles chéloïdiennes qui sont la tardive conséquence 4 des brûlures qui ont FAPDUES

- mie : suppression de pansements répétés et coûteux,

hospitalisation écourtée par guérison rapide, récupération rapide du « matériel humain ». | Aïnsi, absence de résorption toxique, abolition des

douleurs, suppression de la saignée séreuse ou des dé-

perditions caloriques, évolution aseptique, cicatrisation rapide et de bonne qualité, économie de temps et d'argent, tels sont en bref les avantages qu’il faut reconnaître au tannage des brûlures. k La valeur de cette méthode est d’ailleurs prouvée par les statistiques, La mortalité globale des brûlures étendues qui a longtemps oscillé autour de 25 % pa-

raît s'être abaissée à 10 ou 5% dans les cas traités par tannage.

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