‹ Des canaux navigables consideres d'une maniere generale, avec des recherches comparatives sur la navigation interieure de la France et celle de l'Angleterre; accompagne de cartes, profils, et dessins de machines et travaux d'art;Chapitre 109 sur 110 · Tome II. Suppl · texte numérisé non relu

Tome II. Suppl

Les écluses de ce Canal ont les mêmes dimensions que le Canal de Saint-Denis; son développement est de 3,aoo mètres; sa pente totale est de *5 mètres, rachetée par dix écluses, non compris l’écluse de garde, dans la gare de l’Arsenal, où il s’embouche après avoir pris, en partant du bassin de la| Villette, la direction entre l’Hôpital Saint- Louis et le boulevard extérieur dont nous avons parlé. Les devis de ce Canal montaient à 5,377,a4o fr. Les écluses y étaient évaluées i5o,ooo fr. Les devis de la gare étaient de 3,061,698 fr. ; y compris 584,678 fr. pour l’écluse de garde, et non compris les indemnités de terrains dont la Ville est chargée.

Canal de Monsieur. — Une loi du 5 août dernier (1831) ayant validé un traité pour la confection de ce Canal, dont nous devons parler plus amplement dans le volume suivant, nous croyons devoir en exposer ici les principaux détails.

Ce Canal commence au-dessous de Dôle, dans la Saône, et se ter-' mine à Strasbourg, dans le Rhin : il a un embranchement qui communique à Bâle; il a 5ai,o8a mètres de longueur. On y compte 1 56 écluses; on y a déjà dépensé 11,000,000 fr. Son projet date de 1773, et appartient à M. de la Chiche, ingénieur militaire. Depuis, M. Bertrand, ingénieur des Ponts et Chaussées, fut nommé pour en làire les plans et nivcllcmens. On recommença à s’en occuper en 1791, mais les temps qui suivirent cette époque s’opposèrent aux travaux. Ce Canal fut définitivement adopté, en juin 180a, et en février 1804. M. Liard inspecteur des Ponts et Chaussées, en dirige les travaux avec le talent le plus distingué.

La navigation est ouverte, depuis un an, de Besançon jusqu’à Dôle, et le Canal, dans ce trajet, traverse une percée souterraine dans un rocher , et fait beaucoup de rentrées dans le Doubs.

Ob n’a point encore décidé si , comme le proposent les ingénieurs des Ponts et Chaussées il traversera, par une percée souterraine , le rocher sur lequel est située la citadelle de Besançon, ou s’il fera le tour de la ville, suivant le plan des ingénieurs militaires, et comme le demandent les autorités municipales.

La loi pré citée a a lmis un traité avec une compagnie de capitalistes, qui fournira 10,000,000 fr., montant de l’évaluation des travaux restans à faire pour ce Canal, que leGouvcrnements’obligc à terminer en 6 ans; en cas de retard, il doit payer un pour cent la première année, et a pour cent chacune des autres, par forme d’indemnité en'sus de l’intérêt de 6pour cent. En cas d’insuffisance des fondsversés,il s’oblige aussi à payer ce qui excédera les 10,000,000 fournis par la compagnie pour l’achèvement des travaux. A dater de l’époque où le Canal sera complètement navigable, tous les produits en seront exclusivement appliques au service des intérêts et à l’amortissement du capital; si les produits ne montaient pas à 800,000 fr., l’état fournirait le complément de cette somme aux capitalistes. Après l’amortissement du capital des 10,000,000, les produits du Canal seront partagés également entre l’Etat et la compagnie, pendant les 99 années qui suivront la confection des travaux.

Par sa confection, ce Canal ouvrira deux grandes lignes navigables, l’une entre le Rhin et la Méditerranée, l’autre entre le Rhin et l’Océan atlantique, par les bouches de la Loire. Ces deux grandes lignes navigables présentent d’autant plus d’importance, qu’on s’occupe actuellement de la jonction du Rhin au Danube.

