‹ Des canaux navigables consideres d'une maniere generale, avec des recherches comparatives sur la navigation interieure de la France et celle de l'Angleterre; accompagne de cartes, profils, et dessins de machines et travaux d'art;Chapitre 31 sur 110 · afi · texte numérisé non relu

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Un bassin en fortes feuilles de tôle, suspendu à l’extrémité de la chaîne à Pouverturc du puits, seremplit d’eau par le mouvement d’uneeoupnpe adaptée à une cure de fonte qui communique à un réservoir supérieur.

A uu signal donné (au moyeu d’une clochette attachée' par une corde) par l’ouvrier qui au fond du puits a chargé de minerai de 1èr uu petit chariot, l’ouvrier qui est à l’ouverture du puits rend, au moyen d’un levier, au tambour la liberté de tourner et de laisser descendre ainsi la cuve remplie d’eau, comme présentant un poids sunyieur à celui du chariot chargé du minerai de fer qui monte. Lorsque ce chariot est arrivé uu dessus de l'ouverture du puits, l’ouvrier pousse sous lui, sans beaucoup d’efforts, uu plan mobile sur lequel le churiot, eu descendant quelques pouces, se trouve placé, et à Pi usinât d’après, entraîne avec làcililé sur un chemin de fer.

Une grande chaîne .de 1er verticalesplacée dans la longueur du puits et embrassée par une partie mobile adaptée au petit chariot, empêche scs balunçemens en montant et en descendant.

L’engrenage du tambour est disposé de manière qu’un petit cliariol destiné ou minerai, placé ensuite à l’extrémité de la chaîne qui sc trouve supérieure, fait en descendant dans le pùils, remonter la caisse d’eau qui a été vidée , et dbnt le poids se trouve alors moindre' que -celui

du- petit chariot. ' . *

Les eaux descendues ainsi dans ia mine s'écoulent tfcellcs-roèmcs par

une galerie inférieure. - - • • ; c ■ * .

Eu créant par des Canaux navigables des débouchés désirables pour les cxploitatious que la vallée de Merthyr-Tydwil pouvait alors utilement recevoir , on a donné à ces exploitations une extension telle, qu’on en rencontre presque partout , tantôt à divers étages de galeries , tantôt en suivant des allleuremens et même à ciel découvert.

Dans plusieurs endroits, on exploite Jusqu’à sept veines de charbon; la plus élevée, qui passe pour la meilleure, a de a à 3 pieds d’épaisseur. Ces veines alternent avec des couches de nature schisteuse , qui ont peu de consistance. • •

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'•'^Ij^GLETEKRE.

“ Ij’efcplojlâUon de la pierre y diaux présent# aussi beaucoup d’impur tAcc, surtout pour aider la fn|iorfip4^ \ps Uaùta-Æai^irjtip.,

-Celle progression de prospérité a tellement excité lémulalion dans tout le pays envirounaut, que l’on a successivement construit le Qinal

qui suit la direction du cours de cette

pays enviro d’Aberdare et

rivière.

Swansea, qui en est voisin,

îwn&i multiplié les exploitations minérales, eu leur offrant des débouchés, pour ainsi dire, sur tous tes poinb;^ar,les chemins de 1èr, les plans iuclinés, oiÿ été mutfïplijp pqnr lfrFiiqj^ «^Canaux, partout où le défaut d’eau ue permettait pas dç donner, pour les exploitations , des Cahaùx de communication.

l'arqai ces nombreux cliemins de fer qui aboutissent à ce Canaille principal , et qu’on doit citer parlictilièreiftent, est celui, de Mcrthyrl’jrdwil , dont la longueur totale çst de a6 milles J. La largeur du terrain concédé est de 7 verges; son. principal objet est le service des grandes fonderies de Mertliyr-Tydwil , Dowlay, etc. A Quakers-Yard, il a tmû,brauclie t\e 9 milles, qui va aux usines de Carno; on croit qu’il a élé° construit d’après un des premiers actes du parlement, relatifs à • ce mode de transport.

