‹ Des canaux navigables consideres d'une maniere generale, avec des recherches comparatives sur la navigation interieure de la France et celle de l'Angleterre; accompagne de cartes, profils, et dessins de machines et travaux d'art;Chapitre 25 sur 110 · a8 SS · texte numérisé non relu

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Un tel accroissement de prospérité a été aussi la cause favorable d’un accroissement de population proportionnel au travail et à l’aisance qu’on était sur d’obtenir. Les Aunalfcs de Glasgow démontrent la progression qu’a éprouvée la population de celle ville , depuis la navigation du Canal de Forth et Clyde; cette population était, en 1791, de 66,578 âmes; en i8or, de 83,76g; en 1811, de 110, 46o; et en 1816, d’environ 130,000 âmes (1).

Des communications aussi étendues ont eu des effets analogues pour l’agriculture. Dans les champs qu’on découvre du château de Stirling , qui servirent si long-temps aux combats que sc livraient les Anglais et les Ecossais, et qui semblaient des champs de désolation, les genêts et les bruyères ont fait place à des pâturages et à des terres labourables de la plus grande richesse; la facilité des transports de la chaux, comme engrais, a puissamment contribué à ces avantages.

Le revenu des fermes a généralement quadruplé dans les vingt dernières aunées , pour la partie de l’Ecosse dont nous parlons.

De tels résultats présentent un bel exemple aux gotivernemens, de la différence qu’a le système de l’oppression, qui irrite les peuples et paralyse l’émulation, avec le système d’améliorer leur sort, qui produit les effets contraires. L’époque de la prospérité de l’Ecosse , et de son attachement remarquable pour la métropole, date du moment où celle - ci fit cesser la rigueur et le mépris, qui traitaient le généreux Ecossais en rebelle vaincu, et se l’est attaché par les liens les plu3 sûrs, en le faisant participer aux bienfaits de ses propres bis.

Nous allons donner un nouvel exemple de l’efficacité d’un tel système , en parlant du Canal Caledonian. ' •

(1) Les deuils suiisliques qu’on vient de donner sont en grande partie extraits des Annales de Glasgow, par James Cleland, imprimées à Glasgow pn 1817.

NOTE (A) sur les bateaux à vapeur , indiquée page q5, à la suite du tableau des bateaux à vapeur construits à Glasgow.

Tl existe des bateaux à tapeur sur plusieurs autres rivières de l'Angleterre ; voici les principaux.

Sur le Tay.

En i8i4i o» construisit un bateau sur cette rivière, pour servir entre Penh et Dundee.

Sur l’Aron.

En 1 8 1 3 , un bateau k vapeur fut construit k Bristol et sert entre cette ville et Balh ; le même bateau allait k la Tamise, dans un temps court, mais il lui fut défendu de prendre des passagers , de sorte que par celte raison il retourna k sa première destination, deux le Somershire, où il continue de naviguer; dans le même temps, on en construisit un autre pour la même destination.

Sur la Severrt.

TJn bateau k vapeur fait le service entre Worcestcr et Gloucester.

Sur la Tombe.

Un bateau k vapeur parti de Glasgow, en traversant le Canal de Fortb et Clyde, fut mis en service sur la Tamise, entre Londres et ses environs.

Un autre , ayant sa roue k rames construite sur une nouvelle forme et placée dans sa partie intermédiaire, fut établi sur le Canal de Surry.

Un petit bateau k vapeur alla de 1a Tamise au Havre-de-Gr&ce ; il fut acheté par MM. Andriel, Perrin et compagnie, de Paris, qui l'ont fait naviguer sur la Seine.

M. Watt a fait sur la Tamise des applications k la navigation de bateaux k vapeur pour lesquels il a remarqué qu’il y avait un grand avantage k employer deux corps de pompe de la force de io chevaux chacun , au lieu d'un seul corps de pompe de la force de ao chevaux.

Son fils a établi sur celte rivière un bateau remorqueur dont la machine k vapeur a nne force de Co chevaux , et qui lire un bâtiment de 74 , lège.

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