Ces considérations doivent influer sur la construction du Canal latéral à la Loire, dont’ nous avons parlé, et qui doit confectionner la ligne navigable du Rhin à l’Océan, et ensuite sur le Canal latéral au Rhône, qui, par l’activité qu’aurait alors la navigation, pourrait présenter des chances d’un revenu proportionné à ses dépenses.

Canal du duc d’ Angoulême ou de la Somme. — En vertu d’une loi en date du 5 août 1831 , il a été aussi feit un traité pour lajeons traction du Canal du duc d’Angouléme ou de la Somme, dont nous allons, par cette raison, exposer les principaux détails.

Ce Canal doit faire suite au Canal de Saint-Quentin, se diriger latéralement au cours de la Somme, aboutir à Saint-Vallery , après un développement de 149,710 mètres. Il joint aux avantages ordinaires d’une navigation assurée, celui d’assainir et livrer à l’agriculture une grande

9a APPENDICE,

étendue de pays. Après la confection du Canal des Ardennes, dont nous allons parler, il se trouvera établir avec ce dernier une communication entre la Meuse et la Manche. On y avait déjà dépensé 3, 000,000 fr.; le surplus des travaux nécessaires à sa confection était estimé 6,600,000 fr. Il a été fait un traité avec M. Sarloris, banquier, dont le crédit, que M. le directeur général des Ponts et Chaussées a qualifié à' européen, présente toutes les garanties. Le Gouvernement s’oblige à terminer les travaux dans le délai de six ans et trois mois. La compagnie fournit, à fur età mesure des travaux, 6, 600, ooofr., à l’intérêt de6pour cent, avec une prime d’un demi pourcent, a partir de la confection des travaux. L’amortissement doit s’effectuer par un paiement annuel d’un pour cent sur le capital emprunte , après cette confection ; lorsque les produits excéderont les prélèvemens à payer annuellement à la compagnie, cet excédant sera aussi affecté à l’amortissement; mais s’il y avait insuffisance dans les produits du Canal pour pourvoir à ces diverses dépenses, le Gouvernement s’engage à y suppléer par des sommes complémentaires. La compagnie formera une société anonyme qui aura la faculté d’émettre des actions négociables. L’acte de cette sociétésera soumis à l’approbation du Roi, et un commissaire du Roi en surveillera l’exécution. La compagnie est autorisée à employer un ingénieur en chef dont le choix sera soumis à l’approbation du directeur général, pour prendre connaissance par elle-même de tous les objets de l’entreprise: elle sera admise à faire toutes les réclamations et observations qu’elle jugera convenables. Elle aura la faculté d’exécuter, à ses frais , les travaux, s’il ne se fait point d’ofire au rabais d’un vingtième, au moins, parmi autre soumissionnaire. A partir de l’époque où la compagnie sera remboursée, les produits se partageront par moitié entre le Gouvernement et elle pendant 60 ans.

Canal des Ardennes. — Ce Canal joint l’Aisne, en partant de Neuchâtel, avec la Meuse, en y aboutissant un peu au-dessous delà rivière de Bar, qui sera redressée et canalisée sur une partie de sa longueur. De Neofchâtcl à Château-Porcien, on doit suivre le cours de l’Aisne; de Château-Porcien à Semuy, on doit suivre on Canal latéral. Les tra-

APPENDICE- çj3

Taux doivent comprendre l’amélioration de la navigation de l’Aisne jusqu’à son embouchure dans l’Oise, dont la navigation doit être perfectionnée, et qui communique avec la Somme.

Il résultera de l’ensemble de ces travaux, ainsi que nous venons de le dire en parlant du Canal du duc d’Angoulême, une ligne de jonction entre le port de Saint-Vallcry et la Meuse.

Ce Canal apportera , dans les pays qu’il traverse, les produits delà vallée inférieure delà Meuse , qui, faute de débouchés vers la France, s’écoulaient tous vers l’étranger. On peut citer, entr’atitres, les ardoises de Fumay, les meilleures que l’on connaisse en France, et qui pourront remplacer , dans la Picardie et dans la Champagne , le chaume qui couvre presque toutes les habitations, et donne lieu à tant d’incendies funestes.