En février 1804, on y fit l’essai d un chariot mu par une machine à vapeuf , qui transporta 10 tonnes de charbon de terre et 70 personnes, l’espace de 9 milles , sans employer la condensation de la vapeur de l’enu.

Ce Canal longe, dans la plus graude partie de son cours , le torrent dé Taaf, qu’il traverse sur qn pont-aqueduc; ce torrent fournit, dans sa partie supérieure , des prises d’eau au Canal, et dans beaucoup d’endroits, des chutes d’eau considérables à de belles usines. La gorge oa

ni 8 CANAUX NAVIGABLES

vallée très étroite où coule le Taaf offre , au milieu de sites pittoresques,- un torrent, un Canal, une grande route et un chemin de fer, qui suivent la direction de cette vallée, et dans beaucoup d’endroits il résulte de cet ensemble un aspect des plus remarquables.

CANAL DE KETLEY (t),

Kon compris dans le Tableau synoptique , à eaüse de son peu de

longueur. ^ /

Les Canaux de Ketley, SWSws&ury et Shropfchtrc, qui se ’wéçét * sont cités ici comme présentant des circonstances applicables aux exploitations où la pénurie (Je s eaux ne permet pas d'établir des Canaux avec des écluses, entré les mines et les fonderies qu’elles alimentent.

Les mines de Oakcn-Gates étaient distantes des fonderies de Ketley d'environ 1 mille et sur ce trajet R y avait une pente de 73 pieds pour arriver à -Ketley. ’ •

•La quantité d’eau disponible était trop petite pour pouvoir alimenter les écluses- nécessaires pour racheter Celte diffëreuce de niveau, il. Williams Reynolds effectua la réünion de ces mines et de ces fonderies, au moyen d’un petit Canal d’un mille ;, d’un seul niveau, jusqu’à la peute qu’il fallait franchir, et établit sur cette pente un plan incliné, qu’on dit le premier qui ait été construit ep Angleterre.

Le petit Canal se termine par une écluse de la plus petite dimension, et qui a un réservoir latéral qui reçoit et tient en réserve la moitié de l’eau que contient l’écluse, et dans les temps de sécheresse, une machine à vapeur peut encore faire remonter dans l’écluse la quantité d’eau

(1) Ce qu’on va dire des Canaux de Keiley, Shretvsbury cl Shropshirc, relativement ii leur itinéraire, leurs dimensions et celles de IcnA plans fnçlinés, est extrait de l’ouvrage estimé de Joseph IMymlay ( General vieut of Shropshirc ) , qui contient des dessins du pont-aqueduc en fer de Shrcwsbury et du plan incliné d ilay , avec la machine à vapeur qui le fait manœuvrer.

D’ANGLETERRE. i»9

qui se perd pour le passage du bateau de l’écluse sur le plan incline qui y est contigu.

Ce plan incliné a aaâ verges de long et rachète les 75 pieds de chute qu’il fallait franchir ; il a un double chemin de fer; les bateaux, pour le parcourir, se trouvent placés, en arrivant dans l’écluse, dans un chariot dont la position est toujours horizontale en marchant sur le plan incliné, les deux roues de ce chariot qui sont du côté de la pente étant plus, grandes que celles du côté opposé. Ces roues sont en fonte.

Pour se servir d’un tel moyen, on a réduit les bateaux à ao pieds de long, 6 pieds 4 pouces de large et 5 pieds 10 pouces de profondeur ; leur charge moyenne est de 8 tonnes. I.c bateau qui descend peut faire remonter en même temps un bateau portant un tiers de cette charge.

Le mécanisme pour la manœuvre, sur ce plan, est analogue à celui qu’on a indiqué pour celui du Canal de Bridgcwatcr, page îa.

Ce plan incliné fut exécuté en 1 788.

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