Tome II
CANAL DE CARDIFF, oo GLAMORGANSfflRÏ.
Ce Canal servira d’exemple pour l’utilité qu’on peut retirer d’une
entreprise de ce genre , lorsqu’elle doit servir de débouchés à, des exploitations pour lesquelles ou a eu soin de constater préalablement l’importance dont elles étaient susceptibles.
La vallée de Merthyr-Tydwil contenant de vastes gftes de houlHe et de minerai de fer, on rechercha les moyens d’y créer les débouchés les
plus favorables pour leur exploitation.
On établit à cet effet le Canal dont il s’agit.
11 reçoit à son origine les eaux provenant des nmniagnes très élevées qui le dominent, quoiqu’il ait Goo pieds de pente; il reçoit aussi les eaux tirée» des exploitations des mines circonvoisines , et quantité de chutes d’eau dans la durée de son cours.
Cependant à 5 milles environ, à partir de la tête de ce Canal, et quoique n’ayant eu à passât sur ce trajet que 3 chambres d'écluses, on a établi, il y a environ ioan6, une machine à vapeur de la, force de 73 chevaux , pour subveuir à l’insuffisance de l’eau pendant les trois mois de l’année les plus sujets à la sécheresse.
La grande pente de ce Canal a nécessité d’accoler 17 écluses à une distance d’environ 6 milles de son origine. On dk que , d’après le grand nombre d’écluses qu’il a fallu lui donner et les difficultés qu’il a présentées, il a coûté 5oo,ooo liv. slerl.
Il passe pour rapporter ja pour |, et l’on va reconnaître çc qu’il a valu pour le produit des mines auxquelles il sert de débouché , en citant ici ce que présente la seule fonderie de Cyfarthfa , qui communique avec ce Canal par un autre petit Canal qui lui appartient et dont la navigation se fait en grande partie avec des petits bateaux de fer de i5 pieds de long, 6 pieds de large, et tirant 3 pieds d’eau, l’activité de la navigation de ces bateaux ayant fait choisir ce genre de construction , d’apres la grande solidité qui les rend ainsi plus économiques.
D’ANGLETERRE. ia5 .
Cet-établissemeirt n’emploie pas moins de mille ouvriers, tant mineurs que fondeurs et forgerons.
Quatre hauts fourneaux sont continuellement en feu : on en construisait Un ciuquième en 1816.
Sept fourneaux convertissent une partie de la fonte de première façon en fonte de seconde façon. • .
Trente - six fourneaux convertissent la fonte de deuxième façon en fer de première façon, et celui-ci en fer de secondé façon. On doit remarquer surtout l’énergie des souffleries qu’on emploie pour opérer ces , résultats. * ■
La force motrice de la soufflerie des 4 hauts-fourneaux dont on vient
de parler, est une roue d’environ 5a pieds de diamètre, que fiait tourner
une chute d'eau équivalente. Il faut braver une espèce de ploie à verse . que ccttc roue réjiand , quand on veut contempler de près sa construction et sa marche. On remarque d’abord la lenteur apparente de son mouvement; mais en voyant les elfets qu’elle produit, on apprécie la sagesse qji a déterminé sa marche, et alors, au lieu d'accuser sa lenteur, on *nc lui "trouye plus que le caractère delà majesté qui doit appartenir à sa puissance. ....... ’• ■ ’ .
Cette roue fhit mouvoir 4 balanciers ou bras de leviers qui mettent en jeu 4 énormes pistons dans autant de cylindres de foulé. Ces pistons, par leur njouvement d’ascension, aspirent dans fintérjeur des cylindre^ l’air extérieur; .ils le refoulent ensuite par un mon vetflecÿ' contraire avec u&e énergie qui exige une résistance aussi forte jue c^lle de ces cylindres; fairtie peut s’échapper que par des fijyerct qoi aboutissent dons le foyer des fourneaux, il y jaillit avec une rapidité difficile à concevoir, et transmet ainsi à ce foyer une action dévorante. On précipite à tout moment dans ces hauts-fourneaux des .quantités déterminées de minerai de fer, de pierre à diaux comme fondant, de charbon de terre comme combustible, et deux fois par jour, il sort un torrent dtf fonte de ces étonnante» fournaises.