Il suffit d’un exemple pour prouver son utilité : il nous amènera directement, par notre intérieur, les bois de construction tirés des Vosges, et qui, jusqu’à présent, étaient obligés de descendre tonte la Meuse jusque dans les ports des Pays-Bas , pour rentrer en France par nos ports. Il a été fait, avec M. Sartoris, pour ce Canal, un traité pareil à celui que nous venons d’énoncer pour le Canal du duc d’Angoulême, àFexception que la prime d’un demi pour cent, payable à partir de la confection des travaux, est portée ici à un pour cent. Cette différence est motivée sur ce que le Gouvernement avait déjà lait des dépenses pour le Canal du duc d’Angoulême, et n’en avait fait aucune pour le Canal des Ardennes.

- Observations sur les divers modes de traités pour les Canaux ■ — Les modes de traités dont nous venons de parler donnent lieu aux observations suivantes : lorsqu’il ne s’agit que de travaux ordinaires et qui ne présentent aucun ouvrage d’art dont le defaut de soins et de talens compromettent la solidité, on peut employer l’adjudication pure et simple, comme on l’a fait pour le Canal latéral à l’étang de Mauguio.

Lorsqu’il se trouve des ouvrages d’art d’une nature facile, et qui ne présentent dans leur exécutftn ni la crainte des accidens, ni la chance

g4 APENDICE.

des forts mécomptes , on peut suivre.le mode de traité fait par la Ville de Paris, pour le Canal de Saint-Martin.

Mais en se rendant bien compte des résultats réels, on voit que ce dernier mode de traité, d’ailleurs peu praticable pour l’État, qui doit éviter les émissions de rentes , lui serait plus onéreux que les traites faits avec M. Sartoris , dont nous venons de parler.

Effectivement, par un traité tel que celui qui a été réalisé pour le Cana 1 de Sit.-Martin , l’État resterait sans aucune jouissance ni indemnité pendant gg ans, pour raison d’un capital dontil aurait payé l’intérêt et l’amortissement; dans un traité tel que celui fait avec M. Sartoris, les produits résultans d’un capital fourni par la compagnie et dont l’Etat n’a payé que momentanément les intérêts, concourent à l'amortissement de ce capital ; lorsqu’il est effectué, le Gouvernement partage les produits, et il jouit de leur totalité au bout d’un temps déterminé, sans avoir déboursé le capital qui les a créés.

Nous parlons plus particulièrement du traité foit avec M. Sartoris, parce qu’il a l’avantage essentiel de faire concourir la surveillance et l’intérêt particulier delà Compagnie, au plan, à l’exécution des travaux, ainsi qu’à leur bon entretien ; et la formation d’une compagnie anonyme qui doit résulter de ce traité, remplit la condition si désirable, de rattacher le plus grand nombre possible d’intérêts particuliers à l’intérêt général.

Sous ce dernier rapport, qu’on peut regarder comme très important pour le système de la navigation intérieure, il paraîtrait désirable que l’époque où l’État jouirait de la totalité des produits d’un capital qu’il n'aurait pas déboursé , fût fixée à gg ans , et que les discussions sur le plus , ou moins d’avantages à établir pour déterminer les capitalistes portassent sur les autres conditions. (Voir page 4g7 et suivantes.)

Nous terminerons cet Appendice par quelques observations, sur l’utilité de l’emploi du barrage à poutrelles mobiles, pour des améliorations désirables pour tous les Canaux de navigation.

Barrages à poutrelles mobiles ■ — Nous avons vu les barrages de ce genre -servir, dès l’enfance de l’art, à • navigation intérieure, pour former les retenues d’eau et les pertuis qui passaient d’un niveau à

un autre. Nous avons cité particulièrement pour leur emploi le grand Canal de la Chine , où ce moyen est encore en usage , et nous avons observé avec regret qu’il était encore pratiqué sur plusieurs de nos rivières canalisées, notamment en Flandre. On a vu aussi que ces barrages à poutrelles mobiles étaient employés sur des rivières à former des sas ou chambres d’écluse , en tenant lieu des portes d’amont et d’aval de ces chambres d’écluses.

