FRANÇOIS LUCAS À
l'acide di-gallique et contient des glucosides en faible quantité. Il se dissout aisément dans l’eau mais ses solutions s’altèrent rapidement à l'air. Elles devront donc, toujours en pratique, ce préparées ‘extémporanément.
DAVIDSON assurait la coagulation progressive des surfaces brûlées par l'application de pansements humides au tannin. La surface brûlée était recouverte par des compresses de .gaze stérile, maintenues par quelques tours d’une bande également stérile, et ce pansement était arrosé toutes les 3 heures avec une solution aqueuse à 2,5 % d'acide tannique fraîchement préparée. Au bout d’une vingtaine d'heures, le tannage étant réalisé, on enlevait le pansement : la zone brûlée était alors recouverte d’une croûte brunâtre. Et la brûlure, ainsi traitée, était laissée à l’air.
Par la suite, d’autres auteurs renonçant à l'exposition à l'air libre préféraient laisser en place, durant 12 à 15 jours, le pansement au tannin (pansement avec des compresses imbibées de la solution tannique, entourées de coton non hydrophile). Et on peut adopter cette technique simple pour le traitement des brüûlures peu étendues.
Mais la plupart des auteurs ont par la suite préconisé de réaliser le tannage sans pansement, par des pulvérisations répétées de solution d'acide tannique. On peut employer pour ce faire un pulvérisateur à soufflerie en verre et parties métalliques chromées, ou, à défaut, un banal appareil à pulvériser les produits insecticides. On peut même à la rigueur se contenter d’une seringue de 20 cc. montée avec une aiguille très fine.
Le brûlé est couché, entièrement nu, sur une table recouverte de draps stériles, dans une salle de panse-
Me
ments fortement chauffée: et l’on pulvérise sur ses, plaies la solution convenablement réchauffée. La pulvérisation doit être abondante, jusqu’à ce que la plaie ruisselle ; on laisse l'évaporation se fairel à l'air et - l'on fait de nouvelles pulvérisations toutes les demiheures au moins. On assiste alors à la modification de - la zone brûlée qui se dessèche et brunit. On peut cesser la pulvérisation lorsque le tannage est complet, c'est-à-dire lorsque la brûlure a pris une coloration brun-noir et est recouverte d’une croûte dure et sèche. Cela demande en moyenne 4 à 6 heures. On aura donc dû faire de 8 à 12 pulvérisations.
Quelle solution de tannin faut-il diféers SE solution faible à 2,5 % de DAvipsoN, il est préférable de choisir la solution forte à 5 %- L'expérience a montré qu'il était avantageux d’avoir une solution faiblement alcaline (ce que l’on obtient en ajoutant du bicarbonate de soude), et que par ailleurs il était utile d’adjoindre au tannin un antiseptique. De sorte que l’on DÉpALse extemporanément la solution suivante :
PLU TE RSR RTL 50 g pie desonde ......0:2.... 8 g Solution à 0,25 p. 1.000 d’oxycyanure
HO AÉLCURE 2. ere ue Von E000 cc:
par dissolution, dans un litre d’une solution d’oxycyanure de mercure à 0,25 p. I.000, de paquets prépa- . rés ‘à l'avance contenant la dose nécessaire de tannin et de carbonate de soude.
En 1933, WELLS essaya d'améliorer l'application de la méthode DAVIDSON par l'emploi de bains de tannin prolongés pendant 3 heures. C’est une méthode à laquelle on peut songer chez les petits enfants et chez les très grands brûlés.
don au tannin qui donnerait de bons résultats.
On a cherché à rendre le tannage d’un emploi plus pratique en incorporant l'acide tannique à un onguent. Une spécialité américaine très répandue, l'Amertan, est une gelée contenant du tannin. En France, 13 SABRAZES et CARTRON ont préconisé un glycérolé d’ami-