‹ Des causes des migrations des divers animaux et particulièrement des oiseaux et des poissonsChapitre 31 sur 117 · DE L'ÉPOQUE · texte numérisé non relu

DE L'ÉPOQUE

DES PASSAGES DES OISEAUX

ORDRES: GENRES ET ESPÈCES

ET Palmipèdes.

1° Pingouin {alca Linn.).

Pingouin macroptère (alca torda Temm.).

Pingouin brachiptère (alca impennis Temm.).

20 Macarcux (mormon Ilig.).

Macareux moine (mormon fratercula Temm.).

5° Guillemot (uria Briss.).

ÉPOQUES DES PASSACES DES OISEAUX

Cette espèce erratique ne se montre pas constamment en hiver sur les côtes méridionales de la France où sa venue est assez irrégulière. Il est des années où elle passe cependant en grand nombre.

La patrie de cet oïseau est vers les mers arctiques où il se reproduit. Il pond un seul œuf dans les fentes des rochers qui bordent les côtes de la mer. Néanmoins il porte ses excursions non-seulementen France, en Angleterre, en Hollande et en Norwége, mais toujours accidentellement et en hiver. Ce pingouin passe le plus ordinairement en janvier et en février, quoique cependant on le voie dans le midi de la France au mois de mars où il prend sa parure de noces.

Cette espèce sédentaire abandonne peu les hautes latitudes du globe, préférant toujours les régions couvertes de neiges éternelles.

Elle se trouve habituellement sur les glaces flottantes du pôle arctique, dont elle ne s’éloigne qu'accidentellement. Très - commun dans tout le Groënland, cet oiseau visite rarement les îles Orcades et Saint-Kilda.

Cette espèce habite les régions polaires des deux mondes. Elle appartient aux oiseaux émigrants. Ses passages ont lieu sur les côtes de la France, de l’Angleterre, de la Hollande et de la Norwége d’une manière périodique et régulière. Certains individus nichent dans les régions tempérées, quoique la véritable patrie de ces oïseaux soit l'extrême nord.

Cette circonstance n'a peut-être lieu que par suite de quelques accidents survenus à certains d’entre eux. =

On voit constamment dans les provinces méridionales de la France plus de jeunes que de vieux individus de cette espèce, mais seulement en hiver.

Le guillemot à capuchon habite les mers arctiques des deux mondes. Ses passages ont lieu en hiver d’une manière périodique et

Guillemot à |constante sur les côtes de la Norwége, de la

ORDRES. GENRES ET ESPÈCES

: capuchon Palmipèdes.

(uria troile Lath.).

Guillemot à gros bec (uria Francsii Leach.).

Guillemot à miroir blanc (uria grylle Lath.).

Guillemot nain (uria alle Temm.).

4° Plongeon (colymbus Lath.).

Plongeon imbrim (colymbus glacialis Linn.)

Plongeon Jumme (colymbus arclicus Linn.).

Plongeon catmarin ( colym-— bus septentrionalis Linn.).

ÉPOQUES DES PASSAGES DES OISEAUX

Baltique, enfin jusqu’en Hollande, en Angleterre et le nord de la France. Les voyages périodiques qu’exécute cette espèce ont lieu en grandes bandes, et d’une manière tellement régulière, qu’on doit la ranger parmi les oiseaux émigrants.

Cet oiseau habite les mers glaciales du pôle arctique. Il paraît sédentaire dans le détroit de Davis, au Groënland, au Spitzberg et dans la baie de Baffin.

Ce guillemot habite les mêmes contrées que le guillemot à gros bec, mais il paraît opérer en hiver des passages plus ou moins accidentels le long des côtes de l'Océan. Si ces faits sont exacts, il appartiendrait à l’ordre des oiseaux erratiques.

Cette espèce habite jusque sous les glaces du pôle, étant plus abondant en Amérique qu’en Europe. Comme la précédente, ses passages n’ont lieu sur les côtes de la Hollande, de l'Angleterre et du nord de la France, que d’une manière accidentelle. Cette espèce erratique y semble amenée par la rigueur de l’hiver ou poussée par la violence des ouragans,

Ce plongeon habite les mers arctiques des deux mondes ; il est très-abondant aux Hébrides,en Norwége,en Suède et en Russie où il niche constamment. Il ne fait que des passages accidentels en hiver le long des côtes de l'Océan : mais on n’y remarque que de jeunes individus. Vieux , ils n’y paraissent jamais, Ainsi cet oiseau serait erratique dans le jeune âge, tandis qu'à l'age adulte il serait sédentaire, du moins nous ne voyons dans le midi de la France que des individus revêtus de la livrée de la première et deuxième mue.