Celte roue de 5a pieds de diamètre est en fonte et en bois; l’axe
* principal est de fonte et revêtu d’énormes pièces de bois qur ne se touchent point entre elles , et qui font Pcflfet de profondes cannelures. Les rayons de la roue sont en bois dans les deux tiers de leur longueur, et assemblés, au moyen de boulons et écroux, à une (fertie de fonte qui va en s’élargissant se réunir à la partie circulaire >ot à 'la partie latérale de la roue. Les augets sont en bois; deux grands rouages dentés et entièrement de fonte de ao pieds de diamètre sont portés par le même axe de la grande roue, et communiquent le mouvement à doux autres rouages aussi dentés et plus petits; les axes qui portent ces deux rouages d’engrenage, au moyen de leviers brisés, font mouvoir les , balanciers qui, à une.de leurs .extrémités, portent le piston qui joue dans les grands cylindres de. fonte.
Le cours d’eau qui tombe sur cette roue est une prise foi te à un mille au-dessus de rétablissement, et qui ne peut y arriver qu’en Ira- . versant la vallée principale sur un pont-aqueduc d’environ Bo arches.
Sa base est une lotisse sur laquelle s’élèvent des piliers de fonte liés entre eux par des'barrcs obliques.
IvC corps de l’aqucdnc est en bois; il est soutenu non -seulement par’ les piliers de fonte , mais aussi par des rayons divergens qui en partent.
Deux machines à vapeur, l’une du pouvoir de 4a chevaux, et'Pautre 'de 7a, donnent, comme In roue de Æa pieds de diamètre, le mouvement à des pistons dans des cylindres de fonte, poor Augmenter la masse d’air nécessaire aux hauts-fourncaax, ou pour entretenir les .fourneaux secondaires où on retravaille la fonte et le fer."
Le cylindre absorbant de la machin* faisant un effet de, 72 cbevauk, a 100 pouces anglais de diamètre; s* construction ne date 'que du 6 mai i8i5. , - *. • * % ■
Deux roues en fer, l’une de a4 pieds de diamètre, et l’autre d’environ 56, donnent le mouvement à tous les* cylindres canqelés entru. lesquels on fait passer les niasses de fonte embrasée ou de fer incandescent pour les convertir en barres de fer, en tr bigles et baguettes de fer de première qualité.
• . * D’ANC LETER RE:-* i35
Un autre cours d’eau pris sur la même rivière, mais sur sa gauche, tandis que le premier est sur la droite, arrive encore- dans rétablissement par un aqueduc qui rejoint le premier vers les deux tiers de sa longueur, et à la hauteur de la bâtisse de maçonnerie qui fait la base de scs piles; • . ’ . .
Au moment d'entrer dans l’établissement, le petit Canal dont on a parlé d'abord, présente un port ou l’on débarque des charbons. Les petits chariots àfoasculc qui lesreçoiveat vont les verser dans un énorme caisson -de fonte, d’ou ils descendent par des tuyaux de fonte de deux pieds de diamètre, et formant un angle de 45 degrés dans un souterrain voisin des fourneaux pour lesquels on a établi les deux machines à vapeur.
.Entré dans rétablissement, ce petit Canal y offre des positions pareilles pour le minerai et le charbon, qui sont distribués aux hautsfourneaux secondaires. •
Merlhyr-Tydvvil a plusieurs autres grands établisscmens de ce genre qui, quoiqué ne présentant pas tout ce que celui-ci a de plus remarquable, offrent beaucoup d’intérêt
DansJ'elablissement des trois tréres-Evin, la soufflerie principale se
compose de quatre cylindres de fonte, tlout les fusions sont mis en
action par deux belles ijoucs de fonte et de ter qui ont environ 5G pieds
de diamétral - ’ . ,
JJne roue toqte en fonte ctscn fer d’environ 5o pieds de diamètre- fait
tourner les cylindres -cannelés où le fer eu fusion reçoit son dernier pcrfqcijQnDenlSut. . . , 7
On dit que çpt établissement a 3o ouvertures de mines de charbon çt . do fer par galérics et par puits. •
Sur t*ois dès puits, à une hauteur moyenne dans la montpgne, on a établi pour l’êxftaclion du minerai une machine construite sur l’ouverture du puits qui a. une forme. ovale.
Une charpente porte un tambour horizontal placé dans le sens du çctit diamètre de l’ovale, et sur lequel se roule une chaîne dont une extrémité monte quand l’autre descend.