Tome IJ
i3o CANAUX NAVIGABLES
D’nprés cela, on n’emploie que de petites barques chargeant environ 8 tonnes; les écluses sont construites de manière à en recevoir trois ou quatre, sans perdre ni plus de temps, ni plus d’eau que pour le passage d’un seul bateau qui réunirait leurs capacités.
A cet effet, les portes s’ouvrent et se ferment perpendiculairement , au lieu d’agir horizontalement; chaque écluse a trois portes, qui divisent le passage de l’écluse de manière à admettre et faire passer jusqu’à 4 bateaux à lu fois.
Ce Canal traverse la vallée de la Tern, sur un pont-aqucduc tout en fer, de 62 verges de long , et dont les assemblages sont fixés par boulons et écrous ; il est à 16 pieds au-dessus de la surface de l’eau de la rivière. Pour réduire la capacité de cet aqueduc à ce qui était nécessaire pour le passage des bateaux, le chemin de halagc est extérieur au lit de l’aqueduc; il consiste en un couchis de bois. Il est soutenu par des jambes de force en fonte, partant des piles sur lesquelles l’aqueduc, est soutenu; il est muni d’une forte balustrade en fer. On croit que c’est le premier aqueduc de cette nature construit en Angleterre.
Ce pont a exactement rempli le but qu’on s’était proposé, quoique quelques personnes se fussent imaginé que les différens degrés de chaleur ou de froid exerceraient sur le métal une dilatation ou une contraction capable d’occasionner des ruptures ou de faire sauter les boulons qui retiennent entre elles les différentes plaques. D’autres prétendaient que la force expansive de la glace écarterait les côtés; mais après les épreuves des chaleurs de l’été, et les froids de l’hiver de 1796, on n’a remarqué aucune altération sensible, et l’eau ne filtre aucunement à travers les jointures. Les gelées dorèrent avec assez de rigueur pendant 4 à 5 jours; on n’avait pas retiré l’eau (quoique cela pût se faire); elle était restée à la hauteur de a pieds 6 pouces, et la glace eut 1 pouce j d’épaisseur; à sa fonte, elle ne laissa aucune trace de dommage.
Ce sont vraisemblablement ces observations qui ont donné lieu , par la suite, à la construction d’aqueducs^ de plus grandes dimensions.
D’ANGLETERRE. i5i
Les grandes inondations qui arrivèrent ou commencement de j 7fj5 , déterminèrent la construction de cet aqueduc; il fut complètement termine en mars 1796.