Cette espèce, comme la précédente, trèsabondante dans tous les pays du Nord, habite les mers arctiques des deux mondes. Elle fait en hiver des excursions accidentelles en Allemagne, en Hollande et en Angleterre, mais sans aucune distinction d'age. Aussi n’avons-nous jamais vu cette espèce dans le midi de la France.

Le plongeon catmarin habite les mers arctiques des deux mondes, où il niche constamment. Ses passages sont assez réguliers vers la fin de l’automne ou en hiver, sur les côtes de la Hollande, de l'Angleterre et de la France. Il parvient même jusque dans le midi de la France et de l'Italie; mais, à ce qu'il

; paraît, on n’y voit aussi que de jeunes indivi- Palmipèdes.

dus, les vieux ne poussant pas leurs excursions aussi loin. Cet oiseau, par suite de ses habitudes incertaines, fait en quelque sorte le passage des espèces émigrantes aux errati— ques. On le voit du moins se retirer avec promptitude vers les régions septentrionales, dès que les beaux jours sont revenus. Mais ce qui prouve qu'il doit être compris parmi les oiseaux émigrants, c’est qu’il paraît pousser ses excursions jusqu'én Asie et au Japon. D'un autre côté, il ne visite le midi de la France et le nord de cette contrée qu’à l’âge d’une année, tandis qu’il n’y paraît à l’âge adulte que rarement.

Cette espèce a encore pour patrie les mers arctiques des deux mondes. Elle est trèsabondante aux Hébrides, en Ecosse et en Norwége. De passage accidentel sur les côtes de la Hollande et de l'Angleterre, on la dit très-commune dans une petite île du golfe d’Edimbourg. Elle niche constamment vers le nord. Cette race erratique ne paraît pas, jusqu’à présent , avoir été rencontrée sur les côtes du midi de la Frauce, quoique Polydore Roux ait cru le contraire, et l'ait figurée dans son ouvrage destiné uniqnement à faire connaître les oiseaux de la Provence.

5° Fou (sula Briss.),

Fou de Bassan sula alba Meyer).

Ce fou paraît du petit nombre des espèces sédentaires. Il quitte rarement la zone torride, où il vole continuellement sur la surface des eaux, n’allant jamais à terre que pour nicher. Aussi la rencontre de cette espèce au milieu des mers est un indice certain pour les nayigateurs qu’ils sont dans le voisinage du tropique.

Toutes les espèces de ce genre paraissent avoir les mêmes habitudes.

6° Paille-enqueue (phaeton Linn.).

Les oiseaux qui appartiennent à ce genre se font remarquer par l'étendue et la puissance de leur vol, qui leur permet de franchir des distances immenses. Aussi les trouve-t-on en pleine mer fort loin de toute terre, principalement entre les tropiques. On en a ainsi rencontré qui étaient à plus de quatre cents lieues des côtes.

Comme les frégates ne se livrent pas à des passages périodiques et réguliers ni accidentels, et que d’un autre côté elles voyagent constamment au milieu de l’immensité des mers, abandonnant peu cependant le voisinage des tropiques, elles mériteraient peutêtre de faire une classe à part par suite de leurs habitudes, C’est à l’ordre de ces oiseaux que nous avons donné le nom de cosm0polites, qui convient à leurs mœurs et à leur humeur vagabonde.

70 Frégates (pelecanus Linn.).

ORDRES. GENRES ET ESPÈCES. ÉPOQUES DES PASSAGES DES OISEAUX

Le cormoran habite les contrées septentrionales des deux mondes, d’où il étend ses passages assez constamment périodiques, en Hollande, en Angleterre et en France. Il est seulement beaucoup plus rare dans le Midi que dans le Nord, nichant habituellement dans ces dernières contrées, qu’il ne quitte guère que l'hiver.

Néanmoins il niche parfois dans le midi de la France, soit dans les fentes des rochers, soit sur les arbres, soit enfin sur les jones.

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