Le temps qu’exige leurs manœuvres, les soins qu’il faudrait donner aux poutrelles, pour rendre leur superposition exacte, et éviter toute perte d’eau, ont fait donner la préférence aux portes à ventail qui sont en usage; cependant ce moyen pourrait encore être employé comme économique pour des écluses dans des rivières navigables , où la perte d’eau qui s’échapperait entre les poutrelles aurait moins d’importance. Nous en avons donné un exemple, page 48 1 , en parlant des écluses de ce genre, qui sont en usage sur le Lot, et dont on voit le dessin, planche XIII.

Mais nous avons observé que cet exemple paraissait plus particulièrement applicable sur les rivières du second ordre chargées d’usines, qui comporteraient un système de petite navigation ; nous avons prouvé à ce sujet, page 48i , que ces écluses de petite navigation ne coûteraient pas 1000 fr. au-dessus du prix des vannages de décharge, quisont nécessairement pratiqués dans les chaussées ou glacis qui forment la retenue de l’eau, pour la diriger sur la roue de l’usine.

On peut observer qu’au lieu de ces glacis ou chaussées, on pourrait employer avec moins de frais et moins de chances d’accident des barrages à poutrelles mobiles, avec des piles de soutien, telles que celles que nous voyons figurées sur la planche IX , fig. itra , qui représente le barrage de la rivière d’Orb.

Ce moyen, en l’accompagnant des précautions convenables pour les fondations des piles, et le radier qui doit les lier, a réussi parfaitement d.ins des endroits où des chaussées avaient été emportées. Nous en

n6 APPENDICE.

avons vu un exemple pour le barrage d’une fausse embouchure de la Seille, rivière canalisée, qui verse dans la Saône, près le Canal du Centre. Les travaux de chaussée les plus solides avaient été successivement emportés avec plus ou moins de dégût ; le barrage à poutrelles mobiles bien fondé, a résisté, sans en être ébranlé, aux accidens qui jusque là avaient détruit les autres moyens.

L’établissement des barrages à poutrelles mobiles, au lieu des chauss ées,pour opérer des retenues d’eau, aurait encore le grand avantage de rendre au lit de la rivière sa plus grande section, en enlevant les poutrelles pour l’écoulement des eaux dans les crues, ou ces eaux gênées par les chaussées perdent les récoltes par leurs inondations, et agissent à la chute de ces chaussées, comme des torrens destructeurs.

Peut-être même ce moyen de barrage à poutrelles mobiles serait-il applicable avec avantage aux rivières navigables pour y maintenir la retenue d’eau nécessaire à la navigation dans les temps on-elle devient naturellement trop basse, en employant ce barrage concurremment, soit avec des écluses comme celle sur la rivière du Lot, planche XIII , soit dans des endroits où les localités auraient exigé des coupures de sinuosité avec une écluse à sas ordinaire.

En revenant à ce qui concerne spécialement les canaux navigables, nous rappellerons que les barrages à poutrelles mobiles y présentent le moyen le plus favorable pour former sur-le-champ des batardeaux, et à cet effet , on prépare en amont des écluses, et de tout ouvrage d’art sujet à des réparations, des rainures pratiquées dans les maçonneries, pour y foire glisser au besoin des poutrelles. Lor^jue leur portée doit être considérable, on dispose les rainures doubles de manière à recevoir deux rangs de poutrelles, dont au besoin on remplit de terre grasse l’intervalle.

Le barrage à poutrelles mobiles est encore propre à tenir lieu de portes de garde. Des précautions convenables le rendraient tout aussi solide; il serait beaucoup moins dispendieux ; et bien loin d’éprouver l’inconvénient des cncombremens qui empêchent habituellement ces portes de

garde de s’ouvrir après les crues, il balaierait au loin tous cncombrcmens , en servant d’écluse de chasse par le soulèvement des poutrelles. ■

D’après cette considération, on pourrait aussi employer ce moyen pour tenir lieu de portes d’aval des écluses d’embouchure. En effet, ces portes servent ordinairement de portes de garde; lu grande élévation qu’il est nécessaire de leur donner les rend très coûteuses et très frayantes ; les grandes crues les encombrent, les débâcles les attaquent souvent; tous ces inconvénicns disparaîtraient par l’emploi du barrage à poutrelles mobiles. De plus, par la manœuvre du barrage à poutrelles mobiles pour vider récluse, il s’opérerait, à chaque passage de bateau, une espèce de chasse par la sortie rapide de l’eau contenue dans le sas, qui maintiendrait l’embouchure dans la liberté la plus constante; ce qui compenserait, et au-delà, le temps que l'enlèvement total des poutrelles et leur replacement pourrait exiger de plus que la manœuvre des portes.

On peut encore se rappeler, à ce sujet, ce que nous avons dit du barrage à poutrelles mobiles de l’écluse de prise d’eau du Canal de Beaucaire, qui opère les chasses d’eau les plus énergiques, et sert en même temps de porte de garde contre les grandes crues du Rhône.

Nous croyons inutile de faire observer l’application que peut avoir, sur une plus grande échelle et pour de plus grandes rivières, un barrage tel que celui de la rivière d’Orb, qui maintient à volonté la tenue d’eau nécessaire pour la traversée de celte rivière par la navigation du Canal de Languedoc, et rend libre en un instant touje la section de la rivière, pour l’écoulement des eaux, par le jeu des poteaux tourillons ( planche IX ).

Mais nous devons une attention particulière à ce que nous avons déjà dit de Pavantage des chasses d’eau que les barrages à poutrelles mobiles peuvent cflpctuer aux embouchures des Canaux.

En parlant de ceux que nous avons déjà décrits, nous avons vu que chacun d’eux présentait les observations suivantes : les embouchures sont plus ou moins sujettes aux encombremcns, surtout lorsque l’embouchure fait un angle avec la ligne du cours du fleuve qui la reçoit. La direction des embouchures se trouve toujours dans le voisinage et dans le sens de quelque cours d’eau ou rivière qui a guidé pour le tracé de Tom. JI. Suppl. ' i5

celte partie du Canal, tant à cause de la déclivité du terrain , que pour les prises d’eau qu’ils peuvent offrir.

Ces cours d’eau, soit par les prises d’eau déjà effectuées, soit par de nouvelles dérivations, peuvent être dirigés dans les derniers biefs, et le bief qui sc trouve, au-dessus de l’écluse d’embouchure doit avoir des dimensions telles, qu’il puisse servir de gare; souvent même il est contigu à un bassin qui remplit cet objet, et celle disposition devrait être générale par sa grande utilité.

En fermant les portes d’amont de l’écluse d’embouchure, les eaux dérivées, s’accumuleraient dans le bief supérieur; lorsqu’elles en auraient atteint la crête, on placerait des poutrelles dans des rainures pratiquées en ava^ des portes; et, à cet égard, il est bon d’observer que ces rainures peuvent généralement être faites dans le musoir ou maçonnerie extérieure du pilier, et cette dépense serait de 100 francs au plus.

Le barrage établi, on ouvrirait les vénielles ou tambours de la porte d’amont; pour remplir le sas, on soulèverait les poutrelles, ainsi que nous l’avons vu pratiquer pour les chasses énergiques du Canal de Bcaucaire , et on obtiendrait ainsi le meme effet.

On a vu que les poutrelles devaient être en sapin, pour que leur légèreté les portât à se soulever d’elles -mêmes. Les plus simples précautions suffiraient pour rendre leur superposition exacte, telle que l’application d’étoffe de laine grossière sur les surfaces en contact.

Il ne faut pas oublier qne l’on sc contentait d’une charge d’eau de trois pieds pour opérer les chasses dlau si énergiques au Canal de Bcaucaire.

La manœuvre des poutrelles pourrait être aidée au besoin par un petit pont de service, roulant sur des traverses qu’on enlève à volonté, dans le genre de celui dont on sc sert pour la manœuvre dcjiareil barrage au Canal de la Chine, dont les poutrelles ont a4 pieds de portée^ et dont on voit les dessins planche XI.

Au surplus, nous avons observé que M. Pouzolz avait jugé ces préoautions superflues pour la manœuvre du barrage à poutrefies au Canal de Bcaucaire, que nous venons de rappeler.

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